Instincto et Vitamines

Les vitamines ne sont devenues un problème dans l’histoire de l’alimentation qu’à partir du moment où l’art culinaire s’est imposé et la cuisson généralisée, ou encore avec les improvisations de l’industrie alimentaire. Chacun connaît les souffrances des marins privés de crudités et atteints de scorbut, ou le béribéri dû à la consommation répétitive de riz blanc.

Dans les conditions propres à l’alimentation naturelle, les vitamines sensibles à la chaleur ne sont pas détruites, et la régulation alliesthésique garantit leur apport en rendant attractifs les aliments qui les contiennent.

Une étude statistique réalisée sur de nombreuses personnes pratiquant l’instincto à long terme a montré que les choix effectués spontanément garantissent un apport largement suffisant de toutes les vitamines. Les doses de vitamines A, C et E sont de loin supérieures aux valeurs recommandées par l’OMS, ce qui explique les vertus désintoxicantes de l’alimentation naturelle : les propriétés antioxydantes de ces vitamines garantissent notamment l’élimination des radicaux libres. On les trouve principalement dans les légumes et les fruits.

Les vitamines du complexe B sont apportées par la viande, le foie, les légumes verts, les oléagineux. La vitamine B12 fait cependant exception : on ne la trouve que dans les protéines animales, le foie, les autres abats, la viande, les poissons, les coquillages et certaines algues marines. La capacité d’absorption de vitamine B12 est limitée, de sorte qu’un apport quotidien ou biquotidien est indispensable si l’on ne veut pas voir ses réserves diminuer. Les végétaliens se mettent en danger en supprimant toute protéine animale. Cette vitamine indispensable exige donc la présence régulière de protéines animales dans la palette alimentaire.

Il serait cependant défavorable de consommer trop régulièrement les mêmes protéines, la pénétration répétitive d’antigènes alimentaires pouvant perturber le système immunitaire. Il est donc nécessaire de varier systématiquement les sources de protéines : ne pas rester continuellement aux viandes de mammifère, mais alterner avec les différentes espèces de volailles, avec les différentes espèces de poissons (de préférence les poissons gras), les différentes espèces de coquillage, de crustacés ou autres fruits de mer.

Il est possible que nos ancêtres, tout comme les primates, trouvaient la dose de B12 dans les insectes qu’ils consommaient quotidiennement. Toute une gamme d’insectes sont en effet délicieux à l’état cru, leur rejet est une conséquence de l’art culinaire : la surcharge en protéines cuites a pour effet le rejet des sources de protéines les plus naturelles, avec lesquelles la négativation alliesthésique est la plus énergique.

En résumé, on peut dire que l’instincto pratiquée avec un choix suffisant et la souplesse qu’il faut pour trouver les aliments appropriés à l’état du corps dispense des soucis concernant les carences en vitamines inhérents à l’alimentation traditionnelle, cuite et assaisonnée.

Pratique

Afin de prévenir une carence en vitamines B12, on appliquera les règles suivantes :

  1. Consommer une protéine animale au moins tous les deux jours.
  2. Disposer d'un choix de protéines animales suffisant afin de trouver celle qui convient le mieux aux besoins du corps.
  3. Bien appliquer les règles du choix olfactif de manière à sélectionner les aliments les plus favorables.
  4. Se méfier des réactions de dégoût qui peuvent inutilement prolonger des blocages aux produits animaux.