Extraits utiles du livre L’alimentation ou la troisième médecine de Jean Seignalet, troisième édition

Tableaux récapitulatifs des résultats

Tableau XXIII - Résultats du régime dans les maladies auto-immunes

MaladiesNombre de maladesRémissions complètesAméliorations à 90%Améliorations à 50%EchecsProportions de succès
Polyarthrite rhumatoïde2008366114080%*
Spondylarthrite ankylosante754725396%*
Rhumatisme psoriasique1567287%*
Pseudo polyarthrite rhizomélique1183100%*
Maladie de Still541
ACJ polyarticulaire211
ACJ oligoarticulaire11
Rhumatisme palindromique22
Rhumatisme inflammatoire X422
Gougerot-Sjögren361198875%*
Lupus érythémateux disséminé5311
Sclérodermie66
Dermatomyosite11
Connectivité mixte211
Fasciite de Schulman11
Maladie de Basedow3Pas de rechute, réduction de l’exophtalmie
Thyroïdite de Hasimoto4121
Sclérose en plaques13436100%*
Maladie de Lapeyronie11
Myasthénie11
PTI22
Hépatite chronique active11
PemphigusPas assez de recul
Néphropathie à IgA1Blocage de l’évolution

Tableau XXIV - Résultats du régime dans les maladies d’encrassage

MaladiesNombre de maladesRémissions complètesAméliorations à 90%Améliorations à 50%EchecsProportions de succès
Fibromyalgie primitive16142100%*
Psychose maniaco dépressive11
Dépression nerveuse endogène11
Maladie de Parkinson211
Diabète sucré de la maturité18144100%*
Hypercholestérolémie36Abaissement de 30% du taux de cholestérol94%*
Spasmophilie10322370%*
Fatigue chronique6213
Surpoids1003025252080%*
Goutte22
Chondrocalcinose11
Aplasie médullaire211
Sarcoïdose3Recul insuffisant
Arthrose20686100%*
Migraines et céphalées20134385%*
Infarctus du myocarde10003 infarctus - nombre attendu 27
Cancers (en prévention)10001 cancer - nombre attendu 1894%*
Leucémies211
Cancers (en curatif)22

Tableau XXV - Résultats du régime dans les maladies d’élimination

MaladiesNombre de maladesRémissions complètesAméliorations à 90%Améliorations à 50%EchecsProportions de succès
Colopathie fonctionnelle220215598%*
Colites microscopiques22
Rectocolite hémoragique88
Maladie de Crohn14131100%*
Acné30264100%*
Eczéma constitutionnel11641100%*
Urticaire1514193%*
Vascularite urticarienne422
Psoriasis vulgaire251551484%*
Bronchite chronique88
Asthme18134194%*
Infections ORL récidivantes100802080%*
Sinusite chronique33
Rhume des foins161123100%*
Conjonctivite allergique1010100%*
Oedème de Quincke77
Aphtose5221
Maladie de Behçet211

* chiffres englobant les améliorations à 50%

Commentaires des résultats complets

Les résultats enregistrés dans les diverses maladies où le régime ancestral a été essayé sont recensés dans le tableau XX. Ces chiffres sont très significatifs, car il s’agit d’affections chroniques considérées comme incurables par les méthodes classiques. Les traitements médicaux et chirurgicaux sont souvent utiles pour atténuer les symptômes ou résoudre une complication, mais ils ne parviennent pas à guérir les patients. Le régime de type originel est souYent et profondément efficace, parce qu’il s’attaque à la cause. Certains points méritent quelques commentaires.

Les succès

Les succès, lorsqu’ils sont obtenus, sont très francs. Il s’agit, soit d’améliorations au moins égales à 90 %, soit de rémissions complètes. Il faut parler de rémissions et non de guérisons, car l’abandon de la diététique est en règle suivie d’une rechute après quelques semaines ou quelques mois.

Pour les maladies où j’ai pu rassembler plus de 15 sujets, la fréquente efficacité du régime paraît indubitable. C’est le cas pour la polyarthrite rhumatoide, la spondylarthrite anlylosante, le syndrome de Gougerot-Sjogren, l’hypercholestérolémie, la colopathie fonctionnelle, les infections ORL à répétition de l’enfant et l’acné.

Pour les autres maladies où peu de personnes ont été testées, il semble justifié à priori d’être plus réservé et d’attendre de disposer d’un nombre plus grand de patients et d’un recul plus important avant de prendre une position définitive. Cependant, aucun médicament n’est parvenu jusqu’à présent à mettre en rémission complète prolongée un lupus érythémateux disséminé, une sclérodermie, une fibromyalgie, un Crohn, un psoriasis ou un asthme. Dans ces conditions, même un succès isolé devient important. Le bilan du régime hypotexique est donc très encourageant.

Les échecs

Observés dans 0 à 30 % des cas selon les maladies, ils sont tout aussi nets que les succès. Cette séparation claire entre répondeurs et non-répondeurs avait déjà été soulignée par Darlington et coll. (1986). Ces échecs sont irritants pour deux raisons:

  1. Ils ne sont pas prévisibles. Ni les signes cliniques, ni les examens complémentaires, ni la sévérité plus ou moins grande de l’affection n’autorisent à porter un pronostic. Les patients qui bénéficient de la diététique ne semblent pas différents de ceux qui n’en tirent pas profit. J’ai seulement constaté un fait dans la PR: les échecs sont plus fréquents chez les hommes que chez les femmes, avec 50 % contre 14 %.
  2. Ils n’ont pas d’explication évidente et l’on peut seulement formuler des hypothèses. Les principales sont les suivantes:
    • Durée trop brève du changement nutritionnel. Chez certains individus, il faut peut-être plus d’un an pour éliminer les déchets dangereux par les émonctoires. Soit parce que la quantité de molécules nocives accumulées est grande, soit parce que les capacités d’épuration sont plus faibles que chez d’autres humains.
    • Non suppression d’un aliment dangereux. L’exclusion des céréales et des laitages, la réduction de la cuisson suffisent pour la plupart des patients. Mais d’autres substances sont peut-être nuisibles pour les autres.
    • Impossibilité d’éradiquer une bactérie responsable pour des raisons de pH, d’enzymes, de mucus, de délabrement des entérocytes, propres à certains sujets. Un foyer infectieux dentaire, sinusien ou bronchique peut constituer une source de germes qui vont réensemencer l’intestin. L’hypochlorhydrie gastrique doit aussi être soupçonnée.
    • Impossibilité de restaurer une étanchéité correcte de la paroi du grêle, en raison de libérations exagérées d’interféron (oestrogènes, stress) ou de lésions définitives de certaines zones de la muqueuse.

Il serait certainement très instructif que des spécialistes de l’appareil digestif et des spécialistes de la biologie moléculaire étudient certains éléments au niveau de l’intestin grêle:

La comparaison de ces facteurs chez des répondeurs et des non-répondeurs au régime fournirait d’utiles renseignements.

3. Les cas intermédiaires

Si les effets du régime sont habituellement bien tranchés, aussi bien dans un sens que dans l’autre, il existe une petite minorité, inférieure à 2 %, de patients qui répondent partiellement. Ils se disent améliorés cliniquement, entre 30 et 80 % selon leur estimation. Ils conservent des anomalies biologiques, montrant que leur maladie est toujours présente.

4. Les limites de la méthode

Le régime de type ancestral peut souvent éteindre une maladie, mais il est incapable de faire disparaître certaines lésions irréversibles.

J’en donnerai quelques exemples:

Et, de même, si une alimentation bien choisie est certainement capable de prévenir bien des cancers, il est probablement inutile de la commencer au stade des métastases généralisées.

Il est donc indiqué d’entamer le changement nutritionnel le plus tôt possible, dés le début d’une affection, sans attendre que celle-ci ait entrâîné des dégats irrémédiables.

5. Authenticité des résultats

Il est totalement impossible d’attribuer les remarquables succés obtenus par la diétêtique à des rémissions spontanées ou à un effet placebo.

En effet:

Ces résultats authentiques s’expliquent logiquement par les mécanismes que j’ai largement développés lors des chapitres précédents.

Enfin, si certaines mesures complémentaires (minéraux, oligoéléments, vitamines, ferments lactiques) constituent un appoint non négligeable, c’est le régime hypotoxique qui est clairement le responsable essentiel des succès. Le changement nutritionnel isolé guérit fort bien de nombreux patients, les mesures complémentaires seules en sont incapables.