Instincto et Maladies

Quel sont les rapports entre l’alimentation et les différentes maladies ?

La qualité de l’alimentation et de l’équilibre nutritionnel influencent l’état général, notamment le potentiel de défense naturel. L’état général et les défenses naturelles sont impliqués dans la résistance à toutes les maladies. On peut donc s’attendre à ce qu’une alimentation adaptée aux données génétiques de l’organisme et équilibrées par voie alliesthésique en fonction des besoins réels ait une influence positive dans la plupart des pathologies.

Ce sont évidemment les observations empiriques sur l’évolution des différentes maladies dans le contexte instincto qui permettent de confirmer ou d’infirmer ce raisonnement. On constate effectivement des résultats positifs, parfois spectaculaires, notamment dans les pathologies face auxquelles la médecine est désarmée ou ne propose que des soins palliatifs. L’effet positif de l’alimentation peut s’expliquer à plusieurs niveaux :

  1. Certaines maladies ont une cause directement alimentaire, comme certaines pathologies du tube digestif : il suffit dès lors de changer d’alimentation pour en modifier le cours. On rangera dans cette classe les dyspepsies, pyrosis (renvois acides), constipation, flatulences, etc. Les résultats s’observent le plus souvent en quelques jours.
  2. La plupart des maladies ou de leurs complications incluent des processus inflammatoires. Or, l’expérience montre que la tendance inflammatoire est directement en rapport avec les surcharges alimentaires. Une alimentation régulée par voie alliesthésique, en fonction des données internes de l’organisme, assure une normalisation rapide des processus inflammatoires et des douleurs qui leur sont généralement associées, le plus souvent en quelques jours, le temps d’évacuer le contenu intestinal.
  3. Les maladies cardiovasculaires proviennent de l’accumulation de plaques de graisse (athéromes) dans le système circulatoire, qui finissent par se détacher et venir boucher de petites artères comme les coronaires (qui alimentent le muscle cardiaque) ou des artèrioles cérébrales. Les régions du myocarde ou du cerveau qui ne sont plus alimentées en oxygène se nécrosent de manière souvent irréversible. Ces graisses anormales sont en rapport direct avec les apports de lipides de l’alimentation. L’expérience montre même que les athéromes sont en partie réversible, d’où les améliorations substantielles après passage à l’instincto, qui représente certainement la meilleure hygiène alimentaire.
  4. Les maladies autoimmunes sont elles aussi largement conditionnées par l’alimentation, vraisemblablement par les antigènes alimentaires (molécules incomplètement dégradées) qui franchissent la paroi de l’intestin. Pénétrant régulièrement dans le sang, ces molécules peuvent surstimuler le système immunitaire, de sorte qu’il attaque les cellules propres de l’organisme, provoquant inflammation et dégénérescence des organes. On observe sous instincto une lente convergence vers la normalisation de l’activité immunitaire et une régression souvent inespérée des symptômes.
  5. Le cancer est en rapport direct avec le système immunitaire, celui-ci n’effectuant plus la reconnaissance et la destruction normale des cellules étrangères. La pénétration régulière de certains antigènes alimentaires peut induire un état de « tolérance », tel que certaines cibles du système immunitaire sont mises entre parenthèses. Ceci explique les régressions de tumeurs malignes ou bénignes qu’on peut observer dans les mois qui suivent le changement d’alimentation.
  6. Les maladies infectieuses régressent très régulièrement et très rapidement avec la correction alimentaire. Ceci s’explique a priori par la normalisation du système immunitaire. Grâce à la réduction de la tendance inflammatoire, à la disparition des douleurs (dans les catarrhes, angines, abcès, furoncles, plaies infectées, etc.) permet de maintenir ces maladies dans les limites de ce que la médecine nomme la « forme fruste ». Les symptômes sont à peine apparents, ou disparaissent très rapidement (aussi vite ou plus vite qu’avec des antibiotiques), de sorte qu’on peut s’interroger sur la notion de pathologie et sur la fonction des germes dits pathogènes. La plupart des agents microbiens semblent même avoir des fonctions utiles, que la médecine n’a jusqu’ici fait qu’entrevoir. L’efficacité de l’instincto permet dans la grande majorité des cas d’éviter les traitements antibiotiques, dont on connaît les inconvénients.

Du point de vue théorique, l’instincto apporte deux éléments de raisonnement fondamentaux : elle permet d’une part de mettre en lumière la dérégulation nutritionnelle due au court-circuitage des mécanismes alliesthésiques par la préparation culinaire, dérégulation qui peut avoir de multiples conséquences, au niveau des carences, des surcharges, de la tendance inflammatoire, de la douleur, etc. D’autre part, elle ajoute à l’influence des facteurs pathogènes classiques l’effet des molécules dénaturées par l’artifice culinaire, ou apportées par des aliments étrangers à la palette alimentaire naturelle, qui peuvent ouvrir la voie aux désordres les plus divers : actions toxiques, allergènes, autoimmunes, dépression immunitaire, etc.

De manière générale, les diverses préparations culinaires provoquent un désordre moléculaire en modifiant de manière incontrôlable les structures biochimiques des substrats alimentaires. Il n’est dès lors pas étonnant que la pénétration quotidienne de ces désordres moléculaires induisent toutes sortes de désordres fonctionnels, débouchant sur l’immense panoplie des maladies dites de civilisation. Ces maladies se reconnaîtront en principe au fait qu’elles n’existent pas (sauf sous forme fruste) chez les espèces animales vivant dans leur biotope naturel, ni chez les êtres humains nourris selon les principes instincto, notamment depuis la petite enfance.