Glossaire

  • « transition démographique »

    Les démographes, ne sachant que faire pour freiner l’explosion de la population mondiale ou rassurer leur public, se rabattent sur le modèle de la « transition démographique », définie comme suit :

    Après une longue phase de pauvreté, les populations qui bénéficient soudainement de conditions de vie améliorées grâce aux progrès de l’industrie et de l’agriculture, connaissent une première phase d’accroissement démographique, due principalement à l’allongement de la durée de vie. Puis les « changements de mœurs » liés au nouveau standing inciteraient pendant une deuxième phase les individus à limiter le nombre des naissances. Ainsi s’établirait une période post-transition, conservant une population quasiment constante, évitant la surexploitation du milieu.

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  • À la famine, à la maladie et à la guerre

    L’accroissement démographique est le « principal facteur à l’origine de l’augmentation des besoins alimentaires ». Source de pression croissante sur les ressources naturelles difficilement, couteusement ou lentement renouvelables, il doit – toujours selon l’ONU – être maîtrisé pour assurer un développement durable, qui nécessite sécurité alimentaire et stabilité politique. La stabilisation rapide de la population mondiale est une condition de la sécurité alimentaire durable

    Essayons de nous représenter ce qui se passera une fois qu’il n’y aura plus assez de terres arables pour nourrir tout le monde. Ce n’est plus une minorité d’affamés qu’il faudra tenir en laisse, mais la majorité des occupants de la planète… Et lorsqu’on n’a plus rien à manger, et que des voisins mieux lotis mangent encore à leur aise, que va-t-il se passer ?

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  • A priori comme infinies et inépuisables

    Il y a peu, le monde entier, industriels en tête, n’avait aucune conscience de la limitation des ressources offertes par la planète. Celle-ci, avec ses immenses continents, ses océans sans fin et la masse énorme de son atmosphère, semblait une source inépuisable par rapport à la petitesse de l’homme.

    Les choses ont évolué dans les dernières décennies grâce au travail des scientifiques et des milieux écologistes, et aussi grâce aux médias : tout le monde sait maintenant que la planète est limitée, que l’homme est capable de polluer toute l’atmosphère jusqu’à la couche d’ozone, de provoquer des effets de serre capables de désorganiser les températures sur tout le globe, de mazouter des côtes entières suite au naufrage d’un seul tanker, de déverser dans les océans des masses de plastique capables de former un nouveau continent (le Vortex, en plein Pacifique, déjà grand comme dix fois la France !), de dégrader les eaux souterraines, de transformer les plus belles forêts en gigantesques déserts stériles…

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  • A toutes sortes de déregulations

    La psychiatrie parle de troubles de l’humeur pour caractériser « les dérèglements de la tendance affective de base de l’état mental susceptibles d’entraîner des altérations du comportement ». La question est de savoir où l’on trace la limite entre le normal et le pathologique. Cette limite est floue, et certains troubles généralisés peuvent fort bien passer inaperçus par manque d’éléments de comparaison.

    Le délire est une perte complète du sens de la réalité. Il caractérise les troubles psychopatholotiques avérés, comme les bouffées délirantes, le délire paranoïaque, ou la schizophrénie. Le sujet ne peut alors plus contrôler correctement ses paroles et ses actes, il ne se rend pas compte de l’effet qu’il fait aux autres, ne voit pas les différences de conduite, se met en danger, peut avoir des hallucinations, etc. Ces états ne sont pas difficiles à reconnaître.

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  • à un vrai ou un faux besoin

    Comment distinguer un faux d’un vrai besoin ?

    Pour certains, tout serait déterminé par la culture : nos habitudes et notre éducation engendreraient nos besoins d’hommes civilisés, mis à part quelques besoins purement biologiques.

    L’écogénétique humaine n’exclut pas le rôle majeur de la culture dans la mise en place de tout ce que nous ressentons comme des besoins. Elle attire l’attention sur le fait que la culture peut correspondre ou non aux potentialités innées propres à la nature humaine, et que les besoins induits par cette culture peuvent eux aussi être conformes ou étrangers à notre nature réelle.

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  • Acteurs biologiques

    Acteurs biologiques, ou biocénose : tous les êtres vivants présents dans le biotope qu’ils soient du règne animal ou végétal.

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  • Agriculture

    Les nuisances de l’agriculture extensive sont aujourd’hui évidentes. Personne n’oserait les nier. Ses partisans n’ont d’autre recours que d’invoquer la nécessité d’augmenter les rendements pour nourrir une humanité de plus en plus nombreuse. C’est-à-dire de foncer plus avant dans l’impasse où le monde s’est déjà engagé…

    Les partisans d’une agriculture respectueuse de l’environnement clament exactement le contraire. Il faut sortir aussi vite du cercle vicieux des engrais chimiques et des pesticides pour retourner à des méthodes de culture qui préservent ce qui reste d’environnement. Éviter aussi la mécanisation à outrance afin de sortir de l’impasse du pétrole pour le jour où il n’y en aura plus, et du puits sans fond des emprunts bancaires pourvoyeurs de faillites et de crises économiques.

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  • Applicables

    Le tout n’est pas de définir des solutions, encore faut-il qu’elles soient applicables. Applicables d’une part à l’environnement physique, c’est-à-dire matériellement possibles, et exemptes de nouvelles nuisances (comme ce fut par exemple le cas avec les biocarburants tirés des céréales) ; mais surtout applicables socialement.

    Rien n’est plus difficile que d’amener une population à modifier ses habitudes, encore plus lorsqu’il s’agit de renoncer à certains avantages. C’est là que la connaissance des mécanismes psychologiques impliqués dans la quête des différents artefacts liés au progrès et au consumérisme pourrait s’avérer décisive, en ouvrant la voie à une prise de conscience générale. Cela ne se fera pas en quelques jours, mais les autres mesures pro-écologiques risquent de se heurter à l’indifférence ou au manque de persévérance, voire à des attitudes suicidaires, si les causes profondes de nos erreurs de civilisation ne sont pas clairement dénoncées.

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  • Artéfacts

    Selon le Petit Robert : artéfact =phénomène d’origine humaine, artificielle (dans l’étude de faits naturels). Le mot désigne tout ce que l’homme peut faire pour modifier l’environnement naturel (déforestation, agriculture, barrages, éclairage, feux, art culinaire…), modifier le comportement des animaux (domestication, pièges, chasse…) ou son propre comportement (interdits, obligations, éducation, conditionnements…).

    En principe, tout artéfact a pour but une amélioration des conditions de vie. Toutefois, comme il s’écarte de la nature, il peut placer les espèces vivantes et l’homme lui-même dans des situations non prévue dans les déterminismes génétiques. Il exige dès lors une certaine adaptation des individus aux conditions nouvelles. L’adaptabilité connaît cependant des limites, de telle sorte que certains artefacts peuvent avoir des effets pervers, c’est-à-dire des conséquences nocives apparaissant à plus ou moins long terme.

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  • Artéfacts générés par notre intelligence

    La question peut surprendre : l’homme et son intelligence forment un tout, issu des lois de l’évolution (ou, pour certains, de la volonté d’un Créateur). L’intelligence devrait donc, comme tout organe ou toute fonction innée, œuvrer pour le bien de l’espèce et du milieu qui en garantit la survie, comme on l’observe pour l’instinct chez les animaux dans un écosystème.

    Il est pourtant évident que l’homme peut créer, grâce à son intelligence, toutes sortes d’artéfacts et de situations nouvelles auxquelles ni lui ni son biotope ne sont adaptés. L’accumulation de ces artéfacts peut constituer finalement une véritable menace pour l’ensemble des écosystèmes et pour lui-même. Par exemple les pesticides pour l’agriculture, les CFC pour nos réfrigérateurs, le mercure pour nos dents et notre or…

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  • Artifices

    La notion d’artifice n’est pas facile à définir. L’homme est intelligent par nature; son intelligence lui permet d’inventer toutes sortes d’artifices ; ces artifices sont donc naturels puisqu’ils découlent d’une fonction naturelle. Pourtant, tout artifice s’écarte par définition des situations naturelles et recèle souvent de grandes nuisances… C’est là la contradiction la plus flagrante de la condition humaine, ou pour le moins de la civilisation.D’après Le Petit Robert : l’artifice est un moyen habile, ingénieux, et dans l’acception la plus courante : un moyen trompeur et habile pour déguiser la vérité, voire une subtilité faite pour tromper.

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  • Arts, religions

    Nous exemptons généralement les arts et les religions de toute responsabilité en matière de nuisances à l’environnement. Les activités artistiques et cultuelles n’entraînent en principe que peu de dommages : églises, cultes, instruments de musique, livres, sculptures, peintures, cinéma n’ont guère d’incidence sur les équilibres naturels.

    Néanmoins, l’art et la religion sont les deux maîtres piliers de la culture. Ils fondent et entretiennent nos relations à l’univers et à notre environnement terrestre.

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  • Aujourd'hui vital

    Il n’est hélas pas exagéré de considérer le problème écologique comme vital. Le réchauffement climatique, les sécheresses, l’appauvrissement des terres en humus et des océans en plancton, la pollution chimique, l’explosion démographique, la mondialisation du consumérisme, tout cela ne peut que finir en catastrophe si l’on ne donne pas un coup de frein magistral.Espérons que l’écogénétique humaine saura y contribuer. Elle est pour l’instant la seule démarche qui remonte aux causes premières de l’impasse, en passant sur le gril le fonctionnement même du psychisme humain, et surtout ses éventuels dysfonctionnements.

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  • Autres espèces vivantes

    Les déséquilibres écologiques surviennent lorsque certains facteurs nouveaux dépassent les capacités d’adaptation des acteurs de l’écosystème.

    Exemples : la plupart des insecticides de synthèse dépassent les limites d’adaptabilité des abeilles et autres pollinisateurs, et ont pour conséquences de graves atteintes à la biodiversité. La pêche intensive met à mal la capacité de reproduction des espèces marines, elles aussi déterminées génétiquement. Nos méthodes d’agriculture intensive et nos productions industrielles génèrent un nombre incalculable de dépassements du même ordre qui ont pour conséquence l’impasse écologique en cours.

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  • Avancées technologiques

    L’enjeu de l’écogénétique humaine n’est pas d’entreprendre des recherches visant à améliorer les technologies pro-environnementales. De nombreux écologistes, ingénieurs en énergies renouvelables, spécialistes de l’habitat et protecteurs de la nature s’en chargent admirablement et méritent toute la reconnaissance possible pour leurs initiatives.

    Le but ici poursuivi consiste à rechercher objectivement les facteurs qui ont déterminé la trajectoire de notre civilisation vers une forme de progrès à ce point délétère. C’est en connaissant ces facteurs que l’on pourra créer une prise de conscience générale des erreurs de culture dont nous sommes prisonniers.

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  • Avidité

    L’avidité est au centre du problème écologique. Comme le disait Gandhi il y a bien longtemps déjà : « la planète sera toujours assez grande pour satisfaire les besoins de tous, mais trop petite pour satisfaire l’avidité de quelques uns ».

    Il attirait ainsi notre attention non seulement sur l’impasse écologique naissante, mais sur la différence fondamentale entre avidité et satisfaction des besoins. L’avidité commence dès l’instant où l’on remplace l’envie légitime de satisfaire un besoin réel par un désir de satisfaction gratuite, donc par une recherche de plaisir sans que celui-ci ne réponde à un besoin réel.

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  • C’est pourtant là la clé fondamentale de toute réforme durable

    Toutes les mesures de préservation de l’environnement que l’on peut prendre risquent de faire long feu, du simple fait que la démographie galopante finira par les rendre vaines.

    Par exemple, la pollution générée jusqu’à ce jour par les lessives non dégradables a été produite par quelque 500 millions d’individus, appartenant principalement aux pays développés. Les lessives modernes, dites écologiques, sont dégradables à 95%. Nous avons bonne conscience lorsque nous les achetons. Elles restent toutefois pour 5% non dégradables. Or, les habitudes occidentales se généralisent à la planète entière, sous l’égide de la mondialisation. La population mondiale devrait croître jusqu’à 12 milliards d’individus dans les prochaines années. Le nombre d’utilisateurs serait donc multiplié par 24. Sachant que 24 X 5 % donne 120 %, il est évident que les mesures prises pour régler cette cause de pollution n’éviteront pas une aggravation de la situation. Cela si toutes les ménagères se mettaient à préférer le sort de l’environnement à celui de leur budget, ce qui tient certainement de l’ utopie…

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  • Capacités d’adaptation

    L’adaptation dont il est ici question prend en compte les capacités d’adaptation génétique liées aux mécanismes de sélection naturelle (qui nécessitent de nombreuses générations), mais aussi les mécanismes épigénétiques (immédiats), ainsi que tout mécanisme adaptatif qui resterait à découvrir.

    On sait aujourd’hui que la capacité d’adaptation des espèces est plus importante et plus rapide que ne l’imaginaient les premiers généticiens, fixés sur le tout-génétique. Néanmoins, toute forme d’adaptabilité reste limitée, comme tout système quel qu’il soit, et la question du dépassement du seuil d’adaptabilité reste au centre du problème des interactions entre l’homme et la nature. Chaque fois que l’homme invente un artifice quelconque, celui-ci peut avoir des conséquences sur sa propre santé ou sur celle du milieu naturel, dès que les nouvelles contraintes dépassent ses propres capacités d’adaptation ou celles des différents acteurs de l’écosystème.

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  • Causes premières

    Tout effet a une cause. Si l’on veut supprimer l’effet, il faut supprimer la cause. Si l’on ne connaît pas la cause, ou s’il n’est pas possible de la supprimer, on ne peut agir que sur l’effet, de manière à l’atténuer. Mais on est alors réduit à de simples palliatifs, et la situation n’est pas fondamentalement résolue. Si les circonstances s’y prêtent, la même cause pourra réactiver un même effet, et les moyens palliatifs risquent d’avoir leurs propres effets pervers.

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  • Causes premières

    Pourquoi parler de causes premières ?

    Parce que le but de l’écogénétique humaine n’est pas de rechercher les causes immédiates des dégâts infligés par l’homme à l’environnement.
    Ces causes sont aujourd’hui bien connues : déforestation, monocultures, pesticides, chimie de synthèse, dioxine, PCB, CFC, émission de gaz à effets de serre, surpopulation, gaspillage, déchets dans la nature, décharges, etc. Il faut faire autre chose que seulement promouvoir des mesures de protection de l’environnement.
    Le passage des énergies fossiles aux énergies renouvelables, de l’agrochimie à la culture biologique, des lessives polluantes aux lessives écologiques, et autres efforts actuellement en cours sont incontournables et doivent être soutenus. Mais ils ne résolvent pas le fond du problème. Ils ne remontent pas aux causes profondes de la dérive consumériste et n’impliqueront que des minorités plus ou moins idéalistes. Ils n’éviteront certainement pas la contamination des pays émergents par les facteurs responsables de notre propre naufrage.

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  • Ce que nous savons aujourd’hui en matière de génétique, d’écologie et de psychologie

    Ces disciplines ont fait d’immenses progrès au cours du dernier siècle.

    On sait aujourd’hui de manière très précise que les fonctions biologiques et psychiques sont largement déterminées par le génome. Il n’est plus possible de raisonner sans tenir compte de ces données lorsqu’on s’intéresse à la condition humaine. L’homme n’est pas seulement ce que fait de lui la culture, toute une base innée détermine les grandes lignes de ses comportements. Ses besoins fondamentaux, ses capacités d’action et d’adaptation obéissent à certaines règles qu’on ne peut transgresser sans en payer le prix.

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  • Censées

    Pourquoi ici le mot « censées » ?

    « censé » limiter les nuisance signifie exactement « présumé » limiter les nuisance. C’est bien le cas de l’écologie moderne : nous attendons d’elle les moyens de limiter la pollution et les autres dommages à l’environnement par le biais de technologies substitutives, plus respectueuses de la nature. Mais ces progrès technologiques, mêmes s’ils sont indispensables dans l’immédiat, masquent souvent de nouvelles nuisances auxquelles personne n’a encore songé ou que les industriels s’empressent d’occulter.

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  • Certaines distorsions d’origine culturelle ou autre

    Parmi les facteurs à prendre en compte, citons d’emblée : la morale, l’image canonique d’une sexualité accomplie identifiée au coït normal, l’occultation des pulsions polymorphes, l’homophobie ou les interdits touchant l’homosexualité, une certaine avidité face à la jouissance, les répugnances acquises ou innées face aux contraceptifs, leur accès difficile dans les pays pauvres, la névrose et la paranoïa endémiques, la pornographie, etc.

    Chacun de ces éléments doit être étudié de près afin de mesurer son impact réel. Puis il faut en déterminer les origines et les mécanismes si l’on veut comprendre en profondeur la situation dans laquelle l’Occident est en train d’entraîner le reste du monde. L’enjeu n’est d’ailleurs pas de simplementstabiliser la population, mais de la réduiresignificativement avant qu’un milieu dévasté ne s’en charge dans la souffrance. Ceci exige une compréhension profonde des comportements sexuels et familiaux, avec leurs racines conscientes et inconscientes.

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  • Ces artefacts

    Nous sommes capables d’inventer toutes sortes d’artéfacts, mais ces artéfacts correspondent-ils aux caractéristiques innées de nos organismes ? Rien ne le garantit.

    Noé, par exemple, inventait le vin ; il n’imaginait pas que la consommation d’alcool allait produire des milliers d’années plus tard une multitude de drames familiaux et d’accidents mortels sur les routes. Au XVIe siècle, le docteur Nicot importait le tabac qu’il avait découvert chez les Indiens d’Amérique et recevait une glorieuse récompense du roi de France ; deux siècles plus tard, les cigarettes étaient fabriquées industriellement et faisaient l’objet d’un monopole d’état ; personne ne s’était posé de questions sur les capacités de l’organisme face à la fumée ni sur celles du psychisme face à la nicotine ; la dépendance de milliards d’usagers a généré un nombre incalculable de cancers du poumon.

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  • Cette hypothèse est matériellement impossible

    Il est certain que les pays développés ont vu leur taux d’accroissement démographique diminuer dans les dernières années. On nous laisse donc espérer que le même processus se déroulera dans les pays en voie de développement. Ainsi, la population mondiale finirait par se stabiliser.

    Ce raisonnement salvateur masque une triste réalité : le fait irréfragable que les ressources dont disposera l’humanité sont limitées. Le nombre actuel de consommateurs « développés » dépasse déjà ce que la biosphère peut supporter. Depuis les années 80, nous vivons à crédit, c’est-à-dire que l’empreinte écologique globale de l’humanité dépasse la biocapacité de la planète.

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  • Chaque activité humaine doit être reconsidérée

    Il faut même prendre en considération les activités qui ne paraissent pas avoir a priori d’impact sur l’environnement, et également celles qui paraissent indispensables.

    C’est en effet derrière ces deux écrans que l’on peut avoir tendance à occulter des activités nocives, soit qu’on ne connaisse pas encore leurs réelles conséquences écologiques, soit qu’elles fassent partie de la norme au point que nous ne songeons pas à les remettre en question. Il faut même envisager l’éventualité d’interaction entre des activités non polluantes et d’autres qu’elles entretiennent et qui nuisent à l’environnement.

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  • Coexistence durable

    Le pari de l’écogénétique humaine est de définir une forme de civilisation aussi proche que possible de la nôtre, mais exempte de nuisances pour l’écosystème planétaire, et respectueuse des lois naturelles. La route est hérissée d’obstacles, mais rien ne dit que la chose soit impossible.

    Il s’agit d’une part de mettre en lumière les causes profondes de la dérive actuelle, liées pour la plupart au psychisme humain et à ses dysfonctionnements. Cette recherche ne s’oppose en rien aux efforts faits pour aménager les artifices sur lesquels s’appuie notre société, comme le passage de la voiture à moteur thermique à une voiture électrique, des centrales nucléaires ou charbonnières aux énergies renouvelables, des monocultures chimiques à une culture biologique, etc. il est urgent de préserver l’environnement par tous les moyens.

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  • Comme des Européens

    ou moins de 500 millions s’ils devaient vivre comme des Américains…

    Au rythme de la contamination par le Net, le « progrès » se répand partout, telle une maladie à la fois épidémique et incurable !

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  • Compatibles avec les données génétiques du monde vivant et avec le bonheur de l'individu

    La doctrine du relativisme culturel, qui a occupé beaucoup de place dans l’anthropologie du siècle passé, n’est pas fondée scientifiquement. Elle tient plus d’une idéologie qui voudrait donner à l’homme une totale liberté de conduite, et néglige les limites que nous imposent notre génome.

    Une culture fondée sur l’usage de l’alcool provoque des dommages. Les pratiques paysannes qui consistaient à endormir les bébés en leur mettant un tampon imprégné d’eau de vie dans la bouche avaient des conséquences catastrophiques sur le développement psychique. L’alcoolisme a fait et fait encore des ravages dans notre société. De même le tabagisme, source de cancers et de maladies cardiovasculaires avec leurs innombrables drames. On ne peut pas balayer le problème d’un revers de la main, en disant que toute forme de culture est bonne.

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  • Contradiction biologique ou philosophique

    Les philosophes, souvent plus sophistes que « philo-sophes » au sens de la Grèce antique, arrivent à tout démontrer. Il leur suffit d’invoquer, suivant les écoles, les lois du hasard ou les forces diaboliques qui habiteraient l’âme humaine pour justifier cette étonnante contradiction qui veut que l’homme ait la possibilité, voire une fâcheuse tendance à œuvrer pour son propre mal ou pour celui de son environnement.

    Certaines intuitions harmonicistes nous laissent pourtant espérer en une capacité et une volonté de faire le bien, ou pour le moins d’espérer en un idéal humain œuvrant par nature pour l’harmonie du vivant. Difficile de savoir si ces intuitions tant soit peu rousseauistes remontent à une fonctionnement originaire du psychisme, ou relèvent plutôt d’un besoin de fuir la réalité et de trouver des compensations et des assurances dans des fantasmes infantiles.

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  • Cours des millénaires

    Les modifications majeures de l’environnement débutent principalement avec l’agriculture et l’élevage. Ces grands changements remontent aux prémices du néolithique, situées entre 11000 et 3000 ans avant notre ère suivant les régions du monde. Les marqueurs de cette véritable révolution sont principalement les outils en pierre polie, la poterie et la domestication des espèces animales et végétales (céréales).

    L’écogénétique humaine prend en compte tous les changements introduits par l’homme, sans négliger la conquête du feu, beaucoup plus ancienne (de l’ordre de 400 000 ans). Chacune des inventions humaines qui se sont installées dans la tradition et constituent aujourd’hui notre civilisation doivent être remise en cause quant à leurs effets sur l’environnement, mais également quant aux influences qu’elles ont pu exercer directement ou indirectement sur le psychisme humain et sur nos comportements.

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  • Cousteau

    S’il est une figure universellement connue dans le monde de l’écologie, c’est bien celle du Commandant Cousteau. Sans lui, jamais les politiciens d’aujourd’hui ne seraient aussi conscients des dommages subis par les fonds marins du fait des activités humaines.
    On connaît moins les pensées qui le travaillaient peu avant sa mort en 1997 :

    « Une terre et une humanité en équilibre, ce serait une population de cent à cinq cent millions de personnes, mais éduquées et capables d’auto-subsistance. Le vieillissement de la population n’est pas le problème. C’est une chose terrible à dire, mais pour stabiliser la population mondiale, nous devons perdre 350 000 personnes par jour. C’est une chose horrible à dire, mais ne rien dire l’est encore plus ».

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  • Culture pro-génétique

    Le relativisme culturel voudrait que toute culture soit bonne : ce qui compte ne seraient pas les caractéristiques d’une culture donnée, mais le fait que les individus s’approprient ces particularismes et y trouvent leur identité.

    Ce point de vue, partagé par de nombreux anthropologues, néglige le déterminisme génétique des comportements. Notre psychisme, comme celui des animaux, est régi par un certain nombre de tendances innées, que l’on ne peut pas rejeter impunément. Attacher un chien en permanence à une chaîne en fait un animal dangereux. Sans une promenade régulière, son agressivité s’exacerbe au point qu’il mordra le premier venu ou aboiera jour et nuit sans autre raison.

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  • De instincts naturels de l'homme ou d'une déviation de ses instincts

    À quoi attribue-t-on l’explosion démographique sans précédent à laquelle nous assistons impuissants ?

    Aux progrès de la médecine. À la chute draconienne de la mortalité infantile. À l’augmentation de l’espérance de vie. À l’abondance alimentaire. À l’absence de prédateurs. À la plus grande sécurité, qui pousse les familles à procréer. À une envie de vivre et de donner la vie. À l’insuffisance des moyens contraceptifs. Peut-être au « Croissez et multipliez » de la Genèse…

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  • De l’épigénétique

    La génétique, au sens de l’ensemble des gènes, ne détermine pas tout. il est très vite apparu que des mécanismes complexes comme la méthylation peuvent activer ou inactiver certains gènes, de manière à réguler les caractéristiques anatomiques ou fonctionnelles qu’ils sont censés déterminer. Certains de ces mécanismes sont induits par l’environnement et transmissibles, de sorte que les caractéristiques innées peuvent s’adapter à des changements d’environnement sans modification des gènes eux-mêmes. L’étude de ces mécanismes est l’objet de l’épigénétique.

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  • De la génétique

    Pour quelques précisions sur la notion de génétique et de génome : La génétique (Wikipedia)

    L’écogénétique humaine recherche les liens encore inconnus entre l’écologie, la génétique et les dysfonctionnements du psychisme humain.

    Tous les organismes participant à un écosystème sont dans une large mesure déterminés par leurs gènes. Ils disposent d’une certaine capacité d’adaptation à des situations nouvelles, mais cette adaptabilité est limitée. L’homme, doté d’une intelligence supérieure, est la première créature capable d’imposer au milieu naturel des contraintes qui n’ont jamais existé précédemment. La question se pose donc, face à chaque artefact d’origine humaine, de savoir s’il dépasse ou non les capacités d’adaptation des espèces impliquées, allant de l’homme lui-même à l’ensemble de l’écosystème.

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  • Déjà sans doute dans ceux de nos ancêtres

    Nous avons tendance à penser que les traits fondamentaux du psychisme humain ont toujours été ce qu’ils sont aujourd’hui. Il y a bien sûr eu de grands progrès, grâce à la culture, mais les caractéristiques de fond n’auraient pas changé, pas plus qu’un crocodile d’aujourd’hui ne serait plus ni moins violent qu’un crocodile du temps des dinosaures. Le mal écologique prendrait ainsi ses racines dans la nature même de l’homme. Il ne ferait que couronner (avec une couronne mortuaire, en l’occurrence…) une lente progression dont les lignes directrices étaient fixées d’avance…
    Rien n’est moins sûr : il est au contraire possible que certains éléments qui nous échappent aient altéré le fonctionnement originaire de nos psychismes. L’état psychique dépend de nombreux facteurs environnementaux : paysages (comme le montrait Shepard), éloignement de la nature, alimentation, éducation, constantes culturelles, relations sociales, vie sexuelle, promiscuité, contraintes de toutes sortes.

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  • Dépendance

    La dépendance est un mécanisme psychologique que l’on retrouve dans la plupart des situations courantes : dépendance des parents, dépendance d’un patron, dépendance sexuelle, dépendance de l’argent, du confort, des habitudes alimentaires, d’un lieu de vie, etc.

    Il faut bien distinguer la dépendance réelle, celle qui provient du fait que l’on a besoin de certains éléments pour vivre et s’épanouir, du sentiment de dépendance qui est entièrement subjectif. On peut dépendre d’un facteur extérieur et avoir l’impression de ne pas en dépendre, ou ne pas en dépendre et se sentir malgré tout dépendant. L’un se croira maître de ses habitudes alimentaires, et ne découvrira sa dépendance que le jour où il en sera privé. Un autre se sentira dépendant de sa voiture pour faire ses courses, alors qu’il pourrait très bien les faire à pied.

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  • Dépendants

    Tout artifice apporte un avantage, réel ou subjectif, sinon on ne l’aurait pas instauré. Par exemple, le pressage du raisin et la vinification permettent de conserver le jus de raisin sur de très longues périodes. Le vin présente donc, au-delà de sa valeur rituelle, un avantage objectif, notamment en l’absence de réfrigérateur.

    L’absorption importante d’alcool, non prévue génétiquement, a pourtant des conséquences graves sur la santé. À la dépendance directe d’un moyen de conservation dont la suppression serait désavantageuse, s’ajoute une dépendance due aux effets pervers, par suite de l’inadaptation génétique du cerveau à supporter des taux sanguins d’alcool élevés.

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  • Dépression

    La dépression est plus répandue qu’on ne pense dans notre société moderne. Elle peut être comprise comme l’expression paroxystique et individualisée d’un mal-être que nous ressentons tous. Elle traduit, chez certains individus plus fragiles, l’insatisfaction larvée d’une forme de vie qui ne nous apporte pas ce à quoi nous aspirons profondément.

    Plutôt que de soigner les dépressions à coups de psychotropes, il faut commencer par se demander quelle est leur origine réelle. Une maladie ne s’installe jamais par hasard. Il faut des agents pathogènes et un terrain favorable. Les dépressifs ont certes le terrain, mais cela ne doit pas nous faire occulter les causes extérieures de leur état. Celles-ci se trouvent généralement du côté des déceptions amoureuses, des situations familiales ou des revers professionnels.

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  • Des cercles vicieux

    Un cercle vicieux est toujours dû aux interactions entre deux ou plusieurs facteurs qui se renforcent les uns les autres. Ils apparaissent quasi systématiquement lorsque l’homme enfreint les lois naturelles en dépassant les limites de résilience du milieu.

    L’équilibre écologique du milieu naturel résulte d’une évolution qui a, pendant des millions ou des milliards d’années, garanti un perfectionnement constant et une extraordinaire complexification des mécanismes vitaux appartenant aux différentes espèces. Ces mécanismes sont interdépendants, car l’évolution d’un mécanisme particulier s’est faite en fonction des autres, et a aussi déterminé l’évolution des autres. On parle à ce titre de co-évolution.

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  • Des facteurs de régulation encore obscurs

    Malinowski, le célèbre ethnologue du début du siècle passé, s’étonnait de voir les Trobriandais (Nouvelle Guinée) n’avoir qu’un nombre très raisonnable d’enfants, alors qu’ils ne connaissaient pas le rôle du sperme dans la fécondation et ne prenaient de ce fait aucune mesure de précaution.

    Son étonnement ne fit que croître au cours de ses investigations, au point qu’il finit par se rallier aux dires de ces innocents primitifs : pour eux, la conception ou la non conception tenaient à des causes magiques. Le rationalisme de l’ethnologue avait dû céder devant la réalité des faits. Rien dans ses connaissances ne parvenait à expliquer la régulation des naissances, sachant que les coïts n’étaient entravés par aucune règle de restriction ni par aucun sentiment de culpabilité.

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  • Des mesures qui ralentissent sérieusement les naissances

    Il serait déjà bien difficile d’obtenir de l’ensemble des pays du monde une volonté de limiter le taux de fécondité à deux enfants par femme. C’est pourtant, à quelques pourcents près, le taux qui permettrait d’éviter que la courbe démographique ne s’envole encore plus haut.

    Même en notre France exemplaire, début 2013, autorités et médias se réjouissaient unanimement de voir ce taux remonter à 2,01 – témoin d’une croissance vigoureuse.

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  • Désastre écologique

    Certains objecteront que le terme de désastre est exagéré. Nous pouvons encore manger et respirer. Les températures restent supportables, il y a toujours eu des accidents climatiques au cours des âges. Le niveau des océans a varié beaucoup plus par le passé. Avec une bonne crème anti-UV, on bronze sans danger sur les plages, le trou dans la couche d’ozone a l’air de régresser. De toutes façons, les militants écologistes se chargent de résoudre tous ces problèmes environnementaux…

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  • Désastre écologique, n°2

    Peut-on vraiment parler de désastre écologique ?

    Actuellement, si l’on en croit les optimistes : « la vie se déroule sans trop d’incidents. Le milieu est parfois mis à contribution, mais les équilibres écologiques ne sont vraiment rompus que dans des zones relativement restreintes. Certaines espèces ont disparu, mais la vie est pleine de ressources, la biodiversité se rétablit d’une manière ou d’une autre. il est vrai que la pollution chimique se retrouve un peu partout, jusqu’aux pôles et au fond des océans, mais ses effets sur les organismes sont localisés et certainement réversibles…

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  • Désir

    Le désir est souvent considéré comme synonyme d’élan vital. Entre les différents philosophes, psychologues, psychanalystes et linguistes, sans oublier le sens commun, l’unité n’est jamais la règle lorsqu’il s’agit de définir les éléments fondamentaux du psychisme. Épicure distinguait les désirs nécessaires (nourriture, protection, sommeil…), les désirs naturels (recherche de l’agréable=, les désirs artificiels (richesse, gloire…), et les désirs irréalisables (immortalité). L’Église leur associait les péchés capitaux : nourriture?gourmandise, chair?concupiscence, repos?paresse, argent?cupidité, pouvoir?ambition, honneur?orgueil.

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  • Désordres écologiques

    Les désordres environnementaux sont généralement conçus comme une conséquence des activités propres à la civilisation, et celle-ci comme le résultat d’une évolution inéluctable de la culture.

    Nous avons tendance à placer notre culture occidentale au sommet de toutes les cultures, à la concevoir comme une sorte d’accomplissement des potentialités propres à la nature humaine. L’écogénétique humaine pose au contraire la question d’une origine psychopathologique de cette forme de progrès. Certains désordres psychiques, dont il reste à délimiter précisément les contours, seraient la cause des désordres environnementaux.

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  • Déterminisme génétique

    Le déterminisme génétique voudrait que tous les données de fonctionnement du psychisme soient déterminées par les gènes. Le déterminisme culturel postule au contraire que les caractères et comportements sont déterminés par la culture.

    Ces deux thèses extrêmes détiennent chacune une part de vérité. Certaines composantes fondamentales du comportement se retrouvent dans toutes les cultures : la peur, l’agressivité, la confiance, la méfiance, l’imitation, l’opposition, les bases du langage etc. sont manifestement des caractéristiques universelles de l’être humain et donc très probablement déterminées génétiquement, indépendamment des influences de la culture. D’autres composantes sont éminemment variables et reflètent très fidèlement les données de l’éducation et des contraintes sociales. Seules certaines prédispositions sont alors susceptibles d’être déterminées génétiquement.

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  • Deux faits inéluctables

    On peut s’étonner du peu de cas que l’on fait, dans les milieux écologistes, de l’expansion démographique et de la course au progrès des pays en voie de développement. Ce sont pourtant là les enjeux principaux d’une prévention de la catastrophe à venir.

    Tout le monde sait que la population mondiale a déjà largement dépassé les limites de la biocapacité planétaire (depuis trente ans !). Il faudrait non seulement une décroissance économique massive, donc un renoncement draconien aux avantages du progrès dans tous les pays du monde, pour rétablir un semblant d’équilibre, mais plus encore un ralentissement drastique du rythme des naissances si l’on veut éviter l’impasse à plus long terme.

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  • Devenir son propre prédateur

    C’est malheureusement ce qui se passe. Les hommes s’entre-tuent cycliquement à un rythme qui dépasse de loin ce que font tous les tigres et les requins. La Première guerre mondiale a tué 9 millions de personnes, et la Seconde 62 millions.

    Malgré le cortège de souffrance que représentent de tels conflits, ils sont loin d’avoir une action décisive sur la progression démographique. Le nombre de morts ne représente, dans le pire des cas, qu’un tout petit pourcentage de la population mondiale, autour de 2 %. Le retour de la paix et de conditions de vie plus normales semble au contraire favoriser les naissances, comme ce fut le cas du baby-boom qui commença en France dès 1942.

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  • Dommages infligés à la nature

    Le terme de « nature » n’est ici pas utilisé dans un sens idéologique, ni idéalisé, présupposant une perfection originelle comme la défendait par exemple un Jean-Jacques Rousseau. La nature est tantôt bienfaisante, préservatrice d’une harmonie qui s’est mise en place au cours des temps immémoriaux de l’Évolution, tantôt destructrice, menaçante, impitoyable…

    La contradiction se lève, au moins en partie, si l’on distingue d’une part la nature-vie, régie par des équilibres biologiques et écologiques archimillénaires, et la nature-matière, avec ses météorites, ses éruptions volcaniques, ses tsunamis et autres formes de cataclysmes bien souvent destructeurs de la vie. La nature-matière est régie par les lois du hasard, et tend inéluctablement vers le désordre (l’entropie croissante), alors que la nature-vie résulte d’une lente et constante organisation à travers les filtres de la sélection naturelle, assurant en principe un ordre toujours plus complexe et parfait.

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  • Dont aucun auteur ne semble actuellement s’être préoccupé

    On peut effectivement s’étonner de l’explication très monolithique que la plupart des démographes apportent à la croissance démographique, l’attribuant principalement aux effets du progrès médical et industriel. Le fait qu’elle prenne son essor à partir de 1700, période antérieure de plus d’un siècle à l’émergence de ces deux facteurs, aurait pourtant dû intriguer les spécialistes. Il apparaît clairement que d’autres facteurs sont en jeu.

    Le progrès industriel ne peut modifier le niveau de vie qu’une fois qu’il a pénétré dans le gros de la population. Or, les changements du niveau de vie moyen ont été minimes au début du XVIIIe. C’est au cours du XIXe que les manufactures se multiplient. La manufacture de chapeaux Mégemont frères, par exemple, ne comptait qu’une trentaine d’ouvriers encore en 1860. Puis grâce au développement rapide des chemins de fer, elle pouvait songer à s’agrandir, et employait 300 chapeliers en 1892.

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  • Dont dépend notre survie

    Une sorte d’illusion prométhéenne laisse imaginer que l’homme se débrouillera toujours pour survivre et trouver son bonheur, quels que soient les sévices subis par l’environnement.

    Cette croyance était possible à une époque où les atteintes au milieu étaient négligeables. Mais la situation s’est singulièrement aggravée depuis la seconde guerre mondiale, avec l’invention des pesticides de synthèse, dérivés des gaz de combat, et avec la mécanisation de l’agriculture. Un demi-siècle, et les atteintes aux réserves d’humus et aux nappes phréatique, le réchauffement climatique, le trou dans la couche d’ozone, les atteintes à la biodiversité et bien d’autres dégradations ont pris une ampleur telle que les équilibres écologiques sont gravement compromis.

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  • Doublé toutes les deux générations

    Il serait imprudent d’extrapoler cette croissance, et de dire que la population mondiale devrait avoir quadruplé à la fin du siècle.

    De nombreux facteurs peuvent intervenir entre-temps. Certains démographes proposent le modèle de la « transition démographique » : après une longue période de pauvreté, le progrès médical et industriel, l’élévation du niveau de vie et d’éducation font augmenter à la fois la durée de vie et le taux de natalité, de sorte que la population croît rapidement ; puis les changements de mœurs qui en résulteraient amèneraient une réduction du taux de natalité, de sorte que la population se stabiliserait.

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  • Du fonctionnement naturel au psychisme humain

    On a tendance à penser, sous l’influence du relativisme culturel, que les conduites humaines peuvent prendre mille formes différentes sous l’égide des différentes cultures, et qu’il est égal que l’une ou l’autre soit adoptée.C’est négliger un fait d’importance capitale : que le psychisme obéit à certaines lignes directrices imposées par la génétique de chaque espèce. Nous disposons certes du libre arbitre, d’une certaine capacité de distanciation vis-à-vis de nos réaction instinctives, avec une ampleur généralement inconnue à l’animal. Certaines situations ou certains comportements lui sont néanmoins insupportables et laissent des traces irréversibles. La notion même de traumatisme présuppose une limitation de l’adaptabilité psychoaffective à des événements dépassant les limites de tolérance individuelles. Et ces limites, bien que variant d’un individu à l’autre, restent confinées dans un domaine de variation qui est lui-même limité, propre à l’espèce et transmis génétiquement.

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  • Durables

    il est clair qu’une solution, pour être durable, doit tenir compte des facteurs qui ont engendré le problème. Sinon, les mêmes causes ne tarderont pas à avoir les mêmes effets, et tout ce que l’on aura mis en place risque de se faire devancer par des forces dont on n’avait pas soupçonné la nature.

    Ceci est notamment à craindre lorsqu’il s’agit de forces inconscientes, ou de dysfonctionnements psychiques que l’on considère comme normaux. C’est donc une tâche essentielle de l’écogénétique humaine que de redéfinir un référentiel de normalité – un référentiel de « naturalité » – de manière à faciliter la prise de conscience de l’anormalité – du caractère contre nature – de besoins ou de comportements auxquels il nous semble difficile de renoncer.

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  • Dysfonctionnements cognitifs ou psychoaffectifs

    Il s’agit non seulement de déterminer quels dysfonctionnements psychiques peuvent être à l’origine des dégradations environnementales, mais de rechercher leurs causes. C’est en remontant aux racines des troubles concernés qu’il sera possible d’y remédier, tout comme la connaissance des causes d’une maladie est indispensable pour mettre en œuvre un traitement de fond.

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  • Ecogénétique humaine

    Le terme « écogénétique » réunit écologie et génétique. Il s’agit effectivement d’étudier les rapports entre les données génétiques de l’espèce et les données de l’environnement.

    L’action d’une espèce a toujours un impact sur l’environnement, et les variations de l’environnement agissent en retour sur les données de l’espèce. Celle-ci doit s’y adapter soit dans l’immédiat, soit à plus long terme à travers une modification de son patrimoine génétique. L’axe directeur de l’écogénétique ainsi comprise est la co-évolution, c’est-à-dire l’influence réciproque des modifications du milieu et des modifications génétiques.

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  • Écosystème planétaire

    L’écosystème planétaire comprend toutes les formes de vie et tous les milieux présents sur la planète. Ils sont interdépendants, comme l’a révélé la pollution : des traitements chimiques agricoles sur les continents ont pour effet l’intoxication des Inuits à travers la graisse de phoque et de baleine…

    Sans aller aussi loin que Lovelock, qui voit dans la planète un être vivant à part entière, il faut considérer l’écosystème planétaire dans son ensemble lorsqu’il s’agit de l’impact des activités humaines sur la biosphère. Le niveau des différentes classes de pollution et le nombre d’humains sont aujourd’hui si élevés que toute la planète est finalement affectée par les artéfacts humains, même s’ils paraissent anodins à l’échelle de l’individu.

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  • Écosystème planétaire 2

    Chaque région du globe séparée des autres par une barrière géologique quelconque constitue un biotope apparemment indépendant, avec son propre écosystème. Les espèces qui s’y sont développées ont cohabité, et ont évolué en fonction les unes des autres, arrivant à un équilibre assurant la survie de toutes. La planète peut ainsi se considérer comme une mosaïque d’écosystèmes relativement indépendants.

    Les choses changent à partir du moment où des échanges importants s’effectuent entre les différents écosystèmes. Tel est le cas de la pollution atmosphérique dont la planète entière est tributaire, ou de la pollution océanique qui, au gré des courants marins, passe d’un océan à un autre. Les hommes n’en sont pas les seuls responsables : de grandes éruptions volcaniques, ou des chutes de météores ont assez régulièrement obscurci le ciel sur l’ensemble du globe. La situation est encore pire aujourd’hui, avec la pollution industrielle et consumériste qui répand jour après jour ses déchets dans toute la biosphère.

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  • Effet pervers

    On appelle effets pervers les conséquences négatives généralement involontaires et imprévues que peut entraîner une action quelconque. On peut aussi parler de dommages collatéraux, pour reprendre l’expression inaugurée lors de la guerre d’Irak.

    La plupart des inventions humaines ont des effets pervers, pour la simple raison qu’elles s’inscrivent par nature en-dehors des lois naturelles et des équilibres écologiques existants. La réciproque est également vraie : toute dégradation environnementale découle soit d’un accident naturel (éruption, séisme, météorite, explosion solaire…), soit d’une action humaine, car l’homme est en principe la seule créature capable d’actions nouvelles contraires aux lois naturelles qui ont fondé les équilibres écologiques.

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  • Éfficacité

    Un traitement de fonds et toujours plus efficace qu’un traitement palliatif. Mais que désigne le terme “efficacité” exactement ? En médecine, des solutions visant à la préservation du milieu seront plus efficaces si elles remontent aux causes premières, car elles auront mises au jour toute la chaîne causale plutôt que de s’en prendre aux maillons immédiats.

    L’importance donnée à l’hygiène, par exemple, qui est à l’origine d’un énorme gaspillage de plastique dans la grande distribution, correspond-elle à une réalité ? N’est-elle pas plutôt la manifestation d’un dysfonctionnement psychique, d’une tendance obsessionnelle dont on devrait rechercher la cause dans des erreurs d’éducation, dans des contraintes sociales, voire dans des troubles psychophysiologiques induits par des modifications environnementales, telle un fragilité excessive face au microbes induite par un mode de vie inapproprié ?

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  • Égocentrisme

    Un consumérisme indifférent aux dommages qu’il implique pour l’environnement est l’expression directe de l’égocentrisme. Chacun pense à ses propres avantages, à son confort, à sa nouvelle voiture, à sa future résidence et néglige les conséquences que cela peut avoir à plus long terme et à plus large échelle.

    À cet égocentrisme s’oppose la conscience que l’individu devrait éprouver non seulement de la nature, mais également des autres et des générations futures. C’est-à-dire la capacité de se mettre à la place des autres et de ressentir ce qu’ils ressentent : l’empathie.

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  • élucider les causes précises de ces modifications

    On s’arrête généralement aux causes immédiates des phénomènes. On attribue par exemple le consumérisme à l’avidité humaine, et l’indifférence pour ses conséquences écologique à l’égoïsme. Et l’on croit avoir tout dit.

    Pourtant, il y a lieu de se demander si cette avidité et cet égoïsme apparemment incoercibles, du moins à l’échelle des masses, sont partie intégrante de la nature humaine. Si tel est le cas, on se trouve confronté à un état de fait, à une contradiction interne des lois d’équilibre qui régissent ordinairement les écosystèmes.

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  • Empêcher les pays en voie de développement d’accéder au mêmes avantages

    C’est une question de justice et de bon sens. Comment interdire à nos frères humains moins favorisés de bénéficier des mêmes avancées que nous ? Nous avons tout fait pour les convertir aux bienfaits de la culture occidentale. Ils ont largement épousé nos valeurs et notre forme de progrès. Ils sont en droit d’en retirer les mêmes avantages.

    Nous les avons honteusement exploités pendant des siècles de colonialisme, ce sont eux maintenant qui nous colonisent économiquement, en inondant nos marchés de produits défiant les lois de la concurrence. Pour sauver notre industrie, nous devrions renoncer à nos niveaux de salaire et de protections diverses.

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  • Énergies renouvelables

    Les énergies renouvelables sont l’un des grands chevaux de bataille de l’écologie. Ce n’est pas tant le fait de perforer la planète comme un gruyère qui doit nous inquiéter, mais la libération de tout le carbone qui était ainsi piégé depuis 300 millions d’années, laissant à l’atmosphère aboutir à l’équilibre où s’est développée la vie telle que nous la connaissons aujourd’hui.

    Il y a eu des périodes où les insectes volants étaient gigantesques, tout simplement parce que la concentration en oxygène était beaucoup plus importante, et que leur métabolisme pouvait alimenter leur musculature avec assez d’énergie. L’équilibre vital et écologique dépend beaucoup plus de l’équilibre de l’atmosphère qu’on ne peut en avoir l’impression, tant les choses sont stables au cours des siècles.

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  • Entachent notre civilisation

    Tous les mythes semblent indiquer que nous aurions perdu un paradis originel : s’agissait-il d’un environnement paradisiaque, comme peut l’être la nature lorsqu’on la respecte ? D’un état d’être qui aurait été celui de nos ancêtres, et qui devrait être le nôtre ? Ou les mythes nous indiquent-ils un état vers lequel nous devons tendre pour assurer un sens à notre existence ? Ces questions, ontologiquement fondamentales bien qu’assez hermétiques à une approche scientifique, méritent d’être examinées de près.

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  • Environnement culturel, psychologique et social

    Les comportements humains sont vraisemblablement déterminés plus par le contexte culturel et social que par le milieu physique (pour autant que celui-ci soit supportable). La manière de prendre les décisions, d’établir les choix, de ressentir la nature et la vie en général, dépend directement des structures psychiques, c’est-à-dire des multiples conditionnements et traumatismes subis dès la petite enfance.

    il est donc indispensable, si l’on veut changer le rapport de l’homme à l’environnement, de commencer par déterminer quels sont les traits en cause au niveau de la structuration psychique, puis de chercher quelles sont les valeurs ou contraintes culturelles responsables de ces distorsions.

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  • Environnement et civilisation

    Notre civilisation moderne n’est pas la première à avoir mis l’environnement naturel en danger. L’archéologie nous apprend que de nombreuses ethnies parmi les plus « évoluées » se sont auto-détruites suite à la surexploitation du milieu.

    Cette situation est-elle intrinsèquement liée à la condition humaine et au développement de toute culture ? Ne serait-il pas possible de définir une forme de civilisation qui satisfasse nos aspirations naturelles tout en préservant l’environnement ? Pourquoi et comment coexistent dans une culture ses bienfaits et ses méfaits, ses acquisitions et ses illusions, ses aspects créatifs et ses aspects morbides ? Les facteurs nuisibles à l’environnement sont-ils les mêmes que ceux qui nuisent à la santé physique ou mentale des individus ?

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  • Extrapolation

    L’extrapolation se définit en mathématiques comme la prévision de la valeur d’une fonction en supposant qu’elle continue à varier comme elle a varié précédemment.

    Si vous savez pas exemple que le niveau d’une nappe phréatique baisse d’un mètre chaque année, vous pouvez extrapoler cette variation et vous dire qu’elle aura baissé d’un mètre de plus une année plus tard. Ça ne marche malheureusement pas toujours : si un sécheresse ou des pluies inhabituelles se produisent entre-temps, ou que de nouveaux forages l’épuisent plus rapidement, ou encore si elle est complètement épuisée (là, elle ne baissera plus) etc. L’extrapolation n’est valable que toutes choses restant égales par ailleurs. Sinon, elle peut amener à commettre de lourdes erreurs.

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  • Fascination

    Nous sommes fascinés par toutes sortes de choses : des idées, des croyances, des individus, mais aussi par des objets, le luxe, le pouvoir, la richesse, le confort.

    Toutefois, nous ne sommes pas tous fascinés au même degré. Nous voyons aussi notre propre tendance à la fascination varier avec l’âge, les expériences, l’habitude, les psychotropes. Il s’agit donc bien d’une fonction psychologique qui dépend de certains facteurs complexes sur lesquels on ne sait en fait pas grand-chose.

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  • Fonctionnement du psychisme humain et ses possibles dysfonctionnements

    Le fonctionnement de tout système, fût-il mécanique, biologique ou psychologique, implique la possibilité de dysfonctionnements. Or, tout comportement repose sur un processus psychique. C’est donc en définitive le fonctionnement même du psychisme humain qui doit être passé au crible et, tout particulièrement, ses éventuels dysfonctionnements.

    On peut s’attendre à ce que les comportements qui compromettent les équilibres naturels relèvent d’un fonctionnement psychique non naturel. Cela même si nous sommes a priori convaincus d’être parfaitement normaux. Une telle conviction n’a rien d’une certitude, elle est au contraire tout à fait naïve et égocentrée : tous les fous se croient normaux…

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  • Fonctions et dysfonctions psychiques

    il est essentiel de distinguer fonctions et dysfonctions psychiques.

    On est en droit de penser que le fonctionnement naturel du psychisme, élaboré et mis à l’épreuve au cours de millions d’années, n’entraîne que peu ou pas de dommages, ni à l’organisme humain lui-même, ni à l’environnement dont dépend sa survie. Les dommages que l’on doit bien constater, aussi bien à la santé humaine qu’à l’environnement, seraient alors imputables à des dysfonctionnements, qu’il s’agit de cerner et d’expliquer.

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  • Grâce aux miracles des nouvelles technologies

    Tout miracle a ses limites, du moins lorsqu’il s’agit de miracles issus de la main de l’homme.
    Bien des questions se posent :
    – Les avancées des technologies vertes suffiront-elles pour compenser l’augmentation spectaculaire des besoins de l’humanité ?
    – Ces avancées seront-elles assez rapidement diffusées dans la population mondiale pour prévenir les effets prévisibles et imprévisibles de la surexploitation actuelle et à venir ?
    – Les ressources en matériaux suffiront-elles pour généraliser les nouveaux procédés technologiques ? (exemple : le lithium pour les accumulateurs des installations solaires et éoliennes)
    – Les méthodes de recyclage, dont l’application n’est jamais que partielle, pourront-elles enrayer sérieusement l’accumulation des déchets et des matières polluantes ?
    – Les nouvelles nuisances, liées aux nouvelles technologies, bien qu’inférieures à celles des méthodes industrielles et agricoles actuelles, seront-elles réellement en-dessous des biocapacités de la planète, compte tenu de l’accroissement démographique à venir ?
    – Ces moyens permettront-ils de générer suffisamment de nourriture pour les populations futures, compte tenu de l’érosion des terres, de la pénurie en eau, des risques liés aux pesticides et aux OGM, de la limitation des sources d’engrais, etc. ?

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  • Il faudrait aujourd’hui dix fois la planête

    Le calcul est difficile. On ne peut évidemment donner que des ordres de grandeur. En partant des chiffres du QUID 2001, soit une fois la planète pour 700 millions d’habitants au standing européens, on arrive effectivement à 10 planètes pour les 7 milliards d’humains qui peuplent actuellement le globe.

    D’autres estimations sont moins pessimistes, mais elles donnent toutes des chiffres alarmants.

    Il faut par surcroît tenir compte de l’augmentation rapide de la population mondiale, qui risque de largement compenser les efforts faits sur le plan du respect de l’environnement. La contribution des pays pauvres va être particulièrement lourde : à des taux de fécondité démesurés (jusqu’à 7 enfants par femme !) va s’ajouter la diminution de la mortalité infantile et l’accroissement de l’espérance de vie. Nous sommes très loin de la stabilisation de la population escomptée par les démographes les plus optimistes.

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  • Illusion

    En bons rationalistes, nous sommes convaincus que la matière est une réalité, et que le monde spirituel, ou pour le moins le monde que certains appellent magique, est une illusion.

    Il est clair qu’on ne peut pas s’acheter une voiture par la seule action de l’esprit, et qu’il faut recourir à la matière même pour se déplacer à pied. Sans aucun muscle à la clé, notre esprit ne pourrait même pas s’exprimer. La matière joue donc un rôle irréfragable, même en matière de spiritualité. Pourtant, on n’emporte dans l’au-delà ni la limousine dernier cri qu’on s’est payée pour ses vieux jours, ni même les muscles qui nous ont permis de vivre et d’agir tout au long de l’existence.

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  • Imposer que les individus n’aient qu’un enfant par famille

    L’exemple de la Chine est évocateur : le gouvernement communiste décidait en 1979 d’interdire aux familles d’avoir plus d’un enfant par famille, moyennant une amende colossale. Dans les zones rurales, un second enfant était autorisé au cas où le premier était une fille. La mesure était en soi raisonnable, face au risque d’épuisement des ressources en terres, en eau et en énergie.

    Qu’en est-il trente ans plus tard ? Le nombre d’enfants par femme est passé de 5,8 à 1,8. Les meurtres de bébés de sexe féminin se sont multipliés, ainsi que les stérilisations forcées et les avortements (500 millions). La réussite numérique partielle s’est donc opérée au prix de terribles drames humains. Dans un pays démocratique, les voix du peuple n’auraient jamais toléré pareille mesure.

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  • Indifférence aux conséquences écologiques de nos actes

    Chacun est partagé entre le souci de ne pas nuire à l’environnement, et le souci de ses propres intérêts. Les forces individuelles se retrouvent comme une sorte d’intégrale, ou de sommation, au niveau de l’humanité tout entière. L’équilibre entre les deux forces opposées déterminera l’avenir de la planète.

    il est donc urgent de s’interroger sur la teneur de ces deux tendances. On constate par exemple que de nombreux campeurs ou pique-niqueurs laissent traîner leurs détritus en pleine nature, dans la plus parfaite indifférence. il est pourtant évident que les prochains usagers de l’endroit le trouveront défloré et que cela leur porte un certain préjudice. On peut s’étonner qu’après toutes les campagnes médiatiques qui ont popularisé la volonté de propreté, le processus continue dans une très large mesure.

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  • Indispensables

    L’impression qu’un artifice est indispensable ou non dépend au premier chef de facteurs psychologiques et de choix de vie.

    Exemple : le chauffage est indispensable dans les régions froides, mais le fait de s’installer et de résider dans des régions froides résulte d’un choix, ou de certaines contraintes historiques découlant elles aussi de choix effectués par exemple par des envahisseurs. Une voiture puissante paraît indispensable à de nombreux individus, alors qu’il suffit d’un changement d’attitude pour se satisfaire d’un modèle moins polluant. Les monocultures de céréales, avec toutes leurs nuisances écologiques, se sont multipliées avec l’élevage intensif du bétail, alors que des bêtes nourries à l’herbe seraient meilleures pour la santé et pour l’environnement.

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  • Induire des désordres environnementaux ou d’être induits par ces désordres

    La notion de désordre se définit par rapport à un ordre, défini lui-même par certaines lois.

    Les molécules d’un cristal (par exemple du chlorure de sodium, ou sel de cuisine) sont réparties selon un ordre géométrique bien précis : tous les atomes sont placés au sommet de petits cubes alignés dans les trois dimensions ; cet ordre fait place au désordre lorsque le cristal est dissout dans l’eau ou fondu par la chaleur, les particules n’obéissent plus à aucune règle simple et se déplacent de manière aléatoire (imprévisible).

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  • Interactions

    On appelle interaction une influence réciproque telle qu’une modification d’un premier système provoque une modification du second, et qu’une modification du second provoque également une modification du premier.

    Il s’agit ici des modifications que l’homme peut imposer volontairement ou non à l’environnement (défrichage des forêts, désertification, construction de routes, émissions de CO2, diffusion de produits chimiques, transformations des aliments, etc.) et des modifications qui s’exercent en retour sur l’état physique et psychique des individus (allergies, pathologies, malnutrition, stress, intoxications, altérations de la structuration psychique, modifications des comportements, etc.).

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  • Intimement lié au fonctionnement du psychisme humain

    Nos représentations, nos raisonnements et nos décisions sont à la base de tous nos comportements. Nos prises de position dépendent directement du fonctionnement de notre psychisme, notamment de notre état psycho-affectif. Nos inclinations, nos passions, nos détestations, nos angoisses déterminent largement nos choix. La pensée sociale est loin de coïncider avec la pensée logique, et c’était sans doute encore plus vrai au moment où s’établissaient les bases de notre culture, avant que le rationalisme ne prenne la main sur les croyances religieuses ou autres.

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  • Inventivité

    L’homme se targue d’être inventif. Il est fier de sa capacité à trouver des solutions inédites à tous les problèmes de l’existence, à créer d’innombrables artéfacts censés lui rendre la vie plus agréable et plus sûre. C’est ce qui fait sa supériorité sur l’animal, dont les instincts restent quasiment figés sur des comportements relativement stéréotypés.

    Néanmoins, toute invention peut présenter des dangers : il est impossible de prévoir à l’avance les conséquences qu’une innovation quelconque aura sur nous-mêmes et sur notre environnement. La voiture automobile paraissait, il y a peu, n’être qu’une pure merveille facilitant nos déplacements et tout le monde s’en réjouissait ou enviait les propriétaires de belles limousines. Cent ans plus tard, nous nous rendons compte qu’elle empoisonne la vie dans nos cités, que nous sommes obligés de fuir… en automobile pour aller respirer l’air et le silence des campagnes. Sans compter la pollution et ses conséquences sur le réchauffement climatique. On peut aujourd’hui se demander si nous avons vraiment gagné au change…

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  • L’emprunte écologique

    Le concept a été défini par le Bâlois Mathis Wackernagel et son équipe il y a une quinzaine d’années en Californie. « Empreinte écologique » désigne l’ensemble des traces irréversibles que laisse une population dans son biotope. Pour en savoir plus : >>>

    L’empreinte écologique se définit donc en termes de biocapacité du milieu, cela dans tous les différents domaines d’atteintes à l’environnement. Pour qu’un écosystème reste en équilibre, il faut que l’empreinte laissée soit nulle ou très faible, c’est-à-dire que les prélèvements et les rejets puissent être compensés et résorbés au fur et à mesure, sans qu’il y ait d’accumulation ni de dégradation.

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  • L’abondance alimentaire, la confiance dans l’avenir

    Les parents qui se sentent en sécurité et dans la capacité de nourrir leur progéniture dans de bonnes conditions ont en principe tendance à faire plus d’enfants que dans le cas contraire.
    Lorsqu’on sait que la nourriture viendra à manquer, qu’il n’y aura pas d’eau potable pour tout le monde, que des conflits mettront les vies en danger, un réflexe naturel viendrait limiter spontanément le nombre d’enfants désirés.

    Cette réaction peut expliquer la phase d’explosion démographique que l’on observe dans la première période de transition démographique, lorsque le progrès tout neuf vient rassurer et enthousiasmer les esprits. Il est en revanche illusoire d’en déduire la réciproque : dans une situation de stress, le réflexe le plus naturel consiste plutôt à multiplier la descendance afin de donner à l’espèce un maximum de chances de survie.

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  • L’absence de tout prédateur qui s’en prenne à l’espèce humaine

    L’homme est l’une des dernières créatures de l’évolution. Peu de prédateurs ont eu l’occasion de s’adapter à ses caractéristiques, à part quelques parasites comme les poux, les puces, les vers intestinaux, de nombreuses bactéries, etc.

    La peste noire, transmise probablement par les puces des rats transportés par les bateaux, a provoqué la disparition de près de la moitié de la population en Europe au XIVème siècle. Bien d’autres épidémies avaient déjà fait des ravages dès l’Antiquité, toujours en rapport avec des périodes de famine affaiblissant les populations. Il est donc faux de dire que l’homme n’a pas de prédateur. On peut seulement affirmer qu’il n’a pas de prédateur visible (ou macroscopique).

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  • L’écologie

    L’écologie est aujourd’hui une science à part entière. Les actions humaines, s’ajoutant à des facteurs naturels, ont des conséquences directes et indirectes sur le milieu, auxquelles s’ajoutent des effets boomerangs et des cascades de désordres le plus souvent imprévisibles. La complexité des lois naturelles est rendue encore plus impénétrable par les dérèglements de l’harmonie primitive. Seule une approche scientifique permet alors de décrypter les mécanismes biologiques et physiques qui interfèrent et additionnent leurs effets.

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  • l’écologie classique

    L’écologie traditionnelle s’arrête à l’étude des équilibres et des désordres biologiques dans les différents biotopes, et dénonce les sévices exercés par les activités humaines sur l’environnement. L’écogénétique humaine s’intéresse aux causes profondes qui ont amené les hommes à une forme de progrès particulièrement nuisible à l’environnement. L’écopsychologie s’est déjà proposé cette tâche, mais s’est tournée vers les aspects thérapeutiques des rapports à l’environnement.

    Il s’agit ici d’examiner non seulement les caractéristiques constitutionnelles de l’être humain qui sont à l’origine des choix de comportement anti-écologiques (tendances naturelles à l’appropriation, à la paresse, à l’indifférence…), mais principalement les dysfonctionnements psychiques qui conduisent à des nuisances environnementales (hypertrophie de l’ego, perte de l’empathie naturelle, perméabilité aux discours publicitaires…).

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  • L’écologie traditionnelle ne s’intéresse guère aux facteurs psychologiques, voir psychopathologiques

    Ce n’est pas par hasard que le fonctionnement psychique humain n’est pas mis fondamentalement en cause. Il y a bien quelques écologistes qui attribuent la dérive consumériste à l’avidité ou à l’égoïsme. Mais ces défauts sont alors considérés comme des aspects malheureux de la nature humaine.

    L’écogénétique humaine fait un pas de plus, non seulement en recherchant plus systématiquement les tendances psychologiques génératrices des comportements destructeurs de l’environnement, mais en centrant ses recherches sur l’origine profonde de ces tendances.

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  • L’écopsychologie

    L’écopsychologie a pour but l’étude des rapports entre l’environnement et l’état psychique de l’être humain. Un contexte néfaste peut induire toutes sortes de maladies, cela plus que jamais à l’ère de la pollution. L’écopsychologie étudie non seulement les effets de l’environnement sur le fonctionnement psychologique, mais recherche également les comportements , mentalités et valeurs culturelles qui sont à l’origine de la crise écologique.

    L’écogénétique humaine fait toutefois un pas de plus en distinguant les valeurs « pro-génétiques », c’est-à-dire celles qui correspondent aux potentialités génétiques de l’être humain et des autres espèces, des valeurs « anti-génétiques », qui soumettent les organismes à des conditions auxquelles il ne sont pas adaptés génétiquement. Les notions modernes de biologie et de psychologie évolutives sont ainsi prises en compte et sous-tendent des raisonnements et des heuristiques plus fondamentales.

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  • L’explosion démographique

    Les chiffres sont éloquents : la population mondiale a crû de manière quasiment exponentielle. Une telle courbe caractérise une véritable explosion.

    L’explosion d’une mixture n’est toutefois possible que si les conditions sont réunies pour faire réagir les différents ingrédients entre eux. Il s’agit donc de faire l’inventaire de ces ingrédients, et de n’en oublier aucun – exigence que les recherches actuelles sur la démographie sont loin d’assumer.

    L’écogénétique humaine ajoute aux facteurs démographiques déjà pris en compte deux questions fondamentales, pratiquement négligées : celle de l’alimentation, et celle de la sexualité. Ces deux domaines sont en rapport étroit avec la multiplication des naissances et jouent un rôle manifestement plus important que la diminution de la mortalité infantile et l’allongement de la durée moyenne de vie.

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  • L’exponentielle

    Qu’appelle-t-on une exponentielle ?

    C’est une fonction mathématique très simple, que vous appliquez sans y penser chaque fois que vous calculez les intérêts composés de votre livret A…

    Exemple : si chaque année vous rapporte 10 % d’intérêt (ce serait plus réaliste pour un emprunt que pour un carnet d’épargne, mais enfin…), les 1000 euros que vous aviez en janvier seront passés à 1100 fin décembre. Puis vous laissez le tout rapporter une nouvelle fois. Votre nouveau gain sera de 10 % sur 1100€, et votre compte s’élèvera en décembre suivant à : 1100 + 110 = 1210€.
    Puis pour l’année suivante : 1210 + 121 = 1331.
    Au bout de cinq ans, vous en serez à 1610,51€.
    Au bout de dix ans, vous arriverez à 2593,74€
    Au bout de quinze ans, à : 4177,25€
    Au bout de vingt ans, à : 6727.50
    Au bout de cinquante ans, à : 117390,85€
    Au bout de cent ans, à : 13 780 612,34€…

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  • L’exporter dans les pays du Tier-Monde

    Avec les médias dont nous disposons aujourd’hui, tout ce qui représente la facilité et le luxe s’exporte à la vitesse de la lumière jusque dans les derniers recoins du globe. Le phénomène va encore s’accélérer avec la pénétration de la télévision et d’internet dans les couches les plus profondes de la population. Qui ne rêverait pas de belles voitures, d’électroménager dernier cri, d’ordinateurs plus performants, et de mille autres sources de pollution lorsque la publicité directe et indirecte (celle que font les films de fiction autant que les documentaires) nous allèche jour après jour avec ses incoercibles appâts ?

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  • L’homme et son environnement

    Définition du Petit Robert :l’environnement comprend l’ensemble des conditions naturelles (physiques, chimiques, biologiques) et culturelles (sociologiques) dans lesquelles les organismes vivants (en particulier l’homme) se développent.

    L’écologie traditionnelle s’est malheureusement peu intéressée aux influences exercées par l’environnement matériel et culturel sur l’état psychique des individus, comme à celles de cet état psychique sur les comportements anti-écologiques et sur le devenir de la culture.

    L’écogénétique humaine a pour but de combler cette lacune. Face à chaque dysfonctionnement psychique repérable, elle prend en compte non seulement le déterminisme génétique – tendances innées contre lesquelles il n’y a d’autres remèdes que des palliatifs – mais surtout le déterminisme environnemental, tant matériel que culturel. Chaque élément susceptible d’induire un effet pathogène au niveau écologique ou sanitaire est soumis à un examen approfondi, de même que les effets boomerangs et les cercles vicieux qu’il peut déclencher.

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  • l’origine de ce faux besoin

    Il ne suffit pas de dénoncer les faux besoins pour les faire disparaître. Il se trouvera toujours des partisans prêts à défendre les pires habitudes au nom de la tradition, de la commodité, de la liberté individuelle, et des écologistes invétérés tentés d’interdire pour interdire. Les choses changent à partir du moment où l’on dispose non seulement de critères objectifs pour distinguer vrais et faux besoins, mais d’explications claires sur leurs origines respectives.

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  • La conséquence immédiate du progrès industriel et médical

    Il est clair qu’une amélioration rapide des conditions de vie peut inciter les couples à avoir un plus grand nombre d’enfants. Plus gros salaire, plus de nourriture, plus grand appartement, moins de souci pour les fins de mois… Autant agrandir la famille, et si le vœu n’est pas délibéré, l’attention portée aux moyens de contraception fléchit automatiquement si l’on sait qu’un enfant supplémentaire ne posera pas de problèmes de budget.

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  • La croissance démographique en France

    Entre 1600 et 1700, la population passait de 20 millions à 21 millions, puis atteint 29,4 millions en 1801. On a donc, pour ces deux siècles successifs, des augmentations respectives de 1 millions vs 8 millions, soit des taux de croissance relative moyens par année de 0,5 ‰ vs 3,3 ‰. Ou encore environ 10500 enfants de plus que le renouvellement générationnel au XVIe siècle vs 70000 au XVIIe.

    Un simple accroissement exponentiel aurait mis en jeu des augmentations respectives de 1 million vs 1,05 millions, donc des naissances surnuméraires passant de 10500 à seulement 11025. Il est évident qu’une facteur de croissance majeur est intervenu entre-temps.

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  • La démographie galopante

    Comme un cheval qui s’emballe, la population mondiale prolifère depuis des siècles (voir ) et court à sa perte sans que nul ne sache comment tirer sur le mors. Malthus prévoyait déjà une croissance exponentielle qui, moins de deux cents ans plus tard, allait effectivement menacer la planète. Naïvement, il comptait sur le bon sens des individus et sur une volonté partagée de limiter les naissances. Malgré tous les contraceptifs actuellement sur le marché, et malgré un léger ralentissement dans certains pays d’Europe, la courbe continue de s’envoler.
    On attribue généralement cette explosion aux bienfaits du progrès industriel et de la médecine : diminution de la mortalité infantile, allongement de la durée de vie, abondance alimentaire, sentiment de sécurité dû aux progrès politiques. Il saute pourtant aux yeux, d’après les estimations des démographes, que l’exponentielle s’amorce beaucoup plus tôt, déjà dans l’Antiquité.

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  • La démographie pourrait en soi exploser en beaucoup plus vite

    La question se pose en effet fondamentalement : quels sont les mécanismes psychologique, psychosociaux ou psychosexuels qui maintiennent la prolifération d’une population dans des limites acceptables ?

    Peut-on admettre que la prise en considération des problèmes de budget familial, le désir d’avoir des descendants de son sang, la joie d’élever des enfants, le risque de surpopulation et autres éléments liés aux possibilités vitales soient intégrés par l’individu de manière consciente de sorte, qu’il ne désire qu’un nombre d’enfants correspondant, en moyenne, aux possibilités économiques de la société dont il fait partie ?

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  • La majorité des humains

    Le problème écologique est plus qu’un problème de majorité politique. Avec la prolifération de l’humanité, il suffira qu’une minorité continue à polluer les mers et l’atmosphère pour que la catastrophe soit irréversible. Malencontreusement, cette pollution se perpètre en grande partie dans la vie privée, ou derrière les frontières d’un État, de sorte que des décisions internationales ne pourront pas forcément ramener tous les acteurs à la raison.

    La seule solution consiste à créer une prise de conscience générale qui amène chacun à voir objectivement l’inanité des comportements directement ou indirectement destructeurs de l’environnement. Peut-être faudra-t-il friser de près la débâcle, voir des pays entiers souffrir de sécheresse et d’autres intempéries, des populations mourir de faim et menacer les mieux nantis, la radioactivité galopante condamner de vastes zones, le ciel s’assombrir à force de combustions irréfléchies au point de mettre en péril toutes les cultures de la planète jusqu’au jardin familial…

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  • La mode des mises en nourrice

    Confier leur nourrisson à une nourrice était déjà pour les mères de l’Antiquité un moyen d’échapper aux charges de l’allaitement. Au Moyen-âge, toutefois, l’allaitement au sein maternel était la règle. Ce n’est qu’à partir du XVIe siècle que la mode prit un nouvel essor. Elle progressa pour culminer au XIXe siècle et prolonger indirectement ses effets au XXe avec les laits maternisés : nombreux étaient les médecins qui recommandaient aux jeunes mamans de donner le biberon, réputé plus sain que le sein grâce à de meilleures conditions d’hygiène.

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  • la nature humaine en soi, ou plutôt ses avatars induits par la culture

    Tous nos comportements sont intrinsèquement liés à notre fonctionnement psychique. Ce fonctionnement est en partie inné, en partie conditionné par l’éducation, la morale, les différentes contraintes sociales et environnementales.

    Chaque fois qu’un comportement pose problème, il y a lieu de se demander dans quelle mesure il découle des caractéristiques innées du psychisme humain, tel qu’il est programmé génétiquement, ou s’il provient au contraire de certains conditionnements ou autres facteurs qui ont pu altérer les structures psychiques par rapport à ce qu’elle devraient être.

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  • La raréfaction des ressources

    Situation dérisoire s’il en est : l’homme, la plus évoluée des créatures, ne trouverait pour freiner sa prolifération et limiter la destruction de son biotope, que la destruction de son biotope. Triste tautologie que les animaux les moins évolués appliquent déjà malgré eux…

    Il est vrai que l’homme n’a pas de prédateur. Il est donc contraint de se faire son propre prédateur. C’est en détruisant son milieu qu’il parviendrait à limiter la destruction de son milieu… Là encore, l’écophilosophie en prend un coup !

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  • Lâcheté

    A priori, il ne devrait guère y avoir de relation entre un défaut de caractère comme la lâcheté et le problème beaucoup plus concret de l’environnement.

    Pourtant, si l’on y regarde de plus près, il faut une bonne dose de courage pour reconnaître les erreurs commises à l’encontre de la nature et surtout pour renoncer aux habitudes pernicieuses. C’est par une forme de lâcheté que l’individu refuse de se lancer dans les changements de conduite nécessaires sous prétexte que les autres ne s’y sont pas encore lancés. Nous sommes là au centre même des résistances qui freinent la prise de conscience écologique.

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  • Le « croissez et multipliez » qui anime irrésistiblement les humains

    La perpétuation de l’espèce humaine s’est jusqu’ici manifestée par le truchement de notre instinct de reproduction. Elle passe dorénavant par la maîtrise de cet instinct.

    Le très biblique «croissez et multipliez» n’est plus à l’ordre du jour, au regard du danger démographique. Il est malheureusement toujours présent dans notre culture, et dans bien d’autres plus encore que chez nous. On se réjouit, en France, d’une remontée du taux de fécondité à 2,01 enfant par femme, juste suffisant pour faire croître la population (immigration à l’appui) et assurer la croissance économique. Il faudrait au contraire s’inquiéter d’une augmentation de l’empreinte écologique. On apporte une aide aux familles nombreuses alors qu’il faudra bientôt faire payer une amende pour chaque enfant supplémentaire, comme on fait payer une pollutaxe aux industriels. On tient pour immoral tout interdit imposé aux familles quant à leur liberté de procréation.

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  • Le consumérisme et la croissance

    Ces deux caractéristiques irréfragables de notre société moderne, le consumérisme et la croissance, sont ressenties comme une sorte d’heureuse fatalité. Sans croissance, l’économie mondiale s’effondre, et sans consommation, le bonheur individuel ou familial est gravement mis en cause. Autrement dit, il nous paraît logique que la croissance et la consommation fassent notre bonheur.La question se pose pourtant de savoir pourquoi nous en sommes arrivés là, sachant que croissance et consommation nous condamnent à choisir entre catastrophe économique et catastrophe écologique, sans pour autant nous apporter les satisfactions profondes auxquelles nous aspirons. Avec au contraire des dommages collatéraux comme la sédentarité, l’obésité, les maladies de civilisation, la solitude dans la foule, les charges financières, les crises économiques, le vide intérieur…

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  • Le niveau culturel et l’accès aux contraceptifs n’expliquent pa tout

    Des parents plus cultivés, conscients des mécanismes de la fécondation, sont certainement mieux en mesure d’éviter des conceptions accidentelles. C’est pourquoi on peut certainement miser sur une meilleure éducation pour freiner l’explosion démographique.

    Plusieurs bémols pourtant :

    1. L’éducation va de pair avec l’accès au progrès. La multiplication des contacts culturels amène inévitablement l’envie de partager les avantages des pays développés. Les progrès en matière d’éducation provoqueront donc conjointement une explosion de la consommation, dont la planète fera les frais bien avant que le coup de frein au taux de natalité ne se soit traduit par une réduction de la population.

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    2. Le Radeau de la Méduse

      Tableau célèbre s’il en est, le Radeau de la Méduse incarne aujourd’hui parfaitement l’humanité partie à la dérive sur les flots de l’histoire, l’espérance illusoire, la perte des repères et le naufrage certain. Michelet le premier sut mettre le chef-d’oeuvre de Géricault en rapport avec la destinée de notre civilisation : « C’est notre société tout entière qui embarqua sur ce radeau de la Méduse »…

      Comme le font bien souvent les artistes, le peintre sut tirer d’un fait d’actualité une œuvre hautement allégorique : le naufrage d’un radeau où s’étaient réfugiés 150 passagers d’un navire échoué, parti en 1816 coloniser le Sénégal, faute de chaloupes en nombre suffisant. Ces malheureux finirent par se battre et dévorer les morts, seuls dix survivants furent sauvés in extremis.

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    3. Le taux d’accroissement démographique mondiale de 1,096%

      Ce chiffre de 1,096 % est tiré de la publication de la CIA « The world factbook » pour 2012. Il signifie que, chaque année, la population mondiale s’accroît de 1,096 %. Pour une population de 7 milliards d’individus, l’accroissement est de 76 720 000, soit un peu plus que la population actuelle de la France.

      Pour se rendre compte concrètement de ce que cela représente, on peut visualiser une longueur d’un mètre, et penser que chaque année, on lui rajoute un bon centimètre. Au bout de dix ans, elle mesure un mètre dix. Au bout de cent ans, elle a doublé. Cela si l’accroissement est constant. Les démographes nous laissent espérer en une diminution du taux de croissance, voire en une diminution de la population une fois le progrès passé partout.

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    4. Les capacités de renouvellement de la biosphère

      Déjà formulée en 1842, la notion de biosphère est définie en 1875 par le géologue suisse Suess comme étant la partie de la sphère terrestre où se manifeste la vie.

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    5. Les caractéristiques innés de l’être humain

      Le psychisme humain est en partie déterminé par les données génétiques de l’espèce. Les traits communs que l’on trouve dans les différentes cultures en sont la preuve vivante. Par exemple : tous les êtres humains recherchent le plaisir alimentaire, on peut donc admettre que ce besoin de plaisir est inné. De même, tous les êtres humains recherchent le plaisir sexuel ; il faut donc également admettre que ce besoin de plaisir est une fonction programmée génétiquement, même si les moyens de réalisation peuvent être différents d’une forme de société à une autre.

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    6. Les conceptions accidentelles sont statistiquement inévitables

      Pour la clarté du raisonnement, nous devons considérer séparément les rapports protégés et les rapports non protégés. Les seconds ont évidemment une incidence immédiate sur la probabilité de fécondation. Mais les rapports protégés ne peuvent pas être mis hors de cause, pour la simple raison qu’aucun des moyens contraceptifs n’est sûr à 100 %. Une certaine proportion d’entre eux conduisent, contre la volonté des protagonistes, à des fécondations inopinées. Les chiffres donnés par différentes enquêtes indiquent une fourchette de 20 à 40 %.

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    7. Les différentes pages de ce site

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    8. Les esprits perdent leur objectivité

      Un excellent exemple est celui de Jean-Christophe Victor, auteur de l’émission hebdomadaire d’arte : Le Dessous des Cartes. Alors même que ses prestations en matière de politique se sont toujours avérées de haut niveau, son irruption dans le domaine de l’éco-démo-futurologie s’est soldée par un fiasco monumental, au point que la vidéo parue sur Youtube a été définitivement retirée par la chaîne.

      On peut vérifier dans son script, sauvegardé par un Internaute, que le commentateur commet une incroyable erreur de raisonnement, comme s’il devait à tout prix rassurer les téléspectateurs quant à l’évolution démographique à venir, ou se rassurer lui-même.

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    9. Les exigences du milieu naturel

      Les organismes vivants ont tous besoin de conditions bien précises pour pouvoir se développer correctement. Chaque espèce a besoin d’une palette alimentaire particulière, certaines nécessitent une grande plage alimentaire, comme les chimpanzés, d’autres se contentent d’un aliment unique, comme le koala qui ne digère que des pousses de certaines variétés d’eucalyptus. Certains organismes savent se nourrir de bois, par exemple les larves de certains coléoptères, alors que les lichens se contentent de roche.

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    10. Les facteurs de la modernité que l’on cite, qui favoriserait l’espérance de vie

      Si la durée moyenne de vie double suite aux progrès médicaux et aux meilleures conditions de vie, toutes choses restant égales par ailleurs, la population double également.

      C’est ainsi que les démographes expliquent la croissance démographique pendant la première phase de transition démographique. Lorsque le progrès fait sentir ses effets, la population commence par s’accroître du fait que le taux de mortalité baisse rapidement. Puis dans une deuxième phase, le taux de naissance baisse à son tour sous l’effet des « changements de moeurs », de sorte que la population tend à se stabiliser (voir la critique de ce modèle dans les commentaires suivants).

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    11. Les facteurs psychiques

      Ce sont effectivement des facteurs psychologiques qui conditionnent la dépendance à un mode de vie.

      Une question fondamentale se pose à ce propos : les artéfacts nuisibles à l’environnement peuvent-ils être indispensables, en termes de survie ou de bonheur, à l’être humain ? Nous serions dans une sorte d’impasse de l’évolution si nos besoins fondamentaux, y compris celui de pérenniser l’espèce, étaient en contradiction avec la survie du milieu dont dépend notre propre survie. L’humanité serait vouée par nature à cheminer vers son autodestruction…

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    12. Les facteurs psychopathologiques

      Nous sommes tous convaincus d’être parfaitement normaux. Les fous le sont aussi.

      Un étonnement peut toutefois surgir lorsqu’on apprend à l’école qu’une certaine dose de paranoïa et de schizophrénie est omniprésente. La psychanalyse elle-même considère que le psychisme normal se décline sur trois axes : la névrose, la paranoïa et la perversion. L’adage est bien connu : le normal est fou, et le fou est normal…

      Il est difficile, à l’intérieur d’une société dont les points de repère sont fixés par la tradition, de savoir si le comportement considéré comme normal est vraiment normal, c’est-à-dire conforme aux potentialités génétiques de l’être humain. Les indigènes habitués au rituel des « négresses à plateau » considèrent le visage déformé comme un canon de beauté. Les tribus dont les femmes s’allongent le cou en empilant des anneaux ont d’autres critères de normalité. Le relativisme culturel est une réalité en ce sens que les membres d’une société qui obéissent à certaines normes ressentent ces normes comme parfaitement naturelles, mêmes si elles sont manifestement contre nature.

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    13. Les liens réciproques

      Dans un domaine aussi complexe que celui des rapports entre comportements humains et désordres écologique, il serait bien simpliste de ne prendre en comte que les effets des premiers sur les seconds. Le comportements de nos ancêtres, tout comme nos comportements modernes, peuvent être influencés de mille manière par les facteurs environnementaux.

      Pour qu’un recherche soit exhaustive, il faut compter dans les influences de l’environnement bien plus que les effets perturbateurs d’un milieu urbanisé, bruyant, pollué, bétonné, comme les dénoncent les écologistes traditionnels. Tout ce qui environne l’individu peut avoir des effets pervers sur son fonctionnement psychique et sur ses comportements : les contraintes sociales, les angoisses, le stress, les privations, trop de facilité, un excès d’oisiveté comme un excès de travail, une alimentation inadaptée, la compétition, le harcèlement, la morale répressive, une sexualité déficiente, une éducation trop lâche ou trop sévère, la liste est interminable.

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    14. Les limites d’adaptabilité

      La notion de marge d’adaptabilité permet de mettre fin au débat stérile entre déterminisme culturel et déterminisme génétique. Dire que toutes les attributs comportementaux proviennent de la culture serait négliger la part d’inné du psychisme humain. Prétendre que tout est déterminé par les gènes serait négliger la part d’acquis, induite par la culture.

      La vérité se trouve entre ces deux extrêmes : un organisme ne peut supporter des conditions trop éloignées de celles pour lesquelles ses données génétiques lui garantissent un fonctionnement optimal. Mais il peut s’adapter à des conditions qui s’en écartent jusqu’à une certaine limite, correspondant à sa marge d’adaptabilité.

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    15. Les mécanismes des dégradations écologiques

      L’écologie classique s’emploie déjà à décrypter sous l’angle biologique les mécanismes parfois très complexes des différentes atteintes à l’environnement. L’écogénétique humaine propose de considérer ces mécanismes dans leur totalité.

      À l’origine des mécanismes biologiques ou biochimiques se trouvent toujours des mécanismes psychologiques, responsables des comportements inappropriés. Dans certains cas, ces mécanismes psychologiques reposent eux-mêmes sur des causes biologiques ou biochimiques. Une coupure entre le plan de la biologie et de la psychologie est donc artificielle. Elle revient à préserver les responsabilités humaines d’où sont issus les comportements nocifs.

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    16. Les modifications du fonctionnement psychique

      La grande alternative est celle-ci : les comportements destructeurs de l’environnement, ceux qui ont conduit à la déforestation, à la pollution, au consumérisme, au réchauffement climatique et autres dommages écologiques, découlent-ils des caractéristiques innées du psychisme humain ? Ou plutôt de modifications de l’état psychique sous l’effet de facteurs qui restent à déterminer ?

      Dans le premier cas, il reste à déplorer l’imperfection de notre génétique, qui nous vaut un cerveau limité au point de ne pas être capables de prévoir les conséquences lointaines de nos actes. Nous avons la fâcheuse tendance, lorsque nous inventons un nouvel artifice, à ne voir que le but immédiatement poursuivi, et à occulter les effets pervers que celui-ci pourrait avoir à long terme.

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    17. Les moteurs inconscients

      Nos motions conscientes nous paraissent déterminantes. Nous avons l’impression de pouvoir décider librement de nos destins, de nos actions, de nos choix. Il faut un véritable travail d’exploration intérieure pour constater que l’inconscient sous-tend toute notre activité psychique, et même très largement notre libre arbitre. C’est dans ces régions inaccessibles que se nichent les pulsions souvent inavouables, les racines de l’avidité et de l’égoïsme, les angoisses, les dégoûts, les appétences en tous genres qui tirent les ficelles de notre vie consciente.

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    18. Les systèmes auto-organisés

      Certains esprits se réclament des nouvelles théories sur les systèmes complexes pour balayer toute forme de déterminisme génétique, jusqu’à prétendre que l’adaptabilité du vivant ne connaîtrait quasiment pas de limite. Les systèmes complexes auto-organisés seraient capables de faire émerger des propriétés nouvelles et de s’adapter très rapidement à des contraintes nouvelles.

      Ainsi, l’homme pourrait inventer n’importe quel artifice et les organismes vivants seraient capables de s’en sortir sans difficultés majeures. C’est évidemment oublier que tout système, aussi complexe qu’on puisse l’imaginer, connaît toujours certaines limites. La question est donc fondamentalement de savoir où se trouvent ces limites, et si les artéfacts mis en place par la civilisation les dépassent ou non.

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    19. Lévi-Strauss

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      Père du structuralisme et écologiste précurseur, Claude Lévi-Strauss, mort en 2009 à l’âge de 100 ans, portait un regard pessimiste sur une planète qu’il disait épuisée et ravagée par la civilisation de masse. Écologiste non militant, le philosophe et ethnologue fut un infatigable défenseur de la diversité des cultures et de leur environnement. Il est le premier à avoir tant insisté sur le lien privilégié entre les peuples dits primitifs et l’environnement, et à avoir fait l’éloge, à travers eux, de la nature, de la diversité et de la complexité du monde. »

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    20. Mal-être

      Malaise dans la civilisation… tel est le titre du fameux ouvrage de Freud (1929), qui tente de faire le tour du problème. Son analyse est remarquable pour l’époque.

      Même si certains contestent son approche « pansexuelle » du psychisme humain, les causes de mal-être qu’il voit dans le refoulement oedipien ne peuvent pas être simplement gommées. Notre société connaît manifestement un problème lié à la sexualité, et cet aspect des choses ne peut être négligé lorsqu’il s’agit de faire un inventaire des causes de dysfonctionnement psychique.
      La « névrose endémique » peut expliquer au moins en partie les sentiments diffus de frustration qui poussent au consumérisme. La théorie freudienne de la sublimation donne une explication à l’importance exagérée que manifestent les individus pour toutes sortes d’objets matériels. Une voiture de sport peut fort bien compenser un manque d’amour remontant à la prime enfance. Une attirance pour la consommation du lait animal pourrait traduire le traumatisme du bébé au moment du sevrage, ou par suite d’une absence de l’allaitement.

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    21. Multiplier les victimes

      Plus on est de fous, et plus on s’amuse…

      La vieille maxime n’est aujourd’hui plus de mise. il faudrait dire au contraire : plus on est de fous, et plus il y aura de souffrances. Nos folies d’aujourd’hui seront payées par nos rejetons. Plus nous aurons contribué à la prolifération de l’espèce humaine, plus grave sera la catastrophe, et plus ils seront nombreux à en subir les conséquences dramatiques.

      Seuls les fous pourraient décider de suivre cette voie. L’unique solution est de limiter les naissances de toute urgence, afin de faire régresser le plus vite possible le nombre des consommateurs, en même temps que limiter la consommation individuelle et assainir son empreinte écologique. il faut agir sur tous ces tableaux, aucun ne peut être négligé.

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    22. Négligée par le monde scientifique

      Aussi troublant que cela puisse paraître, le monde scientifique ne remet pas en cause de nombreux comportements humains, du moins pas en les rapportant à un possible dysfonctionnement psychique.

      La plupart des chercheurs partent du point de vue que l’être humain est ce qu’il est, que ses défauts sont constitutionnels, inhérents aux imperfections de la nature, aux limites de la génétique, et de toutes façons inévitables. Les anthropologues, par exemple, s’opposent le plus souvent assez violemment (sous le couvert du relativisme culturel) à l’idée qu’une culture puisse être meilleure qu’une autre, ce qui interdit d’emblée de se poser des questions sur le système de valeurs propre à notre culture actuelle.

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    23. Névrose

      Définition psychanalytique de la névrose : Affection résultant d’un conflit inconscient entre les pulsions du sujet et les interdits qui s’opposent à leurs réalisations.

      précisément : les pulsions émises par le Ça, notamment certaines pulsions sexuelles, sont refoulées sous l’effet des interdits présents dans le Surmoi, et finissent par s’exprimer par des voies anormales. Ces pulsions déviées n’altèrent pas le Moi, qui constate simplement l’anomalie des comportements névrotiques, sans savoir comment résoudre le conflit, vu que celui-ci se joue dans l’inconscient.

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    24. Ni par une augmentation de l’espérance de vie

      On connaît avec une bonne précision l’espérance de vie à partir de 1750. Au Moyen-âge et jusque vers 1780, elle était comprise entre 25 et 30 ans. Ce n’est qu’à partir de 1800 qu’elle entreprend une ascension vertigineuse, pour atteindre 80 ans de nos jours, très probablement grâce aux progrès de la médecine.

      La multiplication de la population que l’on voit s’installer à la fin du XVIIe et se poursuivre jusque vers 1780 ne s’explique donc pas de manière satisfaisante. Elle est très probablement due à une multiplication des naissances, dont il faut chercher la cause. Il est en effet possible que cette cause soit restée sous-jacente à l’explosion démographique telle qu’elle s’amorce au début du XVIIIe, et être encore présente aujourd’hui, par exemple induire une résistance contre toute récession démographique.

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    25. Nos inventions et modifications comportementales

      Chaque nouvelle invention peut engendrer une modification comportementale à grande échelle, et chacune de ces modifications peut engendrer de nouvelles inventions. C’est ainsi que chemine le progrès, suivant une cascade effrénée d’artéfacts et de modifications des us et coutumes. Il est convenu de s’en réjouir. C’est grâce à lui que notre vie d’aujourd’hui est plus facile et plus intéressante, et que la croissance parvient à garantir notre sécurité et notre niveau de vie.

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    26. Notion avérée d’adaptation limitée

      Les systèmes biologiques sont capables de changements « automorphes » et « exomorphes », c’est-à-dire opérant soit sur leur propres caractères biologiques, soit sur leur environnement, dans une tentative d’adaptation à des conditions nouvelles. L’ampleur et la teneur des changements qui leur sont possibles restent néanmoins précisément circonscrits.

      Exemple : une espèce peut s’adapter à un réchauffement de l’atmosphère de quelques degrés. Les individus recourront à diverses stratégie, comme la sudation. À plus long terme, l’espèce pourra s’adapter en modifiant ses caractéristiques génétiques : les éléphants ont développé la surface de leurs oreilles pour mieux réfrigérer leur sang au contact de l’air. Les stratégies possibles restent pourtant limitées, aucune des espèces existantes ne pourrait survivre à des températures détruisant les liaisons carbone-hydrogène. La plupart succomberait même à un réchauffement climatiques de quelques dizaines de degrés. Il en va de même dans tous les domaines des relations entre être vivant et environnement : alimentation, oxygénation, pollution, prédation, etc. La vie ne tient qu’à un fil, et ce fil est en train de s’effilocher…

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    27. Notre dépendance au consumérisme et sa force de contagion

      Le consumérisme est certainement l’une des causes les plus importantes de la pollution. Emballages, plastiques, papiers, cartons, colorants, piles, appareils en tous genres, mécaniques, électroniques, informatiques, caddies débordant de produits de l’industrie alimentaire qui nourrissent plus nos obésités que nos métabolismes, plus toute l’énergie qu’il faut pour fabriquer et transporter tout ce fatras, cela représente un bilan de pollution jamais égalé, et qui ne peut que s’envoler plus encore avec l’émergence des pays en voie de développement…Nous avons tendance à acheter pour acheter, à posséder des objets pour le plaisir de les posséder, à nous entourer de toutes sortes de gadgets vite tombés en désuétude. Les fabricants qui nous inondent de nouveauté sont contraints, pour des raisons de concurrence, de nous inonder de publicité. Soi-disant pour nous informer. L’effet pervers est que s’installent en nous des envies irraisonnées d’objets dont nous pourrions fort bien nous passer.

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    28. Nous vivons à crédit

      Vivre à crédit lorsqu’il s’agit de finances, c’est risquer la faillite. On peut se remettre d’une faillite. Lorsqu’il s’agit d’équilibres écologiques, les chances de se refaire une santé sont minces…

      Il y a pourtant déjà trente ans que l’humanité vit à crédit, en prélevant sur la planète plus que celle-ci ne peut donner ou renouveler. Et ce ne sont pas des chiffres fourgués par des écolos illuminés, mais des chiffres encore trop optimistes. C’est ce qu’ont démontré les études correctives plus récentes, fournies notamment par les très sérieux Offices suisses de l’environnement, du développement territorial et de la coopération. Les premiers calculs avaient omis certains impacts de polluants, la nécessité de préserver des espaces non-exploités, le problème crucial de la gestion de l’eau, etc.

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    29. Occultation

      Il est utile, bien souvent, d’occulter un échec, une peur, une menace, une méchanceté, afin de mieux réussir une action délicate. Le tireur d’élite, pour atteindre sa cible, doit occulter le choc que lui renverra son arme, voire l’homicide qu’il est en train de commettre.

      Cette fonction psychologique permet de neutraliser les entraves qui pourraient nous faire trembler, nous refermer sur nous-mêmes, abandonner la lutte. L’enfant dont la mère est psychopathe se développe mieux lorsqu’il jette le voile sur ses actes délirants. De même, le mari d’une femme névrotique s’en sort bien souvent en occultant les crises de nerfs de son épouse.

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    30. Où la civilisation a cru pouvoir se couper de l’habitat naturel

      Voici comment Shepard décrit le déclin des civilisations agricoles. Un triste sort qui pourrait bien être le nôtre si nous ne changeons pas rapidement de trajectoire :

      Le cycle commença typiquement avec la concentration de l’autorité et de l’organisation se manifestant au travers de l’expansion guerrière, de la territorialité et de la mise en place de systèmes d’irrigation et de réserves d’eau. La surface de sol productif fut accrue par la distribution soigneusement gérée de l’eau. L’irrigation fit place progressivement à des systèmes hydrauliques complexes et très ramifiés. Lorsque la population se développa au-delà des ressources disponibles, les migrants partirent vers les hauteurs, sur les pas des charbonniers et des bûcherons, et s’installèrent, pour la plupart, comme éleveurs dans les vallées longeant les tributaires des grands fleuves, tels le Tigre et l’Euphrate. Au fil des années, leurs troupeaux grandirent, piétinèrent et dénudèrent les pentes montagneuses, détruisant ainsi leur végétation et érodant les sols. Les terres perdirent leur capacité de rétention d’eau, ce qui amplifia le lessivage après les pluies et fit baisser les nappes phréatiques alimentant les sources et les puits. La variation saisonnière des ressources en eau fut exacerbée par cette succession d’inondations et de pénuries. Le limon menaça d’engorger les retenues d’eau et les kilomètres de systèmes très élaborés de conduits d’eau dont dépendait l’agriculture.

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    31. Outils, techniques et armes

      C’est l’une des grandes fiertés de l’homme que d’avoir inventé l’outil. Les éthologues ont certes démontré que les primates les plus évolués en utilisent déjà quelques uns, par exemple des cailloux bien choisis pour casser des noix ou des tiges de bois émondées pour pêcher des termites.Paradoxalement, les réalisations dont on peut être le plus fiers en tant que tours de passe-passe technologiques, comme les bulldozers, les tankers, les stations offshore, les centrales nucléaires, représentent des catastrophes écologiques, réelles ou potentielles. Même les ustensiles plus courants comme les réfrigérateurs, l’électroménager, l’électronique, les emballages, ne sont pas sans conséquences graves sur l’environnement. Cette fierté devrait plutôt faire place à une certaine méfiance.

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    32. Paralysie ontogénétique

      Définition de l’ontogenèse :
      En biologie : ontogenèse désigne l’ensemble des processus qui, chez un organisme animal ou végétal, conduisent de la cellule œuf à l’adulte reproducteur.
      Ontogénèse des comportements. Établissement des liaisons sensori-motrices au cours de la genèse de l’organisme et de la croissance (d’apr. Lar. encyclop. Suppl. 1975)
      Shepard emprunte ce concept à la biologie pour désigner ici le développement psychique. Dans un vocabulaire plus psychanalytique, il faudrait parler de « structuration psychique », tout en sachant que les liaisons cérébrales entre neurones en dépendent et en font la pérennité. Par « paralysie », il entend l’inhibition du développement psychique normal par suite du manque de stimuli dans le contexte champêtre, très pauvre par rapport à l’univers des chasseurs-cueilleurs, auquel notre cerveau serait encore adapté.

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    33. Paranoïa

      La paranoïa se distingue de la névrose par les altérations du Moi : celui-ci, coincé entre des exigences impératives du Ça et des interdits inappropriés du Surmoi ne se structure pas correctement. Il se produit un clivage entre l’image de la réalité que le paranoïaque se constitue pour échapper à ses frustrations : il s’imagine par exemple qu’il suffit de désirer une chose pour qu’elle se réalise. Il s’expose ainsi à des déceptions continuelles, d’où il retire un sentiment de persécution, l’un des symptômes les plus apparents de ce trouble.

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    34. Paresse

      Un même effort peut être ressenti positivement ou négativement suivant la disposition d’esprit. Creuser un trou pour chercher un trésor ne fait pas le même effet que de creuser le même trou si l’on sait qu’il ne sert à rien.

      Il suffit bien souvent de se dire qu’un travail est inutile ou injuste pour le trouver particulièrement éprouvant, alors que le même travail, exécuté dans une bonne disposition psychologique, parce qu’il va rapporter de l’argent ou parce qu’on le trouve intéressant, paraît infiniment moins pénible. Cette ambivalence est frappante dans le sport : des surefforts qui paraîtraient intolérables sont ressentis comme une forme d’accomplissement s’ils sont fournis sous l’égide d’une médaille olympique.

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    35. Perversion

      Il faut distinguer la perversion définie par la psychiatrie, qui tient plutôt de la perversité, c’est-à-dire d’une satisfaction à faire souffrir autrui, et la perversion telle que l’entend la psychanalyse.

      Pour Freud, elle n’est finalement que l’effet d’un Surmoi trop faible, qui laisse le sujet réaliser ses pulsions sans égard aux interdits imposés par la culture. Le Moi s’en trouve fort bien, et les seules complications qu’elle entraîne sont d’ordre social. On voit difficilement un rapport entre cette configuration psychique et une haine ou une indifférence à la nature. On pourrait théoriquement plutôt s’attendre au contraire : au rejet de certaines normes sociales qui participent du consumérisme…

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    36. Peur

      La peur est une fonction psychologique essentielle : c’est elle qui stimule notre vigilance et nous fait agir en cas de danger. Elle peut toutefois dépasser la mesure et nous paralyser ou nous faire commettre des erreurs. Elle joue un rôle important dans notre rapport aux autres et à l’environnement.

      La peur que peut inspirer la catastrophe écologique sera sans doute déterminante dans la manière dont l’humanité modifiera ses comportements. C’est elle qui peut réveiller les consciences et obliger les indifférents à ouvrir leurs yeux et leurs oreilles. Un excès de peur risque en revanche de faire surgir des défenses psychologiques, telles un excès de pessimisme ou d’optimisme, une justification des comportements nocifs, des réactions de résignation, agressives, destructrices, suicidaires.

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    37. Potentialités génétiques

      Les potentialités génétiques regroupent à la fois les données de fonctionnement et les capacités d’adaptation d’une espèce. L’adaptabilité de l’individu ou de l’espèce à des contraintes nouvelles connaissent ainsi des limites qui ne peuvent pas être transgressées sans conséquences.

      L’être humain, grâce à son intelligence, peut créer des situations qui dépassent ses propres capacités d’adaptation et mettent également les autres espèces en danger. Depuis la conquête du feu, de nombreux individus ont eu l’occasion de se brûler, et pourtant notre résistance aux brûlures n’a pas évolué par rapport à celle des singes supérieurs, nous présentons au contraire plus facilement des infections ou autres complications.

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    38. Poursuivre une action dont on sait qu'elle menace l'avenir de la planête

      Démontrer qu’une activité humaine menace la planète ne suffit pas pour la faire cesser. Loin de là !

      On sait depuis bien longtemps que les forêts tropicales jouent un rôle important dans l’oxygénation de l’atmosphère et dans la capture du CO2 ; on continue de les massacrer au rythme d’une fois la surface du Costa Rica chaque année ; certains pays s’en dédouanent avec des plantations géantes de jeunes arbres censés freiner le processus, alors même que des forêts artificielles ne remplacent pas les forêts primaires en termes de biodiversité.

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    39. poussé nos ancêtres

      Quelles étaient les caractéristiques psychologiques de nos ancêtres ? Qu’est-ce qui a pu les amener à changer leurs rapports à l’environnement, notamment à travers l’agriculture ? Voilà une question dont les réponses sont encore balbutiantes.

      Il y a un siècle, on se représentait les hommes des origines comme de sombres brutes, hirsutes, violentes, privées de langage, d’intelligence, d’amour… Cette image d’Épinal a subi plusieurs corrections depuis là, mais on ne sait encore pas grand-chose sur ces lointains aïeux. Il y a bien les peintures rupestres, que l’on trouve un peu partout dans le monde, qui témoignent d’une certaine sensibilité, et d’un art pictural étonnant, sans qu’on sache quelle était leur véritable rôle dans la vie d’alors.

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    40. Première démarche

      Parler d’une « première démarche » peut paraître ambitieux. Il n’est pourtant pas inutile d’attirer l’attention sur une question cruciale : quels sont les processus écopsychologiques qui ont présidé à l’évolution de notre civilisation vers une impasse écologique planétaire ?

      On ne sait actuellement pas grand-chose sur les raisons qui ont engagé notre civilisation sur cette voie apparemment sans issue. On ne sait pas non plus si les moyens mis en œuvre permettront d’enrayer la descente aux enfers. il est donc essentiel d’examiner objectivement les contingences psychologiques qui ont engendré notre mode de vie et qui nous en rendent encore dépendants aujourd’hui, au point que nous avons le sentiment que ce mode de vie appartient à la nature même de l’homme.

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    41. Prise de conscience

      Rien n’est possible à long terme et à l’échelle planétaire sans une prise de conscience collective du problème écologique et de ses causes profondes. Ce n’est pas en soignant les symptômes qu’on évite l’aggravation d’une maladie, c’est en éliminant ses causes.

      L’écogénétique humaine se propose de remonter aux racines de l’actuelle impasse environnementale. Une telle recherche débouche sur les fonctions et dysfonctions du psychisme humain, sachant que c’est la fascination face à une invention, le goût du moindre effort, la force de l’habitude, les intérêts égoïstes et l’indifférence à la nature qui sont principalement en jeu.

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    42. Prolonger et amplifier l'expansion démographique

      Les mesures écologiques et agricoles visant à optimiser l’actuelle exploitation de la planète feront bien évidemment reculer la date où la raréfaction des ressources limitera l’expansion démographique. Pendant le temps ainsi gagné, l’humanité pourra continuer à proliférer, et des populations de plus en plus nombreuses à s’adonner aux mœurs alimentaires occidentales. Les besoins augmenteront en conséquence, il faudra de plus en plus de terres, d’eau et d’engrais, la déforestation paraîtra de plus en plus indispensable, les terres s’éroderont et l’on assistera à la même dégradation de l’environnement nourricier que lors des civilisations antiques.

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    43. Psychophysiologiques

      Les désordres psychophysiologiques comprennent tous les troubles affectant le fonctionnement de l’organisme et/ou du psychisme. Cette classe de désordres réunit donc l’ensemble des pathologies recensées par la médecine et la psychiatrie.

      L’objet de l’écogénétique humaine consiste à rechercher leurs causes soit dans certains comportements humains inappropriés (liés à l’éducation, aux contraintes sociales, à l’alimentation, à la sexualité), soit dans les influences de l’environnement physique (urbanisme, promiscuité, vie sédentaire, pollution sonore, neurotoxiques, etc.) ou de l’environnement social (morale, frustrations, angoisses, éducation, conflits, matérialisme, etc.).

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    44. Pulsions amoureuses et sexuelles

      Première question : comment se fait-il que les pulsions sexuelles soient intrinsèquement liées aux pulsions amoureuses ?

      L’explication classique veut que l’amour soit le catalyseur de la procréation. Eros pointe pourtant bien souvent sa flèche sur des individus incapables de se reproduire, soit pour une question de ménopause, soit pour une question d’homosexualité. La fécondation est d’ailleurs possible sans aucun amour, par le biais de la simple séduction, voire du viol.

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    45. Qu’on y parvienne à l’échelle mondiale

      Il existe actuellement un courant populaire et médiatique pro-environnemental très universel, qui peut nous donner quelques espoirs quant à une réduction de l’empreinte écologique de l’humanité. La question est de savoir dans quelle mesure ces espoirs ne sont pas autant d’utopies. L’augmentation constante des émissions de CO2, l’évolution de l’agriculture, la difficile mise en place de la traction électrique et bien d’autres coups d’épée dans l’eau, sont autant de signes peu rassurants…

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    46. Question fondamentale

      S’inquiéter du fonctionnement de l’esprit humain alors que les dégradations de l’environnement sont des choses bien concrètes peut paraître incongru. C’est pourtant là que se trouve très certainement la clé du problème.

      La tendance générale à chercher le confort, le luxe, la facilité, l’argent, le pouvoir, la liberté, la sécurité, la considération, la jouissance dans tous les domaines est le moteur même de notre société de consommation. Non pas que nous devions vivre en nous passant de tous les avantages du progrès, ce serait également contraire à la nature humaine.

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    47. Recherches théoriques et empiriques

      Le programme de recherche en écogénétique humaine comporte d’une part un important volet théorique, d’autre part une série d’expérimentations pratiques.Les recherches théoriques consistent à analyser les comportements humains liés aux désordres écologiques, qu’ils en soient la cause ou la conséquence, afin de déterminer dans quelle mesure ils sont naturels ou paradoxaux. L’hypothèse de base part de l’idée que tout comportement naturel est programmé génétiquement, avec une latitude d’ajustement déterminée.

      Un comportement paradoxal, contraire aux potentialités génétiques humaines, est au contraire induit soit délibérément à partir du mental (interdiction de satisfaire certains besoins fondamentaux, névrose due à une morale trop répressive, obligation d’accomplir des rites nuisibles à la santé, fumer, trinquer etc.), soit par des contraintes extérieures, donc par l’environnement qui lui-même a déjà pu être modifié par l’action humaine (impossibilité de se nourrir naturellement dans un pays trop froid, activité répétitive vide de sens imposée par les nécessités de l’emploi, besoin d’évasion dû à la vie urbaine, etc.). Il s’agit donc d’analyser les interactions, les effets boomerang et les cercles vicieux qui ont pu se mettre en place au cours de l’histoire, pour la plupart suite à des artifices introduits par l’homme.

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    48. Recyclages

      Le recyclage permet de limiter à la fois les demandes en ressources et la masse des détritus. Il est essentiel de recycler tout ce qui est recyclable afin de freiner la cadence effrénée des dégâts à l’environnement. Décharges, incinérateurs, épuration des eaux usées sont indispensables pour freiner la catastrophe écologique en cours. Il est urgent de prendre toutes les mesures que l’on peut prendre.

      Malheureusement, aucune de ces mesures ne peut réduire à zéro les différents facteurs de pollution. Seule une partie des plastiques peut être réutilisée, le reste continuant à s’accumuler dans les décharges ou à polluer les airs par l’intermédiaire des incinérateurs. Les incinérateurs eux-mêmes ne peuvent pas réduire à zéro les facteurs polluants qu’ils renvoient dans les airs, dans les décharges ou dans les composts. Les polluants chimiques diffusent dans les eaux et les airs et ne sont quant à eux pas recyclables.

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    49. Réduire à tout prix le niveau de vie

      Les chiffres sont là : il y aurait de la place pour 700 millions d’Européens, et nous sommes 7 milliards. il faudrait donc que tout le monde se contente d’un niveau de vie DIX fois inférieur à celui de l’Européen moyen…

      Quel Européen serait prêt à le faire ? Quel Américain ? Quel Africain ou quel Asiatique rêvant d’occidentalisation serait d’accord de réduire au dixième ses espérances de bonheur ? On voit immédiatement que la perspective d’une pareille décroissance se heurte à une résistance phénoménale.

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    50. Remonter plus haut dans la chaîne des causalités potentielles

      Pour Shepard, le spectacle quotidien d’une nature refaite à l’image de l’homme aurait exercé une influence profonde sur le psychisme des premiers villageois agriculteurs. La nature sauvage au-delà des champs cultivés est synonyme de danger, chaque irruption de gibier évoque une perte de récolte, chaque sécheresse ou chaque averse de grêle est synonyme de famine, chaque grand prédateur inspire la peur de la mort.

      contrario, le village met à l’abri des intempéries et des bêtes sauvages, le champ clôturé garantit de manger à sa faim, les cultures prolongent la puissance de l’outil, symbolisent la maîtrise de l’homme sur le monde primitif. Il se produit ainsi un glissement du sens des valeurs, une illusion de dominer la nature, une sécurisation dans le milieu artificiel, laissant une place toujours plus grande au mépris du milieu originel et aux illusions de l’urbanisation avec ses faux besoins et son coût écologique.

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    51. Restrictions

      Il est impossible de se restreindre au-delà de certaines limites. C’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit des grands nombres.

      On a pu le voir lors de la seconde guerre mondiale : les tickets de rationnement ont été très mal perçus et ont donné lieu à toutes sortes de passe-droits et à un marché noir généralisé. C’est pourtant bien le même genre de mesure qui guette les prochaines générations au point d’intersection entre la courbe démographique et la baisse des ressources en humus suite aux sévices de l’agriculture intensive. Sans compter les autres secteurs de consommation.

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    52. Rétroactions imprévues

      Lorsqu’existe un équilibre entre plusieurs éléments, le fait d’agir sur un élément amène automatiquement des réactions des autres éléments en équilibre, qui vont à l’encontre de l’effet désiré.

      Exemple : on répand un insecticide afin d’éradiquer les moustiques dans une ville. La diminution du nombre de moustiques provoque un affaiblissement de leurs prédateurs, qui n’arrivent plus à se reproduire. La raréfaction des prédateurs fait dans un deuxième temps que les moustiques restants se reproduisent beaucoup plus facilement. Le résultat final est que les moustiques se sont paradoxalement multipliés sous l’effet de l’insecticide. Si l’on répète l’opération, ils finissent par s’y adapter, le produit devient inefficace, et les oiseaux se retrouvent intoxiqués.

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    53. Révolution de pensée et d'action

      L’écogénétique humaine a pour but la mise en lumière les dysfonctionnements psychiques responsables de la dégradation de la planète. Elle met en œuvre une analyse objective des faux besoins et de leur origine, fondée sur une conception évolutionniste de la nature humaine et des équilibres écologiques. Cette synthèse inédite ouvre manifestement la voie à une profonde révolution de pensée et d’action.La simple morale écologique qui gagne à juste titre une part toujours plus grande de la population ne suffira probablement pas pour changer profondément les comportements. Pas plus que la morale religieuse n’a changé réellement les comportements sexuels. Un changement durable ne sera possible qu’à travers une prise de conscience circonstanciée des nuisances des comportements courants et de leurs causes profondes. Celle-ci sera plus facile si les faux besoins sont reconnus comme illusoires et inculqués par une civilisation contraire aux potentialités génétiques de l’être humain.

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    54. Révolutionnaire

      Révolutionnaire : pourquoi ?

      Parce que l’écogénétique humaine remet fondamentalement en question le fonctionnement du psychisme humain, et redéfinit ses dysfonctionnements sur des bases nouvelles en tant que causes premières de la débâcle écologique.

      On considère généralement que l’homme est ce qu’il est et qu’on n’a pas d’autre solution que de l’accepter tel quel. L’écogénétique humaine fait sauter ces verrous et postule que les comportements qui conduisent l’humanité à détruire son propre biotope, au point de mettre son avenir en danger, sont vraisemblablement d’ordre pathologique, même si nous les ressentons comme normaux.

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    55. Rien ne garantie que le désastre écologique puisse être enrayé

      La réversibilité d’un désordre n’est pas une chose certaine. L’extinction d’une espèce est généralement irréversible : les dinosaures, après l’impact de la météorite tombée dans le golfe du Mexique il y a 65 millions d’années, ont définitivement disparu. Les crocodiles et les tortues sont les seuls reptiles qui aient survécu au changement d’environnement, laissant l’évolution prendre un chemin différent, avec la suprématie des mammifères puis tout récemment celle de l’homme.

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    56. Rituels et participation mystique

      Les rituels ne sont en général pas directement nuisibles à l’environnement.

      Citons tout de même les feux d’artifices qui laissent de grandes volutes de fumée toxique après combustion, l’habitude qu’ont les agriculteurs de brûler les tas de branches et de mauvaises herbes pendant la saison froide, l’âtre qu’on aime allumer pour égayer la soirée, les barbecues au charbon de bois, les feux de camp, la cuisson des aliments qui pousse les autochtones à désertifier leurs terres, etc.

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    57. Sciences humaines

      Les sciences humaines regroupent toutes les connaissances concernant l’être humain : la psychologie, la philosophie, l’épistémologie, l’anthropologie, l’archéologie, l’histoire, la mythologie, la théologie, l’art, la médecine, la sexologie, la psychanalyse, la parapsychologie, etc.

      Chacune de ces multiples disciplines est concernée par les avancées de l’écogénétique humaine, car toutes les facettes du comportement humain sont en interaction avec l’environnement compris au sens large (physique, social et culturel).

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    58. ses raisons d’être

      Lorsque nous agissons d’une manière ou d’une autre, il nous semble la plupart du temps que cela va de soi. Nous sommes conditionnés par notre éducation, immergés dans un contexte où tout le monde respecte certaines normes, et aussi longtemps que nous nous conformons aux schémas de comportement ambiants, nous avons le sentiment d’agir normalement, d’être dans notre droit, de ne pas pouvoir faire autrement.

      Il n’est pas facile de prendre le recul nécessaire pour remettre en question nos comportements habituels. Il faut apprendre à se méfier des traditions, oser penser différemment, nous débarrasser de la crainte de ne pas faire comme les autres. Peut-être même faut-il contrer certaines pulsions fondamentales, inscrites à notre programmation psychique pour nous faire respecter les rituels propre à un groupe.

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    59. sociologiques

      On sait depuis le milieu du siècle passé que les caractéristiques générales des organismes vivants sont inscrites sous forme d’informations codées sur des gènes. Au nombre d’environ trente mille chez l’être humain, les gènes sont des chaînes moléculaires présentes dans les noyaux des cellules et transmises héréditairement de génération en génération.

      Cette découverte majeure, aujourd’hui largement confirmée, a donné à penser que les caractéristiques des organismes étaient complètement prédéterminées. L’épigénétique nous enseigne aujourd’hui qu’il faut relativiser cette vision des choses, car les cellules disposent de mécanismes régulant l’expression des gènes. Les théories encore plus récentes sur les systèmes auto-organisés laissent penser que d’autres émergences organisatrices pourraient également être en jeu.

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    60. Technologie

      Beaucoup misent sur les nouvelles technologies pour réduire l’impact des activités humaines sur l’environnement.

      Des centrales électriques à énergie solaire, éolienne, géothermique, un morcellement de la production au niveau des habitations, des voitures électriques, des transports en commun plus sophistiqués, des paquebots, voire des avions à hydrogène, des maisons mieux isolées, avec chauffage, eau chaude et électricité solaires, une agriculture moins dépendante du pétrole, le locavorisme et bien d’autres réformes de nos habitudes pourraient singulièrement ralentir les déprédations infligées à la planète.

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    61. Un aspect pathologique dont notre science n’aurait pas encore clairement percé les mystères ni cerné les contours

      Il s’agit ici d’aspects pathologiques apparemment mineurs. Si l’on avait affaire à des pathologies majeures, la psychiatrie et la psychanalyse auraient pu facilement les mettre en évidence et les faire reconnaître en tant que tels par les populations.Néanmoins, une dérive insidieuse de l’état psychique, répandue à l’échelle d’une population, peut entraîner des phénomènes de foule dont personne ne prend réellement conscience. C’est le cas de la névrose endémique, découverte par Freud il y a plus d’un siècle et dont tout le monde a entendu parler, mais que seuls les spécialistes savent identifier. Bien d’autres troubles peuvent toucher les populations sans que personne ne sache les caractériser ni mesurer leurs conséquences sur le cours de l’histoire.

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    62. Une réelle folie de l'homme

      Parler de folie à propos de notre société de consommation peut paraître excessif. Le confort et l’abondance apportent aussi ses satisfactions, ce serait se boucher l’œil que de le nier. Quand on revient du supermarché, le coffre rempli de victuailles, d’habits, d’électroménager, d’électronique, de jouets pour les enfants, plus une publicité pour la prochaine voiture, on ressent une joie qui nous rappelle les noëls de l’enfance. L’avalanche de cadeaux était comme un gage d’amour, et cela fait tant de bien de retrouver ces bonheurs malgré l’usure du temps… Une satisfaction aussi à l’idée qu’on peut se payer tout ça, qu’on a atteint un certain standing, qu’on a réussi dans la vie…pourtant, cette satisfaction multipliée par cinquante semaines par an et par un milliard de familles suffirait à ruiner définitivement la planète. Contradiction gênante qui pourrait bien cacher des failles dans notre manière de penser la vie et de nous penser nous-mêmes.

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    63. Une vision radicalement nouvelle

      En quoi cette vision est-elle « radicalement nouvelle » au regard des autres démarches écologiques ?

      Aucune démarche n’a jusqu’ici cherché les causes des comportements nuisibles à l’environnement dans les dysfonctionnements du psychisme humain, ni cherché objectivement les causes premières de ces dysfonctionnements. Le bon sens amène à mettre en cause des « défauts » comme l’avidité, l’égoïsme, l’indifférence à la nature. L’avidité pousse en effet les hommes à s’emparer de tous les biens possible alors même qu’il n’en ont pas réellement besoin. L’égoïsme les pousse à tout vouloir pour eux sans tenir compte ni des autres ni des futurs représentants de l’espèce, ni des autres être vivants qui constituent leur environnement. L’indifférence et l’inconscience leur font occulter les dégâts souvent irréversibles qu’ils provoquent dans le milieu naturel et ne penser qu’à leurs intérêts immédiats.

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    64. Véritablement réduire les nuisances

      Entre les beaux discours des politiques et la réalité des faits, le fossé est grand.

      Il y a une dizaine d’années, la raréfaction du pétrole et l’augmentation du prix du baril avaient poussé les constructeurs automobiles à accélérer le développement des véhicules électriques. La Californie comptait jouer les pionniers dans le développement de la filière hydrogène. De nombreux pays envisageaient des mesures draconiennes pour faire régresser les émissions de gaz à effet de serre. Quels sont les résultats concrets de ces belles envolées ?

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    65. Voir demain notre planête complètement exsangue

      Nous avons déjà un certain nombre d’avant-goûts de ce qui pourrait rester des surfaces verdoyantes d’herbes, frémissantes de forêts, ou ondulantes de blondes céréales si l’exponentielle démographique ne connaît pas un rapide point d’inflexion…

      Premier coup d’oeil, lorsque nous gaspillons du kérosène pour nous élever à quelques kilomètres d’altitude au nom des affaires ou du tourisme : la surface du sol est découpée en petit carrés, rectangles, triangles et trapèzes qui nous font prendre conscience de l’exploitation des ressources. Le paysage est complètement morcelé, sur des surfaces gigantesques. Sachant que les cultures intensives se termineront un jour ou l’autre par l’érosion des sols, l’assèchement des nappes phréatiques et la désertification, on peut déjà se faire une petite idée du futur de l’humus.

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    66. Volonté

      On peut distinguer dans la volonté une « volonté primaire » qui dépasse l’individu lui-même du fait qu’elle émerge à partir de contenus inconscients, et une « volonté délibérée » reprise de la précédente par le mental ou générée par des éléments contraires à la nature.

      La volonté délibérée peut soit s’opposer aux lois naturelles soit les respecter. Elle peut s’opposer à la volonté primaire, ce qui se traduit par des conflits internes. La volonté intervient en fait dans le prolongement de la pulsion et du désir. La volonté primaire est la force de réalisation associée à la pulsion, elle correspond aux potentialités naturelles de l’être humain. Alors que la volonté délibérée ou secondaire tend à réaliser le désir et connaît les mêmes aléas. Elle peut être influencée par la culture, soit à travers les déformations du désir, soit directement par les schémas de pensée, les angoisses ou d’autres contenus refoulés.

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    67. Watt n’a pas inventé sa machine vapeur

      L’idée d’utiliser la vapeur pour obtenir un effet mécanique remonte à l’Antiquité. Héron d’Alexandrie construisait déjà au Ier siècle avant notre ère un petit moteur à vapeur, fonctionnant sur le principe des moteurs à réaction. Un premier bateau à vapeur fut présenté à Charles Quint par un navigateur inventeur espagnol en 1543, mais l’aventure n’eut pas de suite et il ne reste aucun document sur les principes mécaniques utilisés.

      Ce n’est qu’en 1781 que James Watt conçoit un système permettant d’obtenir un mouvement circulaire et de faire tourner un axe, condition sine qua non pour une utilisation industrielle. Puis en 1803 apparaissaient les premiers cylindres à condensation et les chaudières à haute pression laissant augurer l’application à des véhicules mobiles.

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Écogenetique humaine