Sept médecins et un citoyen connaissant l’Instinctothérapie en parlent devant les magistrats de Melun
Extrait de Instincto Magazine, n° 73, avril-mai 1996 relatant le procès de Guy-Claude Burger, le 25 mars 1996
Docteur Guy Morvezen:
Et la guérison arrive par surcroîtDocteur neuropsychiatre à Lyon, Guy Morvezen décrit son chemin progressif vers l’instincto D’abord très réticent, il ne cache pas ses premières réactions face à cette “ineptie”. Mais la logique de l’instincto le frappe, il éprouve un intérêt croissant pour les thèses de G-C Burger, tout en essayant de les réfuter:
On sentait le physicien-mathématicien derrière ces propos. Et j’ai fini par me dire: mais ce n’est pas un huluberlu, ni une idée marginale, comme je le pensais au début…
Madame la Présidente lui demande alors de parler de ses séjours au Centre de Montramé et, en particulier, du traitement des malades.Là, il constate des rémissions dans différentes maladies, et une nette amélioration de sa propre santé ! Même ses retours à l’alimentation traditionnelle ont une vertu éducative: ils lui rappellent les bienfaits de l’instincto. Par rapport à cette hygiène alimentaire, que certains veulent considérer comme un régime de type médical, il ajoute:
L’accusation d’exercice illégal de la médecine ne tient pas, parce qu’il s’agit d’une nouvelle manière de se nourrir qu’il a découverte et, si la guérison arrive de surcroît, eh bien ! elle arrive de surcroît.
Le Dr. Guy Morvezen ne manque pas de préciser, avec rigueur, le dessein que poursuit le prévenu. On ne peut pas accuser Guy-Claude Burger du fait qu’en changeant d’alimentation, certaines maladies disparaissent ou régressent On ne peut pas reprocher non plus à la nature, que le respect de ses lois mène vers la santé! Le témoignage du Dr Morvezen tombe à pic pour expliciter le champ d’action de l’instinctothérapie et mettre en évidence que l’accusation est formulée à partir d’éléments irrationnels.
Retranscrit par Benoit
Docteur Isabelle Grauer, médecin-nutritioniste et mère de famille
C’est Isabelle Grauer, médecin nutritionniste, qui ouvre la seconde partie du procès. Son calme et sa douceur n’enlèvent rien à la force de son témoignage :
Sur le plan de la pratique illégale de la médecine, je n’ai jamais remarqué que Guy-Claude Burger ait exercé ce type de chose. D’autre part, je pense que, sur le plan médical, la théorie de l’alimentation qu’il préconise est absolument irréfutable, je dirais même lumineuse, et devrait être prise en compte par la médecine.
Isabelle Grauer a connu l’instincto grâce au livre de Guy-Claude; elle est alors conquise par sa logique et l’intelligence de ses réflexions. Elle décide aussitôt de suivre un stage. Là elle se rend compte qu’il ne s’agit vraiment pas de charlatanisme. Mère de famille, elle en fait bénéficier chacun de ses six enfants qu’elle dit se porter comme des charmes.
Madame la Présidente: Quand vous étiez à faire votre stage, est-ce que, parmi les curistes, il y avait des gens très malades, et avez-vous eu le sentiment qu’ils abandonnaient leur traitement traditionnel?
Dr IG: J’ai justement l’exemple d’une jeune femme diabétique sous insuline. Cette jeune femme,au bout de quelques jours, a vu son besoin d’insuline devenir minime, mais personne ne lui a dit d’arrêter l’insuline. C’est elle qui était obligée de la diminuer parce que son alimentation faisait qu’au lieu d’avoir besoin de quinze unités, elle n’en avait besoin que de quatre.
M. Burger, à aucun moment, et j’en suis sûre car j’étais avec cette femme très souvent, ne lui a préconisé de diminuer son insuline."La Présidente poursuit en s’inquiétant de savoir si, selon le témoin, d’autres médecins accordaient du crédit aux thèses de Monsieur Burger:
Dr IG: La plupart des médecins ne sont pas vraimentau courant, ou n’ont pas approfondi la chose. Mais, en revanche, ce qui me frappait, c’est que je voyais dans tous les congrès ou les articles que je lisais, beaucoup de choses qui allaient justement dans le sens de la suppression du lait, des produits laitiers et des céréales. La Présidente: Donc, vous n’avez pas connaissance de travaux de médecins dans la recherche qui auraient effectivement concrétisé les recherches de M. Burger? Dr IG: Non, je pense que la formation médicale fait que l’on a toujours une espèce de réticence par rapport à ce type de démarche. La médecine actuelle est souvent basée sur la médecine fondamentale; si vous ne faites pas de médecine fondamentale, votre médecine est considérée comme égale à zéro. Or, !a médecine fondamentale perd souvent beaucoup de temps à faire les choses que, parfois, par simple bon sens, on pourrait éviter.
Retranscrit par Malvina
Docteur Patrick Fontanaud, médecin généraliste:
Un système très cohérentDr F: Personnellement, je connais Guy-Claude Burger depuis 1983. Sachant que j’étais assez ouvert aux idées nouvelles,une de mes patientes, souffrant d’une tumeur, m’avait invité à sa table. C’est en ces termes que le Docteur Patrick Fontanaud, médecin généraliste, relate le chemin qui l’a conduit vers l’instinctothérapie.
Il poursuit:
J’ai accepté de témoigner pour dire que ce qu’on reprochait à M. Burger, à savoir l’exercice illégal de la médecine, est, pour moi, complètement faux. Il enseigne simplement sa théorie de l’instinct, basée sur l’idée de la recherche des aliments par l’odorat, et donne l’explication technique des mécanismes chimiques qui permettent au corps humain de contrôler la quantité d’aliment consommée. A aucun moment, dans aucun de ses stages, il n’a jamais proposé à quiconque des soins particuliers. Madame la Présidente: En suivant son stage d’instinctothérapie, votre patiente a-t-elle été amenée d’une façon ou d’une autre à interrompre son traitement ?
Dr PF: Non, j’avais prescrit un traitement à cette dame là, elle l’a toujours continué. Il n’y a aucune incompatibilité avec cette hygiène de vie. Au contraire, sa santé s’améliorait et elle supportait beaucoup mieux les traitements. Je me souviens qu’à l’époque, les gens vomissaient sans cesse quand ils avaient une chimiothérapie. Cette personne-là, à chaque fois qu’elle faisait une chimiothérapie, ne vomissait jamais, c’est quelque chose d’extraordinaire. Madame la Présidente: Est ce que, sur un plan scientifique, vous vous êtes interrogé sur la cohérence du système ? Dr PF: Le système est très cohérent, notamment les théories novatrices de M.Burger sur la maladie virale,qui sont tout à fait compatibles avec les connaissances actuelles de la science. Maître Voyer: Docteur,n’employez-vous pas volontairement le terme hygiène de vie pour le différencier d’un régime alimentaire? D’après vous qu’est-ce qu’un régime alimentaire ? Dr PF: Un régime alimentaire est une prescription donnée par un médecin en fonction d’une maladie précise. Maître Voyer: Dans le cas de M. Burger peut on parler de régime ? Dr PF: Un régime est une démarche cartésienne. On vous dit, il faut faire telle chose: vous avez un diabète,vous supprimez les sucres. Dans le cas de l’instinctothérapie, le jour où le patient a besoin d’un aliment pour sa maladie,c’est lui qui va le trouver tout seul. Donc ce n’est pas un régime: c’est un mode d’alimentation, une hygiène de vie!Retranscrit par Jean-Jacques
Docteur Jacques Borie:
J’ai gagné trente ans de vie !Le Dr Borie évoque, dans sa déclaration spontanée, à quel point l’instincto-nutrition lui a été bénéfique, tant sur le plan de la santé que sur celui du travail:
J’ai soixante ans, et je peux vous dire qu’en appliquant la méthode de Burger depuis une dizaine d’années, j’ai gagné trente ans de vie!
Il s’efforce ensuite de démontrer que la méthode s’inscrit dans le cadre d’une recherche à caractère strictement scientifique. Ayant particulièrement bien étudié la question, il cite la thèse du Dr Fantino sur l’alliesthésie gustative, qui confirme magistralement les hypothèses de G-C Burger. Puis, au sujet du sens véritable des maladies virales, il rappelle une question épineuse que l’accusé avait été amené à se poser dès les premiers temps de l’expérience instincto, en constatant que la maladie pouvait exister sans les symptômes. Et le Dr Borie cite Pasteur:
Le microbe n’est rien, c’est le terrain qui est tout.
Il conclut ensuite d’une voix ferme:
Malheureusement, le corps médical pense que ce sont les agresseurs qui rendent les gens malades. J’ai cru jusqu’à cinquante ans qu’on pouvait ingérer tout ce qu’on voulait et que l’organisme était capable de tout métaboliser jusqu’au bout. La plupart des maladies ne sont peut être pas causées directement par l’alimentation, mais elles sont induites par un terrain qui, lui, est rendu déficient par l’alimentation.
La première question de Madame la Présidente ne surprend personne:
Est-ce à dire, alors, que de préconiser comme le fait M. Burger,l’instinctothérapie, puisque c’est le nom qu’il lui a donné, constitue une forme de médecine? Un traitement? - Ce n’est pas un traitement, c’est une hygiène de vie. C’est un mode de vie! Si je préfére faire de la gymnastique à l’air libre, plutôt que dans un bâtiment, vous allez me dire que c’est un traitement ? Non, c’est un mode de vie!
Un peu plus loin, il ajoute:
Si, d’ici une cinquantaine d’années, le corps médical arrive à comprendre les thèses de Burger dans leur totalité, ce serait merveilleux! Mais il serait très bon que cela soit au moins un peu mieux accepté parce que, si seulement 10% des Français se nourrissaient un peu plus cru, à 60 ou 70%, il n’y aurait déjà plus de délicit de la sécurité sociale. Je suis désolé, mais il faut voir les choses comme elles sont! Ceux qui mangent cru tombent beaucoup moins malades que les autres! Mais comment voulez-vous que des médecins, des médecins moyens, arrivent à comprendre que l’alimentation est capable de guérir 50% des gens ??? Je suis désolé, je suis un peu passionné, excusez moi.
Au sujet de l’émission de Christophe Dechavanne “Ciel mon Mardi” d’avril 1989, à laquelle il a participé, Maître Voyer interroge le témoin:
Après cette émission, avez-vous été amené à discuter d’instinctothérapie avec d’autres participants - le Dr Fenot, que l’on va entendre dans un instant, et le Dr Gouffier qui a déposé la première plainte? Pouvez-vous nous dire ce que vous a dit le Dr Gouffier? - Pendant que M.Burger était enmené dans une autre direction…(rires dans la salle)(AP: il était emmené en prison), je suis allé redoindre Fenot et Gouffier, et nous sommes allés à pied jusqu’a un bar, qui était encore ouvert malgré l’heure tardive. Et, en discutant, on se disait:
Mais qu’est ce qu’il y a, dans ce dossier, qu’on reproche à M. Burger? M. Gouffier m’a dit: Il n’y a rien, effectivement, ce dossier est vide. Alors je lui ai dit : Mais alors, pourquoi avez-vous déposé votre plainte?. Il m’a répondu: Je voulais savoir ce qui se passait…C’était pour tirer cette affaire au clair.
Vient ensuite la leçon de logique de Maître Vergès:
Est-ce qu’il n’y a pas une contradiction de la logique à vouloir assimiler toute hygiène de vie, culture physique, culture en plein air, sport, instincto-nutrition, assimiler tout cela, qui renforce les délenses de l’organisme, à un exercice illégal de la médecine? Est-ce qu’il n’y a pas là un raisonnement complètement illogique ? - Le raisonnement est totalement illogique, sinon n’importe quel professeur de gymnastique fait de l’exercice illégal de la médecine.
Leçon de logique qui se termine par une de ces pointes d’humour dont Maître Vergès a le secret:
Une dernière question. Il existe en France beaucoup de centres qui s’appellent “La Vie Claire” ou autre, où l’on vend des produits naturels destinés à renforcer les défenses de l’organisme. Est-ce que vous auriez entendu dire que Monsieur Tapie ait été poursùivi pour exercice illégal de la médecine ? - Non !
Retranscrit par Bernard C.
Docteur YYY: Synthèse révolutionnaire entre Freud et Jung
YYY, psychiatre, connaît Guy-Claude Burger depuis 1988, et, a fait plusieurs séjours à Montramé. Là, elle peut voir des malades, discuter avec Guy-Claude dès son premier séjour.
Il n’a jamais demandé aux gens d’arrêter leur traitement, ça je peux vous le garantir, affirme-t-elle. Elle explique que, selon elle, Guy-Claude a fait une découverte sur l’instinct alimentaire, qu’il a émis une théorie et l’a mise en pratique, son but n’étant pas, à l’origine, de traiter des maladies, mais de rééduquer l’instinct:Chacun peut voir quel effet ,ca a sur lui !Maître Vergès: Est-ce que le témoin pense qu’effectivement une hygiène alimentaire excluant certainessubstances non-naturelles, puisse, puisque vous êtes neuropsychiatre, produire des effets bénéfiques dans les cas d’excitation nerveuse ? YYY: Oui, absolument Je pense, en particulier, aux céréales cuites. Il ya eu des expériences américaines à ce sujet. Les céréales cuites sont des excitants du système nerveux. Me Vergès: De la sorte, vous pensez que la thèse de M. Burger sur la métapsychanalyse est une thèse sérieuse, vous qui êtes psychiatre? YYY: C’est une thèse qui m’intéresse au plus haut point, parce qu’elle reprend tous les travaux de Freud.Elle réalise une synthèse que personne n’a pu faire jusqu’à présent entre Freud et Jung. C’est à-dire qu’il arrive à proposer un modèle théorique du fonctionnement psychique de l’homme, intégrant la dimension spirituelle et la dimension sexuelle. Jusqu’à présent, je n’ai pas encore trouvé de contradictions dans la métapsychanalyse. (AP : Cette théorie n’est pas actuellement presente sur internet, bien que Burger pense qu’il s’agit là d’une decouverte plus importante encore que l’instinctothérapie). YYY ajoute que, d’après elle, Guy-Claude a fait des découvertes qui, comme celle de Freud il y a exactement un siècle,touchent à des tabous enracinés dans notre inconscient et qui sont, de ce fait, l’objet de critiques et d’attaques. Il n’en reste pas moins, dit-elle, que Freud a fini par imposer ses découvertes, qui se sont révélées constituer un pas déterminant pour l’évolution de l’humanité. Et elle ajoute avoir l’intime conviction que les découvertes de Guy-Claude Burger emprunteront le même chemin. Me Vergès: Enfin, une dernière question. Nous vivons une époque curieuse, où l’on parle de solidarité,de désintéressement. Et quand on tombe sur des gens désintéressés, on les suspecte. Il y a des bénévoles quit ravaillent au Château de Montramé, parce qu’ils sont passionnés par cette recherche. Et immédiatement on se dit: Mais pourquoi ont-ils renoncé à une situation brillante “brillante entre guillemets”, pour se dévouer à cette recherche ? Et, finalement, le mot arrive, ce sont des adeptes et, derrière les adeptes, qui voit-on apparaître: le bûcher de l’inquisition. Alors, vous qui avez vu Montramé, qui avez connu ces gens, pouvez-vous nous dire ce que sont ces bénévoles de Montramé? Des adeptes illuminés d’un gourou illuminé ? Ou de braves gens attachés à une recherche, minoritaire aujourd’hui et qui,demain, sera peut-être acceptée? YYY: Je ne considère pas du tout Guy-Claude Burger comme un gourou, en ce sens qu’un gourou essaye de prendre un ascendant psychique sur ses adeptes. Lui, pas du tout. Les gens qui viennent à l’instinctothérapie, y viennent parceque, très vite, on atteint, grâce à l’instinctothérapie, un bien-être psychique remarquable. Quelque chose qui ressemble à une joie de vivre. Je crois que c’est ce qui mobilise ces gens, qui trouvent enfin une autre dimension: la société n’est pas forcément un havre de bonheur pour les jeunes en ce moment. Me Vergès: Merci.
Retranscrit par Malvina
Le Docteur YYY, m’a écrit le 24 avril 2001 pour me demander d’ôter son nom du site instincto. J’ai reçu sa lettre le 26, la suppression du nom a été faite le 27 avril 2001.
Louis Boudesseul:
Il ne nous amène que du bienLe témoignage de M. Boudesseul amène comme une bouffée d’oxygène pour tout le monde. Dès ses premières paroles, l’atmosphère se détend, l’agressivité se dissipe. Le bon sens et l’humour d’un homme qui a essayé un temps l’instincto,ont vite conquis l’auditoire.
Sans rien de passionné ou de partisan, M. Boudesseul raconte son approche de l’instincto, à travers les différents stages qu’il a suivis à Montramé. Grossiste en fruits et légumes, il n’hésite pas à déclarer:
Je suis gourmand de nature, et malgré sa fidélité à l’alimentation traditionnélle, il ne manque pas de souligner ses premiers péchés crus: les jaunes d’oeufs ! Piquée aujeu, Madame la Présidente lui demande de lui expliquer, dans les moindres détails, la pratique de l’instincto. Et voilà, en un tournemain, l’ambiance de la salle à manger de Montramé avec ses couleurs et ses odeurs restituées aux oreilles des trois juges…M. Boudesseul explique sa démarche personnelle, faite en connexion avec sa fille qui pratique cette méthode depuis le début, une expérience dont il ne peut que se féliciter aujourd’hui, avec le recul.Ceci l’amène à donner son sentiment personnel sur Guy-Claude Burger:
Un personnage comme lui, avec les ens de la vérité qu’il possède, je pense qu’il ne nous amène que du bien. Mais ce sera peut-être dans cinquante ans, quand on ne sera plus là, que l’on se rendra compted de la valeur de sa découverte.
Sachant apprécier l’instincto à sa juste valeur, M. Boudesseul n’hésite pas à faire de petites cures de remise en forme, pour parfaire sa forme physique et sa santé:
Huit jours au printemps et huit jours en automne, ce sont mes vraies vacances.
Chaque personne dans la salle a ressenti la joie et la bonne humeur communicatives de M. Boudesseul. Elles auront sans doute impressionné favorablement les Juges.
Retranscrit par Benoit
Docteur Jean-Paul Fenot: [Je ne comprends pas qu’on lui fasse des misères…][Q]
A plusieurs reprises, lors de la chronologie des événements, il a été fait allusion au Dr Fenot, et pour cause: c’est le médecin de proximité du Château de Montramé. Son témoignage a été largement alimenté par les questions de Madame la Présidente, du Procureur et, enfin, des avocats. En effet, la position du Dr. Fenot est particulièrement stratégique dans le sens qu’il n’a pas de parti pris. Au contraire, il est plutôt sceptique par rapport à la théorie de l’instincto, mais il la respecte, car il a vu de près ce qui se passait au Centre de Montramé:
I1 ne s’est jamais rien passé d’extraordinaire à Montramé.Et pourtant, j’habite là, je suis à trois kilomètres de chez eux.
Le Dr. Fenot n’hésite pas, avec un certain recul lié à sa position, à expliquer et analyser les origines de ce que l’on reproche à Guy-Claude Burger. Il est vrai que des malades graves se sont présentés au Château, mais à aucun moment le Dr. Fenot n’a été freiné ni dans la pratique de sa profession, ni dans la prescription d’un traitement, par des résistances ou des observations de Guy-Claude Burger ou de ses collaborateurs. Il fait remarquer, à juste titre, que
certains malades mourants y sont venus d’eux-mêmes, qu’ils ont été accueillis dans de bonnes conditions, qu’ils ont trouvé une mort paisible.Il précise que
leur séjour n’avait rien à envier aux soins palliatifs qu’ils auraient pu recevoir dans un hopital.Pour le Docteur Fenot, la réalité des hôpitaux, c’est que
lorsqu’il n’y a plus rien à faire sur le plan médical, on referme la porte de la chambre et on repasse plus tard…Est-ce par humanisme ou simplement parce qu’il a bien connu les animateurs du Centre que le Docteur Fenot s’est forgé sa conviction ? Il comprend ce quis’est passé et s’étonne que l’on puisse condamner de telles gens.
Mon frère est mort il y a deux ans d’une maladie grave. Si j’avais pu, je lui aurais conseillé de venir à Montramé.
Le Dr. Fenot explique aussi la position de son confrère et ami, le Dr.Gouffier du Centre Hospitalier de Provins. Selon lui, le Dr. Gouffier se plaint que des malades venant de Montramé lui soient arrivés trop tard,mais, en réalité, il ne savait pas qu’avant même d’arriver à Montramé,ces malades étaient déjà dans ce même état critique, parfois irrémédiable. Il explique au Procureur que l’instincto ne comporte aucune contre indication et que même des grands malades peuvent suivre ce mode d’alimentation en parallèle avec les traitements médicaux.
Voilà, je suis un peu étonné: je ne suis pas un disciple de Burger, mais je ne comprends pas qu’on lui fasse des misères !
Puis, répondant à une question de Maître Vergès, le Docteur de Gouaix conclut avec un raisonnement par l’absurde:
D’ailleurs, c’est illogique, on ne demande pas de faire venir un médecin, moi en l’occurrence, comme cela a été le cas de nombreuses fois au Château de Montramé, lorsqu’on a l’intention de consulter à sa place, et on ne demande pas d’ordonnance quand on a l’intention de ne pas l’appliquer.
Bon sens, esprit d’observation et de tolérance, souci d’objectivité constituent la teneur du témoignage du Docteur Fenot.
Retranscrit par Benoit
Docteur Jean Seignalet
Parce que j’ai pu vérifier ses théories…Monsieur Jean Seignalet est docteur en médecine, biologiste et maître de conférence à la Faculté de Médecine de Montpellier. Il arrive à la barre à vingt heures trente, c’est le dernier témoin, celui qui fera la plus grande et la dernière impression. L’éminent chercheur explique quels rapport il a entretenus avec le prévenu:
J’ai étudié les travaux de Guy-Claude Burger à travers ses écrits uniquement. Je l’ai rencontré une seule fois, il y a treize ans lors d’une conférence qu’il donnait à Montpellier. C’est la deuxième fois que je le vois aujourd’hui. Ses théories m’ont paru dès le premier abord très solides, conformes à tout ce que l’on sait en biochimie et en immunologie. Ensuite, j’ai passé trois ans à essayer de trouver une faille, mais je n’en ai trouvé aucune. J’ai alors commencé des expériences sur des patients atteints de maladies de dégénérescence telle la polyarthrite rhumatoïde, avec des résultats plus que probants qui m’encouragent à continuer et à élargir ces expériences sur d’autres maladies. J’ai pu mettre ainsi en évidence l’incidence de l’alimentation sur les maladies de dégénérescence.
Puis, Madame la Présidente demande au Dr. Seignalet comment un homme non médecin peut intéresser le corps médical. Pourquoi les scientifiques ne sont-ils pas alors plus nombreux à s’intéresser à ses travaux ? Pour le Dr. Seignalet, il est clair qu’il n’est pas indispensable d’être docteur en médecine pour trouver des bases théoriques intéressantes sur le plan médical. Monsieur Burger a une formation scientifique en physique. Il souligne que Pasteur n’était pas médecin,l’inventeur de la pénicilline et bien d’autres découvreurs non plus. De toute manière, il est très difficile de faire admettre, par le corps médical, des voies d’investigation qui sortent du cadre conventionnel. Lui-même constate que les articles qu’il écrit pour des revues spécialisées sont rarement publiés, dès qu’ils contiennent des idées nouvelles.
Comme pour se déculpabiliser, Madame la Présidente demande ensuite si, à l’étranger, il est plus facile de répandre des idées nouvelles dans les milieux médicaux classiques. Le Dr. Seignalet répond alors que cela dépend de l’administration et des lois de chaque pays.
Madame la Présidente: Comment qualifiez-vous la méthode dite instinctothérapie? Est-ce un régime à consonance thérapeutique, ou une hvgiène de vie?
Et au Dr. Seignalet de conclure:
Ce n’est pas un régime. C’est une méthode globale, qui permet de retarder le vieillissement, d’éviter et de prévenir certaines maladies. Monsieur le Procureur: Vous avez,je crois, été amené à vous expliquer devant le conseil de l’ordre des médecins pour avoir préfacé le livre de Guy-Claude Burger. Vous avez alors reconnu que vous aviez faif preuve d’une certaine imprudence… Dr. Seignalet: Effectivement. Monsieur le Procureur: Vous ne diriez plus la même chose aujourd ‘hui? Dr. Seignalet: Non, car, depuis là, j’ai pu vérifier ces théories. Question de Maître Vergès: Pour vous, la méthode alimentaire de M.Burger est-elle une hygiène de vie,ou un traitement? Dr. Seignalet: C’est une hygiène alimentaire, avec des conséquences bénéfiques sur la santé. Me Vergès: C’est-à-dire que c’est une hygiène alimentaire qui a l’inconvénient de guérir sans être un traitement… Pouvez-vous nous dire si cette méthode alimentaire comporte un danger, ou si elle est incompatible avec un traitement quel qu’il soit? Dr. Seignalet: Cette alimentation ne comporte aucune carence, on peut la pratiquer à côté de n’importe quel traitement. Me Vergès: Est-ce que vous vous rendez compte que vous pouvez être poursuivi pour complicité d’exercice illégal de la médecine, par le fait d’avoir écrit la préface de l’étude de M. Burger? Dr. Seignalet: J’en suis complètement conscient. Mais je suis persuadé d’avoir bien agi. Me Vergès: Merci.
Tous les témoins ayant défilé à la barre, la Présidente demande à l’inculpé, suivant l’usage, s’il a quelque chose à ajouter. Guy-Claude prend une dernière fois la parole:
La situation dans laquelle je me trouvais était en fait très difficile à assumer. Sachant que la médecine a négligé le point fondamental de l’inadaptation génétique à l’alimentation traditionnelle, pouvais-je laisser souffrir ou mourir des gens, alors que j’avais en mains un moyen de les aider qui, selon moi, ne contrevenait pas à la législation ? Je fais maintenant confiance à la justice pour tracer les limites de la loi, telles qu’elles lui paraîtront devoir s’imposer.
Retranscrit par Hélène
Voir ici des extraits utiles du livre de Docteur Jean-Seignalet L’alimentation et la troisième médecine
supportant ses conclusions sur les bienfaits du régime ancestral dans le cas de maladies incurable (entre autres).