Instincto et Santé
Lorsqu’ils définissent la santé, les dictionnaires soulignent deux points essentiels :
- le caractère harmonieux du fonctionnement physiologique de l’organisme,
- sa régularité dans la durée.
La Santé peut-elle dès lors se définir par l’absence de maladie ?
Cette question paraît triviale, vu que la maladie est une dysharmonie. En réalité, elle peut cacher des réalités oubliées de la médecine moderne : certaines maladies peuvent être utiles au maintien de la santé. Pour les médecins d’il y a quelques générations, comme pour certains naturothérapeutes plus modernes, la grippe par exemple permettait à l’organisme d’effectuer un nettoyage saisonnier, il fallait la « laisser sortir » en assurant un apport d’eau, de chaleur et d’hygiène alimentaire adéquat, et non la combattre.
L’organisme tend à rétablir son intégrité et son équilibre. Cette tendance s’appelle l’homéostasie. Une effort de retour à l’équilibre peut se traduire par une dysharmonie passagère, que l’on peut confondre avec un trouble de la santé, alors qu’il vise au contraire à la rétablir ou à prévenir une dégradation potentielle.
Comment l’organisme assure-t-il son homéostasie ? Lorqu’on refroidit le corps, il répond par une production accrue de chaleur, par exemple par les tremblements musculaires qu’on appelle le frisson. Lorsqu’on le réchauffe, il émet plus de sueur qui en se vaporisant, refroidit la peau. Ces exemples classiques d’homéostasie sont sans doute les plus simples. L’organisme dispose d’un grand nombre de boucles du même type, par exemple en réponse au stress : l’hypophyse déclenche une sécrétion de cortisol par les surrénales, mais dès que cette hormone, charriée par le sang, arrive à l’hypothalamus, qui réduit le taux de cortisol, de manière à garantir une réponse équilibrée.
L’alliesthésie alimentaire joue un rôle primordial dans la régulation homéostatique du métabolisme : lorsque l’organisme manque par exemple de sucre, la saveur des aliments riches en sucre augmente ; s’il y a surcharge de sucre, ils deviennent moins attirants, voire répulsifs. Une même régulation fonctionne pour de nombreux aliments et nutriments. Elles est toutefois défaillante lorsque les saveurs naturelles sont altérées par la préparation culinaire.
Un apport équilibré des différents nutriments nécessaires au fonctionnement et à la régénérations des différents organes est la condition numéro un de la santé à long terme. À plus court terme, comme le montre l’expérience instincto, l’équilibre alimentaire agit directement sur les processus inflammatoires et infectieux. On comprend donc que l’allesthésie joue un rôle capital dans le bien-être et le devenir de l’organisme. A contrario, un fonctionnement altéré de la régulation alliesthésique compromet fondamentalement la santé.
La démonstration la plus frappante est fournie par l’obésité ou la surcharge pondérale : les animaux sauvages ont tous une ligne identique, déterminée par la génétique de leur espèce. Pas une rondeur anormale. Alors que les animaux domestiques ont une fâcheuse tendance au surpoids. Pourquoi ? Parce que la régulation alliesthésique fonctionne normalement chez les premiers, qui ne trouvent dans leur milieu que des aliments naturels, alors que les animaux domestiques « bénéficient » des aliments préparés que leurs donnent leurs maîtres, ou de préparations industrielles faites pour « stimuler » leur appétit, c’est-à-dire pour passer outre à la barrière alliesthésique.
Il y a donc un rapport fondamental entre l’instincto, seule forme d’alimentation garantissant le fonctionnement naturel des mécanismes alliesthésiques, et la santé, qu’il s’agisse de forme physique, de maintien de la santé, ou de guérison de maladies en rapport avec l’état général.
Mieux encore : la régulation alliesthésique est contrôlée de l’intérieur, elle peut tenir compte de processus en cours d’évolution avant que les symptômes ne soient apparus. Le rééquilibrage peut donc se réaliser beaucoup plus tôt.
L’instincto est ainsi une méthode de prévention révolutionnaire, en ce sens qu’elle permet de garantir les rééquilibrations appropriées avant l’apparition des maladies. Par exemple pour la grippe : la plage alimentaire et les quantités ingérées sont automatiquement modifiées avant l’apparition de fièvre ou de catarrhe, la médecine parle de « forme fruste ». Les symptômes classiques restent inapparents ou aisément supportables, la grippe aide l’organisme à « brûler » de vieilles toxines, ce qui équivaut à un rajeunissement ou une cure de vacances.
La prévention est connue pour être la meilleure des médecines. Paradoxalement, l’instincto n’est pas une médecine, mais elle est la meilleure des préventions pour toutes les maladies liées à l’alimentation. Cela n’exclut pas que d’autres facteurs, comme le mouvement, l’absence de stress, la joie de vivre, jouent eux aussi un rôle incontournable. Si tous ces facteurs sont réunis, l’organisme se trouve dans les conditions optimales pour rester en bonne santé aussi longtemps que sa génétique le lui permet.
Instincto et harmonisme
Nous pouvons donc nous poser plusieurs questions :
Quelle est la définition de l’harmonie fonctionnelle ?
Pour quelles raisons le fonctionnement des organismes est-il harmonieux ?
Nous avons là le choix entre deux explications : la théorie de l’évolution, qui explique par la sélection naturelle l’évolution des espèces vers une efficience optimale, dont l’harmonie fonctionnelle est la condition préalable. L’approche créationniste, attribuant au Créateur la perfection des êtres vivants.
Une définition plus prudente présenterait la santé comme l’absence de dégradation des processus vitaux.
Le Petit Robert donne pour harmonie la définition : Relations existant entre les parties d’un tout et qui font que ces parties concourent à un même effet d’ensemble.
La santé correspond donc à la bonne coopération entre les différents parties de l’organisme, leur permettant de réaliser un but commun, qui n’est autre que la vie. Elle présuppose qu’aucun organe ni aucune fonction ne présente une défaillance portant préjudice aux fonctions vitales, cela à long terme.
Le maintien de la vie présuppose
forme et santé