Instincto et Sommeil

On ne trouve ainsi aucun aliment excitant dans la palette alimentaire naturelle. La conséquence sur le sommeil est évidente : l’endormissement est nettement plus facile, le sommeil profond est plus réparateur, le sommeil paradoxal est moins troublé par des rêves désordonnés, etc.

En revanche, l’alimentation traditionnelle est riche en excitants divers, de sorte que le système nerveux est en permanence sous l’influence d’une excitation parasite qui fausse le seuil d’éveil. L’excitation anormale des neurones induit des automatismes mentaux, formes d’auto-excitation qui maintiennent dans la conscience des pensées, des émotions, des peurs inopportunes. On ne peut alors s’empêcher de ruminer, de s’inquiéter, de refaire des raisonnements etc., qui retardent ou inhibent les processus d’endormissement.

Il faut quelques jours ou semaines de pratique instincto, suivant le passé alimentaire, pour retrouver toutes les qualités du sommeil naturel. On constate parfois une résurgence des anciens troubles, sous l’effet des processus de détoxination, mais ce ne sont que des périodes courtes, liées à des phases de détoxination. En fait, les troubles occasionnels du sommeil permettent de reconnaître la présence dans les masses circulantes de molécules excitantes, en rapport avec le travail d’élimination des matières accumulées à partir des aliments traditionnnels.

Le temps d’endormissement normal avec l’alimentation traditionnelle est de 18 minutes de moyenne, il est beaucoup plus court dans le contexte instincto.

Critères du sommeil naturel :

En cas de stress, danger, menaces, incarcération, etc., le sommeil se trouve plus difficilement, l’esprit portant son attention sur des points cruciaux qui méritent d’être examinés. En pareils cas, il est préférable de ne pas s’obstiner à dormir, mais de rallumer une lumière modérée et de lire ou prendre des notes. Éventuellement s’occuper l’esprit avec un jeu de patience. Surtout ne pas essayer de manger tard le soir sous prétexte de favoriser le sommeil, l’effet serait exactement l’inverse. Il est tout au plus recommandé de tester la casse : quelques rondelles peuvent suffire à favoriser la détoxination des masses circulantes, sans pour autant solliciter le système digestif.

Un manque de sommeil se traduit toujours pas une baisse de l’appétit et du potentiel digestif. Mieux vaut alors ne pas chercher à maintenir les rations habituelles : les mécanismes alliesthésiques et les sensations de réplétion se chargent alors d’indiquer les quantités utiles et les types d’aliments appropriés. Il suffit de leur prêter attention, même si les choix et les limitations paraissent surprenants.

Il reste important de dormir dans les temps prévus par notre horloge biologique naturelle : le cycle circadien nous impose de dormir avant minuit. L’idéal est de se coucher dès que l’on ressent la première envie de dormir. Si l’on a pris de mauvaises habitudes, par exemple sous l’effet de l’éclairage électrique, on peut s’habituer à ce coucher de plus en plus tard, le meilleur remède consiste à manger plus tôt le soir (finir le repas avant 19 ou 20 heures), et lire ou veiller à la bougie, ou avec un éclairage minimal, de manière ne pas stimuler le système d’éveil. Éteindre la lumière dès que les paupières tendent à se fermer, en ayant pris soin de régler le réveil assez tôt le lendemain matin, en se donnant 6 à 8 heures de sommeil. L’éveil plus précoce garantira l’endormissement le lendemain soir à la même heure.