Surpoids, obésité et Cie…

La grande question, c’est de savoir s’il est naturel de mettre des graisses à toutes les entournures ou non. Et, subsidiairement, de savoir si cet enrobage provient de la seule surcharge calorique, comme l’enseigne la diététique, ou de l’absorption de substances impropres à la métabolisation. En d’autres termes : le problème est-il quantitatif, ou qualitatif ?
Comme il n’est pas aisé de suivre à la trace les différentes molécules ingérées, c’est une fois de plus l’expérience empirique qui permettra de trancher.
Que se passe-t-il avec les animaux domestiques, comme les chiens, les chats, les cochons ? Lorsqu’on leur donne des aliments cuisinés, par exemple des restes de table, on les voit grossir de façon spectaculaire, et rejoindre rapidement le niveau de surpoids de leurs maîtres.
J’ai fait dans les années soixante l’expérience suivante : dans une cage de souris blanches, j’ai donné chaque jour les restes de table de la voisine d’en dessous. Elle me les apportait tous les soirs, et s’arrêtait un instant pour admirer la bonne forme des souris.
Mais voilà qu’au bout de quelques semaines, les souris avaient pour certaines grossi au point de ressembler plus à des omelettes étalées sur le fond de la cage qu’à des muridés dignes de ce nom.
La mère de la voisine d’en dessous était elle aussi atteinte d’obésité au point de ne plus pouvoir se traîner. La comparaison était trop flagrante, la voisine décida du coup d’interrompre l’expérience.
Pas de spécimens plus gras que les autres au milieu d’une harde de cerfs, ni d’individus obèses pour ralentir une meute de loups. Toutes les marmottes, à l’entrée de l’hiver, se parent du même embonpoint. Toujours est-il que les animaux dans la nature présentent une grande régularité des formes entre les différents individus, alors que les animaux domestiques, dont l’homme lui-même, affichent une variabilité plutôt inquiétante. L’homo sapiens serait-il doté d’une plus grande diversité en stockage de calories, comme c’est le cas pour ses capacités de langage ou ses productions artistiques ?
D’autant plus que l’on sait grâce aux statistiques que l’obésité est un facteur favorisant des maladies cardiovasculaires et de nombreuses pathologies liées au mode de vie moderne.
Une formule mathématique permet d’évaluer l’équilibre staturo-pondéral, c’est-à-dire le rapport entre le poids et la taille. L’indice de masse corporelle, puisqu’il faut l’appeler par son nom, se calcule en divisant le poids en kilogrammes par la taille en mètres élevée au carré : IMC = P(kg) / T(m)²
Par exemple, une personne pesant 60 kg pour une taille de 1m70 présente un IMC de : 60 / 1,7² = 60 / 2,89 = 20,76 kg/m²
Cette valeur se situe parfaitement dans les normes. L’IMC peut donc nous donner une représentation des effets de l’alimentation sur la ligne, soit d’une alimentation dite normale, soit d’une alimentation instincto, qui n’est autre que l’alimentation normale au sens de la nature.
L’indice de masse corporelle comme indicateur
L’IMC, ou Indice de Masse Corporelle, est un bon indicateur de l’équilibre staturo-pondéral. Il se calcule en prenant le quotient du poids en kilogrammes par le carré de la taille en mètres. Si vous pesez par exemple 60 kg pour une taille de 1m70, votre IMC est égal à : 60/1,7² = 60/2,89 = 20,76 kg/m² Cette valeur serait parfaitement dans les normes. L’IMC constitue donc un indicateur permettant d’apprécier les effets d’une alimentation donnée sur l’équilibre staturo-pondéral.
Voici donc les résultats d’une petite étude portant sur une quarantaine de cas d’instinctos au long cours et publiée dans le fil “Instinctothérapie : fumisterie ou trait de génie ?” sur le forum du site de l’Observatoire zététique.
J’ai enfin quelques chiffres à vous soumettre. J’ai demandé à l’un de mes anciens collaborateurs de rééditer le protocole que nous avions suivi dans la première période, cette fois sur toutes les personnes qu’il lui a été possible d’atteindre pratiquant l’instinctonutrition en France depuis plus de cinq ans afin de calculer leur Indice de Masse Corporelle (IMC, ou BMI).
L’IMC donne pour mesure de l’équilibre staturo-pondéral le quotient de la masse du corps en kg par le carré de la taille en mètres.
Il est un bon indicateur du fonctionnement métabolique et de l’équilibre nutritionnel à long terme, toute carence conduisant à des troubles s’exprimant le plus souvent par un déficit pondéral, alors que l’excès calorique favorise le surpoids voire l’obésité.
L’IMC est réparti par l’OMS en plusieurs catégories correspondant aux différents niveaux de corpulence: sous-poids, poids sain, surpoids, and trois classes d’obésité.
Hypothèses
Nos hypothèses sont les suivantes:
- L’instinctonutrition n’aurait pas d’influence sur l’équilibre staturo-pondéral, de sorte que les valeurs moyennes et les écarts-types devraient être les mêmes.
- La transformation des propriétés organoleptiques des aliments ne modifierait pas l’équilibration alimentaire.
- Les modifications biochimiques des nutriments et molécules complexes ne provoqueraient pas de déséquilibre pondéral.
Notre protocole comprenait les étapes suivantes :
- rechercher une quarantaine de personnes pratiquant l’instinctonutrition depuis au moins 5 ans.
- enregistrer leur âge, la durée de pratique, le poids et la taille (le sexe n’a pas été pris en compte dans cette étude car il n’a pas d’influence significative sur l’IMC).
- calculer l’IMC de chaque sujet.
- calculer la moyenne des IMC.
- calculer l’écart-type des valeurs individuelles.
- comparer la moyenne obtenue à celle d’une population générale constituant le groupe de contrôle1.
- comparer l’écart-type obtenu à l’écart-type dans la population générale.
- interpréter les résultats en fonction de l’hypothèse de départ.
- interpréter les résultats en fonction des hypothèses secondaires.
- formuler des hypothèses alternatives.
Résultats
La corpulence considérée comme normale correspond à un IMC compris entre 18,5 et 25 kg/m². La moyenne des IMC sous instinctonutrition est de 20,98 kg/m², soit légèrement plus basse que la médiane théorique : (18,5 + 25) / 2 = 21,75 kg/m² Mais elle est nettement plus basse que la moyenne effective mesurée sous alimentation traditionnelle qui est de 25 kg/m².
| Repère | Durée de pratique | Âge | Poids | Taille | IMC |
|---|---|---|---|---|---|
| 25 | 5 | 61 | 61,0 | 1,77 | 19,47 |
| 27 | 17 | 58 | 48,6 | 1,61 | 18,75 |
| 48 | 17 | 25 | 63,0 | 1,73 | 21,05 |
| 26 | 21 | 64 | 63,0 | 1,74 | 20,81 |
| 24 | 23 | 59 | 60,5 | 1,80 | 18,67 |
| 9 | 25 | 42 | 62,0 | 1,72 | 20,96 |
| 7 | 45 | 75 | 64,0 | 1,75 | 20,90 |
| 6 | 45 | 47 | 67,0 | 1,75 | 21,88 |
| 1 | 36 | 36 | 55,0 | 1,67 | 19,72 |
| 4 | 35 | 35 | 64,0 | 1,74 | 21,14 |
| 20 | 26 | 75 | 62,0 | 1,61 | 23,92 |
| 2 | 23 | 51 | 68,6 | 1,78 | 21,65 |
| 10 | 44 | 68 | 73,5 | 1,74 | 24,28 |
| 12 | 24 | 24 | 57,0 | 1,65 | 20,94 |
| 14 | 30 | 56 | 55,0 | 1,68 | 19,49 |
| 44 | 13 | 30 | 79,5 | 1,95 | 20,91 |
| 11 | 22 | 63 | 58,5 | 1,76 | 18,89 |
| 3 (pas d’oeufs) | 25 | 54 | 54,0 | 1,68 | 19,13 |
| 39 | 23 | 47 | 60,0 | 1,76 | 19,37 |
| 23 | 23 | 39 | 55,0 | 1,68 | 19,49 |
| 47 | 10 | 28 | 58,0 | 1,68 | 20,55 |
| 18 | 16 | 51 | 56,0 | 1,66 | 20,32 |
| 30 | 22 | 50 | 78,0 | 1,85 | 22,79 |
| 31 | 22 | 48 | 62,0 | 1,72 | 20,96 |
| 32 | 21 | 22 | 59,0 | 1,68 | 20,90 |
| 33 | 22 | 22 | 81,0 | 1,87 | 23,16 |
| 35 | 20 | 20 | 79,0 | 1,83 | 23,59 |
| 36 | 18 | 18 | 59,0 | 1,73 | 19,71 |
| 21 | 14 | 58 | 61,0 | 1,61 | 23,53 |
| 45 | 10 | 24 | 56,0 | 1,62 | 21,34 |
| 40 | 25 | 61 | 62,0 | 1,64 | 23,05 |
| 50 | 8 | 24 | 69,0 | 1,80 | 21,30 |
| 8 | 27 | 55 | 70,0 | 1,76 | 22,60 |
| 46 | 23 | 27 | 63,5 | 1,72 | 21,46 |
| 17 | 24 | 48 | 64,5 | 1,78 | 20,36 |
| 43 | 24 | 24 | 54,0 | 1,60 | 21,09 |
| 49 | 9,5 | 21 | 58,0 | 1,69 | 20,31 |
| 42 | 17 | 37 | 65,0 | 1,79 | 20,29 |
| 41 | 23 | 42 | 70,0 | 1,78 | 22,09 |
| 28 | 20 | 54 | 62,0 | 1,75 | 20,24 |
| 19 | 18 | 37 | 55,0 | 1,72 | 18,59 |
| 51 | 11 | 34 | 54,6 | 1,55 | 22,73 |
| 15 | 23 | 49 | 48,5 | 1,57 | 19,68 |
| Nombre | 43 | ||||
| MOYENNE | 22,08 | 43,33 | 62,24 | 1,72 | 20,98 |
| ÉCART-TYPE | 9,01 | 16,14 | 7,75 | 0,08 | 1,50 |
| Erreur standard | 1,37 | 2,46 | 1,18 | 0,01 | 0,23 |
La moyenne de la population sous alimentation traditionnelle est de 25 kg/m² (c’est-à-dire qu’une grande partie de la population est touchée par le surpoids ou par l’obésité).
La dispersion correspond à un écart-type de 4 kg/m². Il existe donc une grande disparité entre les différents individus. Sous instinctonutrition, la moyenne obtenue est de 20,98 kg/m² et l’écart-type de 1,5 kg/m². La moyenne se situe donc à une valeur intermédiaire entre les limites considérées comme normales : (18,5 + 25) / 2 = 21,75 kg/m² L’écart-type environ trois fois moindre (1,5 au lieu de 4) témoigne d’une remarquable régularité d’un individu à l’autre.
Cette différence importante de dispersion signifie que les valeurs individuelles sont beaucoup plus regroupées autour de la moyenne sous instinctonutrition. Dans la population générale, l’écart-type plus élevé traduit au contraire une variabilité beaucoup plus importante de l’équilibre staturo-pondéral.
Un test de t non apparié sur l’IMC des deux populations montre qu’ils sont statistiquement très significativement différents : t = -6.594, df = 541493, p < 0.001
Discussion
La moyenne des IMC dans la population sous alimentation traditionnelle est de 25 kg/m², soit égale à la borne supérieure de la corpulence normale. Cela traduit bien le fait qu’une grande partie de la population est touchée par le surpoids ou par l’obésité. L’écart-type de 4 kg/m² correspond à une distribution s’étalant jusque dans les zones supérieures de l’excédent de poids. En revanche, la moyenne de 20,98 kg/m² obtenue sous instinctonutrition est proche de la moyenne entre les bornes supérieure et inférieure de la corpulence normale.
La distribution des sujets peut donc s’inscrire entre les deux extrêmes. L’écart-type de 1,5 kg/m² montre en effet que la grande majorité des sujets pourra se situer dans la plage de corpulence normale. Les écarts-types respectifs de 1,5 et 4 kg/m² sont dans un rapport proche de 1 à 3.
Associée à une moyenne d’IMC proche du centre de la zone normale, cette faible dispersion témoigne d’une régulation staturo-pondérale plus régulière sous instinctonutrition.
Elle peut s’interpréter comme le signe d’un métabolisme moins perturbé, tandis que la dispersion observée sous alimentation traditionnelle pourrait refléter l’effet des transformations culinaires sur l’équilibre nutritionnel. Ces résultats plaident en faveur de l’hypothèse d’une moins bonne adaptation de l’homme moderne à une alimentation transformée par l’art culinaire et l’industrie alimentaire.
En cause aussi bien l’échec des mécanismes alliesthésiques que celui des mécanismes biochimiques. On peut engraisser pour deux raisons : soit un excès de calories et le stockage inéluctable ; soit l’accumulation de molécules anormales jouant la trignolette à nos enzymes trop peu gloutons. L’art culinaire pousse à manger trop et, cerise empoisonnée sur le gâteau, nous fait avaler des substrats dénaturés : il gagne sur les deux tableaux.
Surpoids : pourquoi {surpoids-pourquoi}
L’observation des animaux sauvages montre une grande régularité des formes entre les différents individus, alors que les animaux domestiques présentent une variabilité plutôt inquiétante. Cette différence pourrait s’expliquer non seulement par une sélection naturelle plus importante, mais également par la nature de l’alimentation reçue. En d’autres termes, une alimentation proche de l’alimentation originelle pourrait être en mesure d’assurer chez l’être humain une régularité staturo-pondérale comparable à celle observée chez les animaux sauvages.
Inversement, les disparités pondérales importantes observées chez l’homme moderne et chez les animaux domestiques pourraient être liées aux transformations alimentaires imposées par l’art culinaire.
Le renoncement aux transformations artificielles des aliments pourrait ainsi constituer un facteur essentiel dans la régulation naturelle du poids.
Même en Occident, le surpoids était depuis longtemps un signe de santé, ou de statut social : un politicien longiligne était moins respectable qu’un politicien bedonnant. Le second mangeait plus, donc il gagnait plus, donc il était meilleur. Les références se sont inversées dans la deuxième moitié du siècle : la ligne svelte s’est faite critère de beauté, le pèse tout le monde une obsession. Au point que les nus des peintres classiques nous choquent l’oeil au lieu de l’aguicher par leurs formes généreuses.
Face à toutes ces tergiversations pondérophiles et pondérophobes, l’instincto fournit une réponse qui a le mérite d’être empirique, donc sûre : sans artifices culinaires, le surpoids n’existe pas, sauf rares dérèglements hormonaux.
Évolution du poids sous instinctonutrition
Un autre élément essentiel du point de vue pratique est de déterminer dans quelle mesure et en combien de temps la pratique de l’instinctothérapie permet de rétablir un IMC normal.
La normalisation obtenue est-elle stable ou faut-il craindre un effet yoyo comme avec les régimes amaigrissants classiques ? Les expériences faites sur l’obésité ont montré une réduction de plus de 500 g par jour, sans aucune limitation des rations alimentaires. Les candidats obèses, même lorsque toutes les méthodes ont échoué, perdent ainsi facilement 500 g par jour, sans se sentir particulièrement éprouvés, passant par exemple de 150 kg à 80 kg en six mois — rien qu’en supprimant la cuisine, et en mangeant autant qu’ils veulent de tout ce dont ils ont envie, donc sans frustration physiologique. La courbe de poids peut toutefois passer par des paliers, comme si l’organisme avait besoin de périodes de stabilisation avant de poursuivre l’élimination des matières accumulées.
La rechute dans la popote traditionnelle ressuscite le plus souvent les démons boulimiques, ce qui se paie sur la balance : regrettable, mais confirme que l’alimentation « normale » est la cause majeure de l’obésité. Pour ceux qui ne veulent pas naturaliser leur assiette ad vitam aeternam, une cure instincto de quelques semaines peut avoir l’avantage, outre un énergique coup de balai aux kilos superflus, de réactiver l’alliesthésie gustative et les signes de réplétion. Pour le moins, de réveiller l’attention qu’on y porte. Ainsi l’obèse allégé qui retourne à ses anciennes amours reconnaît mieux les signaux que lui envoie son corps, et bénéficie d’une certaine protection contre les tentations gloutonnes — à condition de ne pas avoir passé les semaines de vaches maigres à braquer en fantasme toutes les pâtisseries-boulangeries.
L’inverse est également vrai : les personnes atteintes de dénutrition grave, par exemple après des années de végétalisme, ont pu reprendre un poids satisfaisant, passant par exemple de 31 kg à 50 kg en quelques mois. Ces résultats ne seraient toutefois pas possibles lorsque les sujets refusent les protéines animales.
L’ensemble de ces observations est cohérent avec l’hypothèse que l’homme moderne demeure adapté génétiquement à une alimentation originelle. L’art culinaire pourrait ainsi contribuer aux disparités pondérales observées chez l’être humain et chez les animaux domestiques nourris avec des aliments transformés. À l’inverse, une alimentation non dénaturée pourrait favoriser une régularité staturo-pondérale comparable à celle observée dans la nature.
Conclusion
- Les résultats de cette étude semblent montrer que l’instinctonutrition est en mesure d’assurer un IMC moyen situé dans la zone considérée comme normale.
- Ils font également apparaître que la population générale se situe à la limite du surpoids, probablement sous l’effet des caractéristiques de l’alimentation traditionnelle.
- La faible dispersion observée sous instinctonutrition laisse penser que la régulation nutritionnelle spontanée caractéristique de cette pratique évite aussi bien les carences que les surcharges.
- La différence entre les IMC mesurés en présence ou en absence d’artifices culinaires est statistiquement très significative et témoigne d’un impact majeur possible de ces derniers sur l’équilibre biologique.
- La régulation pondérale s’avérant différente entre les deux populations, les causes devraient être recherchées dans les différences organoleptiques et/ou biochimiques entre aliments primitifs et aliments transformés.
- Le surpoids et l’obésité favorisant les maladies cardiovasculaires et certaines pathologies chroniques, il semble qu’une hygiène alimentaire de type paléolithique et une meilleure écoute des mécanismes naturels de régulation pourraient constituer un facteur important de prévention.
En définitive, le tsunami d’obésité qui ravage la planète pourrait être l’occasion pour chacun de se poser quelques questions fondamentales sur l’alimentation humaine. Plus que la campagne gouvernementale des cinq fruits et légumes par jour, ce sont des millénaires d’addiction aux péchés de la chère (e-grave-r-e), qui mériteraient de passer sur le gril…
Body-mass index and cause-specific mortality in 900 000 adults: Collaborative analyses of 57 prospective studies. The Lancet. 2009;373:1083–96. https://doi.org/10.1016/s0140-6736(09)60318-4. ↩︎