Instincto et Lait animal
Rien de plus naturel que le lait.
D’accord : le lait maternel est naturel pour le bébé, et le lait de vache naturel pour le veau. Croiser le lait d’une espèce à une autre ne se rencontre que très accidentellement dans la nature (peut-être lorsqu’un grand félin tue un bufflonne allaitante, et qu’il reste quelques gouttes de lait dans ses mamelles…). Utiliser le lait de vache pour l’alimentation humaine relève d’un double artifice : d’une part absorber un aliment qui n’a jamais fait partie de la palette alimentaire des primates ; d’autre part, nourrir des adultes avec un aliment que la nature a toujours réservé aux petits en pleine croissance.
Du point de vue biochimique, y a-t-il dans le lait animal des substances qui ne se trouvent pas dans le lait humain ? Si tel est le cas, on peut craindre que les enzymes du système d’assimilation humain ne soient pas en mesure de les dégrader correctement. La caséine, par exemple, n’est pas digérée correctement dans l’estomac des nourrissons, et peut former une boule compacte bloquant mécaniquement le système digestif. On connaît aussi des bêta-lactaglobulines, protéines bovines, absentes dans le lait humain. Il y a donc lieu de se demander si l’organisme humain est adapté génétiquement au lait animal, dont l’usage remonte à environ 8000 ans, date des premiers élevages d’ovins, puis de bovins. Rien ne garantit qu’un processus de mutations et de sélection naturelle ait pu aboutir en quelque 400 générations.
Cette hypothèse, qui paraissait aventureuse dans les années 60, a trouvé depuis peu une confirmation spectaculaire : une équipe de chercheurs de Toronto a mis en évidence une partie de la molécule de sérumalbumine bovine, comprenant 17 acices aminés (nommé peptide ABBOS), que les enzymes digestives humaines sont incapables de digérer et qui conserve ses propriétés antigéniques. C’est-à-dire que le système immunitaire les reconnaît comme étrangères à l’organisme humain. Cela n’aurait en soi rien de grave et devrait conduire à les éliminer en les marquant par des anticorps. Malheureusement, il se produit une sorte de court-circuit entre espèces : le système immunitaire mis en état d’alerte par la pénétration quotidienne de la protéine bovine, attaque les cellules du pancréas dites cellules de Langerhans, qui portent des protéines membranaires ressemblantes. Ainsi, sous l’effet du lait de vache qu’ils reçoivent jour après jour, le système immunitaire des enfants prédisposés détruit les cellules du pancréas, l’insuline n’est plus sécrétée en quantité normale ou plus sécrétée du tout, et c’est le diabète de type I, maladie mortelle qu’ils devront compenser par des injections quotidiennes d’insuline exogène.
Autres observations : lymphangite, a llergies, odeurs corporelles
Le lait animal représente donc un risque vital. Pour l’instant, aucun autre mécanisme pathogène n’a été prouvé pour le lait, si ce n’est qu’il induit de fréquentes allergies, et que les maladies autoimmunes sont plus fréquentes dans les pays à forte consommation laitière. Ce qui est vrai pour le lait peut aussi l’être pour les fromages et autres produits laitiers. On sait par exemple que le beurre ou la crème, pourvoyeurs de cholestérol, favorisent les maladies cardiovasculaires, elles aussi de pronostic vital.
En ce qui concerne le calcium, le lait de vache en contient quatre fois plus que le lait de femme (120 mg/l contre 30 mg/l). Certains s’en réjouissent naïvement, alors qu’il faut craindre au contraire que les apports de calcium, par exemple au nourrison, soient exagérés et induisent des troubles dans la constitution osseuse. Le calcium du lait animal n’arrive pas forcément sous une forme moléculaire adéquates ni accompagné des mêmes facteurs d’assimilation que le lait humain.
Le lait n’est-il pas indispensable à la croissance des enfants, en particulier pour son apport en calcium ?
La réponse empirique est la seule qui soit vraiment fiable : les enfants qui ont bénéficié depuis la naissance de lait maternel, puis d’une alimentation instincto, donc strictement exempte de lait animal et de produits laitiers, on développé un squelette irréprochable, sans aucun signe de rachitisme, une musculature supérieure à la moyenne, ainsi que des performances intellectuelles remarquables. Ils n’ont présenté par ailleurs aucun des symptômes classiques de maladies d’enfants ni de grippes, rhumes, nes qui coule, otites, etc. Ils ont atteint une taille normale, et présentent une santé parfaite avec un recul allant maintenant jusqu’à une quarantaine d’années.
Ceci démontre que les produits laitiers ne sont aucunement nécessaires à l’organisme humain, contrairement à tout ce qui est enseigné en diététique. Il est toutefois possible que l’alimentation culinaire soit déficiente en certains nutriments que les consommateurs doivent alors trouver dans les produits laitiers.
Une série d’observations a permis de mettre en évidence la nocivité du lait animal et de ses dérivés : peau et cheveux gras, odeurs corporelles, comédons, acné, tendance aux infections, allergies, désordres intestinaux, et bien d’autres troubles démontrant son inadaptation au système d’assimilation humain. Sur le même schéma, il est nocif de donner du lait de vache à des lionceaux, ou du lait de chienne à des chatons, on observe alors des anomalies, perte du pelage, squelette tordu, etc.