Références scientifiques
Comment prouver que l´anopsologie est scientifiquement valable ?
L’idéal serait que des chercheurs « institutionnels » se penchent sur les différentes prévisions que l’on peut tirer de l’hypothèse de l’inadaptation génétique aux modifications alimentaires intervenues avec la maîtrise du feu, l’agriculture et l’art culinaire. Mis à part l’étude du Dr Jean Seignalet , il n’y a malheureusement personne dans le monde scientifiques qui ait mené à terme une étude dans ce sens (voir Pseudoscience ou science ?).
Les recherches que j’ai effectuées moi-même, ou que je pourrais encore effectuer, ne seraient jamais prises en compte, car il est impossible d’être juge et partie. Ce n’est pas l’auteur d’une théorie qui est habilité à la vérifier, ce sont des tiers compétents et sans conflit d’intérêt qui doivent le faire.
Il ne reste finalement qu’une solution : attendre que la science réalise des découvertes qui viennent, telle une mosaïque de plus en plus serrée, confirmer tous les aspects de la théorie.
Toute hypothèse ou théorie permet de faire des prévisions dans des domaines encore obscurs. Le fait que ces prévisions trouvent confirmation à travers de nouvelles découvertes constitue une vérification fondamentale, peut-être même plus fiable que des études réalisées autour de l’hypohèse ou de la théorie, cela parce que ces dernières n’ont pas pu influencer les chercheurs. La coïncidence des points de vue provient donc non pas d’un biais quelconque, mais a plus de chances de traduire une vérité scientifique (bien que celle-ci doive à son tour être remise en question en cas de contradiction).
Je propose donc dans cette page une liste à peu près chronologique les principales conséquences que j’ai pu tirer de la théorie et de l’observation, suivis des travaux intervenus par la suite.
La définition de l´alliesthésie reprend des éléments de l’Essai sur l’instinct alimentaire chez l’homme, (que j’ai rédigé à la demande du professeur Jacques Le Magnen, rencontré le jour où lui était remis le Doctorat Honoris Causa de l´Université de Lausanne): Cabanac M. Physiological role of pleasure: A stimulus can feel pleasant or unpleasant depending upon its usefulness as determined by internal signals. Science (New York, NY). 1971;173:1103–7. https://doi.org/10.1126/science.173.4002.1103.
[Résumé](B)
Un stimulus donné peut induire une sensation agréable ou désagréable selon l'état interne du sujet. Le terme d'alliesthésie est proposé pour décrire ce phénomène. Il constitue, en soi, une motivation suffisante pour des comportements tels que la prise alimentaire ou la thermorégulation. Ainsi, les systèmes de rétroaction négative, basés sur des signaux thermiques oropharyngés ou cutanés, ne sont périphériques qu'en apparence, puisque la composante motivationnelle de la sensation est d'origine interne. Les signaux internes semblent complexes et liés aux valeurs de consigne de certaines variables régulées du « milieu intérieur », comme la température interne de consigne dans le cas de la sensation thermique (15). L'alliesthésie peut donc expliquer l'adaptation de ces comportements à leurs objectifs. Seules trois sensations ont été étudiées : thermique, gustative et olfactive, mais il est probable que l'alliesthésie existe aussi de manière plus simple, par exemple en portant à l'attention du sujet un signal habituellement ignoré. Ainsi, les contractions gastriques, normalement imperceptibles, sont ressenties en cas de faim (16). L'alliesthésie reposant sur une information interne, il est possible qu'elle n'existe qu'avec les sensations liées à certaines constantes du milieu intérieur et, par conséquent, qu'elle soit absente des sensations visuelles ou auditives. En effet, les stimuli lumineux ou auditifs peuvent être agréables ou désagréables en eux-mêmes, mais le plaisir associé à ces sensations semble peu varier, autrement dit, il n'y a pas d'alliesthésie. Ces stimuli peuvent avoir une certaine valeur esthétique, mais il est frappant de constater qu'ils sont plutôt neutres et qu'il est difficile d'imaginer une constante du milieu intérieur susceptible d'être modifiée par un stimulus visuel ou auditif, comme une lumière d'une certaine longueur d'onde ou un son d'une fréquence donnée. À la lumière de cette théorie, il est possible de reconsidérer la nature de l'expérience consciente dans son ensemble. L'existence de l'alliesthésie implique la présence de signaux internes modifiant les sensations conscientes issues des récepteurs périphériques. Il convient donc de s'interroger sur l'existence de sensations suscitées par la stimulation directe de récepteurs centraux, tels que les capteurs de température hypothalamiques, les osmorécepteurs, etc. Leur excitation suscite-t-elle des sensations propres, ou la sensation doit-elle transiter par les sens périphériques ? Seule l'expérimentation humaine pourrait répondre à cette question. De même, il est possible que l'autostimulation cérébrale soit agréable, non pas parce qu'elle procure une sensation en soi, mais parce que la stimulation électrique (17) rend les stimuli périphériques agréables.La perte de précision de la négativationalliesthésiques sous l’effet de la préparation culinaire : Romer M, Lehrner J, Wymelbeke V van, Jiang T, Deecke L, Brondel L. Does modification of olfacto-gustatory stimulation diminish sensory-specific satiety in humans? Physiology & Behavior. 2006;87:469–77. https://doi.org/10.1016/j.physbeh.2005.11.015.
[Résumé](B)
Le plaisir sensoriel alimentaire est un facteur important du comportement alimentaire. Le renouvellement du plaisir olfacto-gustatif par l'introduction de nouveaux aliments ou par l'assaisonnement d'aliments déjà consommés pourrait augmenter la quantité ingérée. Cette étude visait à explorer si la satiété sensorielle spécifique (SSS) d'un aliment pouvait être modulée, soit par l'introduction d'un nouvel aliment, soit par une modification de la stimulation sensorielle via l'assaisonnement de l'aliment qui venait d'être consommé. Sur 242 sujets, 180 ont été répartis dans 3 expériences impliquant la consommation ad libitum de l'un des 6 aliments frais (concombre, tomate, ananas, banane, cacahuète, pistache). Les sujets, les yeux bandés, ont rapporté leurs sensations pour les aliments selon 3 paramètres avant et après la consommation d'un aliment choisi par l'odorat : plaisir olfactif (PO), appétit spécifique (AS) et salivation induite par le stimulus (SIS). EXP. 1 : Un aliment choisi a été présenté à plusieurs reprises par voie orthonasale et évalué avant et après sa consommation. EXP. 2 : Un deuxième aliment a été choisi par l'odorat et ingéré après le premier. 3 : Le même aliment a été proposé à nouveau après assaisonnement. Deux minutes après l'ingestion, la consommation alimentaire était limitée par le SSS (sensation de satiété spécifique). L'OP (présence d'un aliment), la SA (sensation de satiété) et la SIS (sensation de satiété spécifique) étaient corrélées entre elles pour les aliments consommés et non consommés. L'OP pour les aliments non consommés a augmenté (p < 0,01) après l'ingestion de l'aliment choisi jusqu'à satiété spécifique. Lorsque l'aliment qui venait d'être consommé était assaisonné, l'OP a augmenté (p < 0,01) et a entraîné une consommation supplémentaire (80 % de la première consommation). Une réduction du SSS a été observée après l'introduction d'une nouvelle saveur ou après l'assaisonnement d'un aliment ingéré. Une telle réduction n'avait pas été rapportée auparavant. Cela pourrait suggérer comment la variation sensorielle des aliments conduit à une surconsommation.Le rapport entre l’alimentation traditionnelle et la tendance à l´obésité ou au diabète :
L’influence des Molécules Non Originelles (ici les glycotoxines, ou combinaisons du glucose avec des protéines) sur la tendance inflammatoire et la santé en général :
- Vlassara H, Cai W, Crandall J, Goldberg T, Oberstein R, Dardaine V, et al. Inflammatory mediators are induced by dietary glycotoxins, a major risk factor for diabetic angiopathy. Proceedings of the National Academy of Sciences. 2002;99:15596–601.
- Heizmann CW. The mechanism by which dietary AGEs are a risk to human health is via their interaction with RAGE: Arguing against the motion. Molecular nutrition & food research. 2007;51:1116–9.
- Thornalley PJ. Dietary AGEs and ALEs and risk to human health by their interaction with the receptor for advanced glycation endproducts (RAGE)–an introduction. Molecular nutrition & food research. 2007;51:1107–10.
- Šebeková K, Somoza V. Dietary advanced glycation endproducts (AGEs) and their health effects–PRO. Molecular nutrition & food research. 2007;51:1079–84.
- Kütting B, Schettgen T, Schwegler U, Fromme H, Uter W, Angerer J, et al. Acrylamide as environmental noxious agent: A health risk assessment for the general population based on the internal acrylamide burden. International journal of hygiene and environmental health. 2009;212:470–80.
L’aggravation des propriétés allergéniques ou antigéniques de certaines molécules par la chaleur (multipliées par un facteur 90 lors de la torréfaction de la cacahuète) :
- Maleki SJ, Hurlburt BK. Structural and functional alterations in major peanut allergens caused by thermal processing. Journal of AOAC International. 2004;87:1475–9.
- Maleki SJ, Chung S-Y, Champagne ET, Raufman J-P. The effects of roasting on the allergenic properties of peanut proteins. Journal of Allergy and Clinical Immunology. 2000;106:763–8.
Rôle desantigènes alimentaires , comme des protéines incomplètement dégradées par suite de l’échec des enzymes digestives :
- Papadopoulos G, Robinson B. MHC class II molecules and the immune response to the ABBOS peptide of bovine serum albumin: Prelude to type 1 (insulin-dependent) diabetes? Diabetologia. 1993;36:1214–5.
- Karlsson MG, Ludvigsson J. The ABBOS-peptide from bovine serum albumin causes an IFN-gamma and IL-4 mRNA response in lymphocytes from children with recent onset of type 1 diabetes. Diabetes research and clinical practice. 2000;47:199–207. https://doi.org/10.1016/s0168-8227(99)00127-8.
L’importance d’un régime naturel dans laprévention des maladies graves :
- La Vecchia C, Altieri A, Tavani A. Vegetables, fruit, antioxidants and cancer: A review of italian studies. European Journal of Nutrition. 2001;40:261–7.
- Block G, Patterson B, Subar A. Fruit, vegetables, and cancer prevention: A review of the epidemiological evidence. Nutrition and cancer. 1992;18:1–29.
Le role demolecules non originelles dans la genèse de la schizophrénie :
- Wei J, Hemmings GP. Gene, gut and schizophrenia: The meeting point for the gene–environment interaction in developing schizophrenia. Medical hypotheses. 2005;64:547–52.
- Potocki P, Hozyasz K. Psychiatric symptoms and coeliac disease. Psychiatria polska. 2002;36:567–78.
Lespropriétés addictives de certaines substances psychotropes présentes dans les aliments non-originels :
- Teschemacher H, Koch G. Opioids in the milk. Endocrine regulations. 1991;25:147–50.
- Teschemacher H, Koch G, Brantl V. Milk protein-derived opioid receptor ligands. Peptide Science. 1997;43:99–117.
Cette liste est loin d’être exhaustive.