3 raisons de repenser la morale
- Parce que la morale est l’héritière de périodes obscurantistes et ne correspond pas nécessairement aux aspirations profondes de l’individu et de la société.
- Parce que les sources de la morale n’ont jamais été claires, alors que sa confrontation avec la notion de programmation génétique peut aider à déchiffrer ses origines, ses avatars et ses conséquences.
- Parce que les interdits sexuels provoquent des frustrations et des souffrances qui sont à l’origine de bien des souffrances dans notre société, notamment de la névrose endémique.
La morale a été de tout temps un sujet de controverse et le prétexte à la discrimination, voire à l’extermination de certaines classes d’individus. Encore aujourd’hui, certains pays condamnent l’homosexualité alors qu’elle a droit de cité dans d’autres. La pédophilie fait des ravages dans le monde entier, sous forme d’incestes précoces, de tourisme sexuel, d’agressions et de viols de mineurs, elle est sévèrement sanctionnée alors qu’elle était courante jusqu’au dix-huitième siècle. La pornographie est plus répandue que jamais, le taux de criminels sexuels est en constante augmentation dans les prisons. Le sacrement du mariage est tombé en désuétude, le règne de la famille nucléaire fait place à celui de la famille recomposée, l’adultère est toléré alors qu’il était pénalisé il y a encore peu…
Il serait donc illusoire de considérer la morale comme une valeur absolue visant au bien des individus. Toute recherche objective concernant l’amour et la sexualité se doit d’être indépendante du système de valeurs traditionnel. L’enjeu est alors de définir une morale naturelle, conforme aux données génétiques de la sexualité humaine, susceptible de protéger sans nuire et de faire l’unanimité.
Seule la compréhension de la fonction naturelle de la sexualité non reproductionnelle permettra de réviser la morale en accord avec les exigences de notre programmation génétique.