5 raisons de remettre en cause l’écologie
- Parce la consommation des céréales et des produits laitiers exige d’immenses surfaces pour les cultures de céréales et les pâturages, qui dévastent la forêt primitive et portent aujourd’hui gravement préjudice à la planète.
- Parce que le contact direct avec les saveurs des aliments conduit a discerner les bonnes des mauvaises cultures, et donc à favoriser la culture biologique et biodynamique, respectueuses de l’environnement.
- Parce que l’amour des fruits et autres produits naturels réveille l’amour pour la nature qui sommeille en chaque homme par-delà la fascination des artifices de la culture.
- Parce que la dénaturation biochimique des molécules alimentaires par les préparations culinaires génère un désordre moléculaire dont les conséquences en termes de pollution des sols et des eaux pourraient être plus graves qu’on ne l’imagine, notamment au niveau des maladies virales et parasitaires dans l’ensemble de la biocénose.
- Parce que la santé de l’organisme et la santé de l’environnement ne font qu’un.
Exemple : les Tasadays, tribu vivant aux Philippines comme à l’âge de pierre, consommaient du coeur de palmier depuis des millénaires. « Grâce » aux ethnologues qui les découvraient dans les années 70, ils ont appris à cuire cet aliment, de sorte qu’ils ont pu en consommer des rations beaucoup plus importantes. Au bout d’une génération, ils étaient obèses, et leurs forêts décimées…
Un cri d’alarme qui nous parvient d’Australie : La race humaine pourrait s’éteindre dans une centaine d’années.
Selon Frank Fenner, scientifique réputé à l’origine de l’éradication de la variole, l’espèce humaine aurait de fortes chances de s’éteindre dans une centaine d’années.
Frank Fenner, professeur de microbiologie émérite à l’Université nationale australienne, pense que la race humaine sera éteinte d’ici 100 ans. Selon lui, elle sera incapable de survivre à l’explosion prévue de sa population et à une consommation “débridée”.
L’espèce humaine va s’éteindre. Peu importe ce que nous faisons maintenant, c’est trop tard" déclare-t-il. Et selon lui, de nombreuses espèces animales devraient suivre le même chemin.
La population humaine s’élève désormais à 6,8 milliards d’habitants et dépassera les 7 milliards d’ici 2011. La consommation excessive de certaines populations, notamment dans les pays riches, entraîne un réchauffement climatique qui, selon Frank Fenner, n’en est qu’au tout début mais qui est pourtant déjà bien visible.
Selon certains scientifiques, la race humaine est entrée dans une période appelée Anthropocène depuis le début de l’industrialisation (voir article). L’impact de cette période sur la planète peut être comparé à un âge de glace ou un impact de comète.
Toutefois, d’autres scientifiques se montrent plus optimistes. Selon le professeur Stephen Boyden, un collègue de Frank Fenner, “Frank a peut-être raison, mais certains d’entre nous caressent l’espoir que l’on prenne conscience de la situation. Et que l’on parvienne aux changements nécessaires pour en arriver au développement durable”.
Frank Fenner, lui, reste sur sa position mais semble ne pas vouloir mettre à mal l’hypothèse énoncée ci-dessus : “J’essaie de ne pas trop le dire car il y a des gens qui essaient de faire changer les choses”. Reste à voir si ce sera efficace. Et quoi qu’il en soit, comme le dit le scientifique en conclusion : “Les petits enfants des générations actuelles vont être confrontés à un monde beaucoup plus difficile”.
Pessimisme ou vision froide de la réalité ? Il ne m’appartient pas de trancher. Je peux toutefois apporter de l’eau au moulin sur au moins trois points :
- L’une des causes de la surconsommation alimentaire est l’art culinaire. Rendant les aliments meilleurs que nature, il pousse automatiquement à manger beaucoup plus que ce qui est nécessaire pour être heureux et en bonne santé (conséquence la plus visible : l’obésité).
- Les aliments dénaturés exercent une action excitante sur le système nerveux, dont l’une des conséquences est l’excitation sexuelle, et indirectement la multiplication des naissances (surtout dans les pays en voie de développement, où les techniques contraceptives sont encore mal intégrées par les populations).
- Cette action excitante a des répercussions sur le fonctionnement général du psychisme, notamment une amplification du malaise existentiel généré par le non respect des lois naturelles dans de nombreux domaines ; le sentiment de frustration fait naître toutes sortes de faux besoins qui se traduisent par un consumérisme viscéral.
Multiplication de la population, multiplication des faux besoins, c’est donc une double action de l’art culinaire que l’on pourrait combattre en retournant à une alimentation plus proche de la nature. Mais pour ne pas perdre en plaisir, encore faut-il savoir comment manger naturel, et c’est là que l’instinctonutrition pourrait apporter une solution fondamentale.