Instincto et Odeurs corporelles
Les odeurs corporelles sont bien souvent choquantes ou désagréables. Quelle sont les causes de ce phénomène ?
On constate d’abord que ces odeurs sont très différentes en spécicité et en intensité d’une personne à l’autre. Par exemple, le corps dégage des odeurs nettement plus fortes chez les personnes âgées. L’odeur dégagée par les aisselles début généralement à l’adolescence et varie beaucoup d’une personne à l’autre. Les types d’odeur diffèrent aussi avec les différentes régions et les différentes cultures. Notons que des humains vivant nus conservent leurs odeurs caractérisitques, celles-ci ne peuvent donc pas être attribuées au facteur vestimentaire.
Qu’en est-il des primates dans la nature ? Les chercheurs se sont peu intéressés à cette question, mais certains témoins affirment que les Gorilles vivant dans la nature dégagent une odeur rappelant plutôt la violette. Les fauves et les éléphants dégagent en revanche des odeurs très désagréables, spécifique à l’espèce et ne rappelant pas les odeurs humaines. Les odeurs des animaux à viande, comme les lièvres, les gazelles, les volailles, sont sujettes à alliesthésie : elles passent du désagréable à l’agréable en cas de besoin important de protéines.
Plusieurs facteurs sont manifestement en cause. Notre odorat est fait pour reconnaître des animaux dangereux à distance, de manière à nous avertir ou nous faire fuir. Il nous permet aussi de localiser les proies lorsqu’elle répondent à un besoin nutritionnel, ou pour le moins à reconnaître ce besoin lorsque l’animal est à proximité des narines.
Il est en revanche paradoxale que nous trouvions repoussantes les odeurs de nos semblables, ou celles de notre propre corps. La programmation génétique de nos sens devrait plutôt nous faire éprouver des odeurs attirantes, notamment celle d’un partenaire sexuel potentiel, et nous alerter par des odeurs repoussantes lorsqu’un danger ou une maladie nous menacent.
Cette harmonie se vérifie effectivement dans le contexte alimentaire naturel. Au bout de quelques temps de pratique instincto, les odeurs corporelles diminuent nettement et se font de plus en plus ténues avec les années (alors qu’elles augmentent avec l’âge dans le contexte culinaire). On constate de plus que les odeurs désagréables des différentes organismes dépendent des habitudes culinaires antérieures. Un vieillard ayant consommé de grandes quantités de biscuits dégage une forte odeur nettement apparentée. Les gros consommateurs de produits laitiers dégagent des odeurs caractéristiques, rappelant par exemple du carton mouillé, etc. L’observation macroscopique plaide donc pour une pollution moléculaire à partir des molécules dénaturées par les artifices culinaires, ou de l’absorption de substances non prévues à la palette alimentaire humaine.
Ceci est également vrai pour l’animal. Une vache, par exemple, enfermée dans un enclos où dominait une plante particulière dont elle était obligée de se nourrir faute d’herbages mieux appropriés, dégageait une odeur forte rappelant l’essence de cette plante ; sa viande, notamment les abats (rognons et foie), se sont révélés immangeables tant la même odeur y était concentrée.
Il y a donc accumulation de molécules non dégradées en provenance d’une alimentation déséquilibrée ou biochimiquement dénaturée. Ces molécules circulent dans le sang sont émises avec les différents exsudats dont elles expliquent les odeurs désagréables. Après un temps suffisant, la transpiration des aisselles n’est plus repoussante, elle contient des substances odorantes plutôt attirantes spécifique à chaque individu. Les organes sexuels également, même la zone anale, se débarrassent des anciennes “puanteurs” pour prendre des odeurs légères pouvant être déchiffrées comme agréables.
Les odeurs exrémentielle sont également liées à la présence de molécules étrangères au bàon fonctionnement de l’organisme. Tous les chasseurs savent que les animaux sauvages ont des excréments quasiment inodores. Des animaux domestiques nourris sur le mode instincto, par exemple les chiens, les chats, même les porcs, ont également des crottes stirctement inodores (impossible d’identifier un excrément les yeux fermés).
La même observation a été possible avec des enfants et donne à penser que les odeurs pestilentielles des selles humaines relèvent d’une pollution moléculaire de l’alimentation ou de l’organisme. La présence de molécunes anormales peut avoir deux causes, elles peuvent être d’origine directe : des aliments inappropriés en quantité ou en qualité, qu’il s’agisse de surcharge ou de dénaturation, ont pour effet des concentrations anormales de molécules incorrectement dégradées dans le contenu de l’intestin, les bactéries de la flore intestinale se multiplient et émettent elles-mêmes des molécules typiques de la putréfaction ; à cela s’ajoute une cause indirecte : la paroi de l’intestin travaille effectivement dans les deux sens, absorption et élimination ; les molécules p résentes dans le sang, notamment lors d’une détoxination, sont renvoyées dans les selles avec des odeurs parfois reconnaissables (fromage de type Münster chez les anciens gros mangeurs de produits laitiers, chou cuit chez les amateurs de soupe au chou, etc.), ce qui donne à penser que ces molécules se sont accumulées sans avoir été normalement dégradées.
Pratique
Le corollaire de ce qui précède est que chaque odeur corporelle choquante signale un trouble : soit une détoxination, soit une infection non contrôlée, soit une intoxination par des aliments dénaturés ou encore une surcharge alimentaire. La surveillance des odeurs du corps retrouve ainsi un rôle diagnostique, tel que le lui prêtaient les médecins des siècles passés : surveiller les odeurs de son corps, c’est surveiller sa santé. Une absence d’odeurs traduit donc une absence de pollution de l’organisme, ou dans certains cas une absence de dépollution, notamment chez les sujets jeunes.
Les odeurs de bouche signalent souvent une détérioration des dents, notamment au niveau des collets. Elles peuvent aussi provenir d’une langue chargée, signe de détoxination ou de difficulté digestive ou intestinale.
Les odeurs des pieds sont toujours un signe de détoxination, elle est quasiment nulle avec une alimentation instincto bien équilibrée. Le séjour du pied en chaussure mal aérée ne fait qu’amplifier le phénomène.
Les odeurs du cuir chevelu ou de la barbe dépendent également de la surcharge alimentaire ou d’anciennes intoxinations (odeurs de babeurre dans les cheveux, de croûte de pain dans la barbe).
Les odeurs de la région périnéale sont notamment dues au poisson cuit ou consommé en excès, ou aux produits laitiers.
Les odeurs pestilentielles des selles et des urines signalent soit un déséquilibre alimentaire (excès de certains aliments), soit la présence d’aliments dénaturés dans les repas précédents, soit une réaction de détoxination (attestée par certains symptômes de type inflammatoire, immunitaire ou nerveux).
La dimiminution voire la disparition de l’ensemble de ces odeurs parasites témoigne à la fois de l’absence de détoxination (dont les pics sont de moins en moins sensibles avec le temps) et d’une pratique alimentaire bien équilibrée.